La dame blanche

La dame blanche du Père Lachaise

« …je vis soudain une grande jeune femme brune, aux longs cheveux d’un noir de jais, vêtue d’une longue robe blanche et tenant dans sa main droite une rose noire »

Paris, juillet 2004

Il y a quelques années de cela (environ 14 ans) je suis allé au cimetière du Père Lachaise, vers les midi.Je travaillais alors et n’avait que peu de temps, pendant la pause du déjeuner, pour trouver le mur des fédérés. Or, n’étant jamais venu dans ce cimetière (qui est grand), le temps passait et, n’ayant pas de plan, je n’ai pas été jusqu’au fameux mur ce jour là. Mais, en revenant (sans jeu de mot), alors que je me trouvais près d’un curieux monument représentant un homme allongé, sur le dos, tenant dans ses mains un visage de femme (le tout en bronze), alors que je regardai devant moi, il faisait grand soleil, je vis soudain une grande jeune femme brune, aux longs cheveux d’un noir de jais, vêtue d’une longue robe blanche et tenant dans sa main droite(?) une rose…….noire, rose haut perchée sur une longue tige. Elle semblait se diriger en direction de l’entrée principale (située, de mémoire, à environ 400m.). Sur l’instant, je n’en ai rien pensé, on m’avait dit qu’il y avait pas mal d’originaux dans ce cimetière. Plus tard, j’y ai repensé et un détail m’est revenu : cette femme, dont je n’ai jamais vu les pieds à cause des tombes qui se trouvaient entre elle et moi(en plus je me trouvais légèrement en contrebas), semblait avancer comme sur des roulettes, peut-être est-ce là ce qu’on appelle une démarche aérienne? J’en ai parlé à mon épouse mais plus jamais je n’ai revu cette femme, si curieusement habillée (une sorte d’aube de mousseline)et qui regardait droit devant elle. Bien plus tard, j’ai entendu parler de la « Dame du Père Lachaise » mais je n’ai pu en savoir plus.Pourriez vous m’éclairer sur cette anecdote ?

Un article paru dans l’express du mois de juin 2004

Les nuages noirs, percés comme des passoires, jettent de l’eau glacée sur le Père-Lachaise. Il fait nuit en plein jour. Pardessus noir corbeau et faces blêmes, un couple de «gothiques» en goguette rêve son spleen crépusculaire, posé en haut d’une volée de marches. Ici, les tombes chuchotent mille secrets bizarres. Celle de Victor Noir, en tête. Le gisant verdâtre de ce jeune journaliste qui officiait sous la IIIe République est victime des assauts d’un défilé de jeunes filles – et d’hommes? – ravies de la protubérance de son entrejambe, gage de fertilité, dit-on. Les fortes marques d’usure ne mentent pas.

Drôles de gus, les locataires de ce cimetière. A la limite du fréquentable. Comme ce Robertson, décédé en 1837, qui se livrait à des expériences de «fantasmagorie et d’aéronautique». C’est le titre exact qui est sculpté sur sa stèle, à côté de crânes humains et de l’envol d’un aérostat. Aussi réjouissant que le fantôme de Mme Raspail qui se meurt d’amour sous les barreaux de la prison qui retiennent son mari. Un fait historique autant qu’un cauchemar magnifique, œuvre du sculpteur Etex. Un vol de corbeaux croassant gravement rase la pointe des stèles. Côté spirite, on n’a que l’embarras du choix. Le patron de cette «science» des esprits, Allan Kardec (1804-1869), est enterré là, sous son buste doré. Les fans lui touchent le nez. Et restent des heures «en contact» avec lui. Quand ils sont partis, Kardec a tout loisir de converser avec Mlle Lenormand, allongée non loin, dans un lit fleuri de frais. Une sorte d’Elizabeth Teissier du premier Empire. En 2004, le public y va encore de sa rose rouge et de sa requête. Plus étrange, la tombe de Sintzheim, rabbin et délégué à la Constituante, qui accueille en son cœur un arbre centenaire. L’arbre a poussé un jour, pile sur les restes du bonhomme, et s’est tendu vers le ciel. Du monde entier, on vient lui demander des miracles. Cette partie juive du cimetière, effacée des archives sous Vichy, est peu connue du grand public. D’où un petit aspect fouillis et silencieux. Reposant ou inquiétant, selon le réglage de votre trouillomètre. Impossible de ne pas signaler deux autres «spots» de l’étrange, au sommet de la colline. Une enfilade de tombes d’adorateurs du Dieu Mazda (comme la pile, oui), culte du soleil célébré en Inde et en Iran. Et, pas loin, le temple de Marie-Elisabeth Demidoff, une aristocrate russe, meringue au mauvais goût néo-antique (le temple, pas l’aristocrate), sur lequel flotte une excitante légende: celui qui parviendra à s’y laisser enfermer héritera de la fortune familiale. Ce qui éclaire d’un jour nouveau l’histoire de ce visiteur qui a failli se faire happer par une tombe, l’an dernier – la stèle sur laquelle il avait posé le pied aurait cédé. Tout près de chez la Demidoff.

La légende du pendu de Commercy et de sa dame blanche

Dans le journal du dimanche matin un accident de voiture y était déclaré ayant survenu pas loin de la maison du pendu on y retrouva aussi une colombe semblable à la notre morte par strangulation.

La légende du pendu de Commercy et de sa dame blanche remonte au moins au 18ème siècle. On raconte depuis cette époque que dans la grande maison pas loin de la forêt (appelée plus communément « la maison du pendu ») un homme vivait avec sa femme cupide égoïste qui n’avait dieu que pour ses précieuses colombes qu’elle enfermait dans une cage! Cette femme était si désagréable avec son fidèle époux si bien qu’un soir une violente dispute éclata et se fit entendre jusqu’au oreilles des habitants de la petite ville de Commercy! Le matin suivant, le curé de la ville, informé de cette histoire par ses fidèles paroissiens, alla voir ce couple qui paraissait avoir de sérieuses difficultés conjugales. C’est alors que tapant à la porte puis appelant par leur nom respectifs le couple et n’ayant aucune réponse, le curé décida d’entrer dans la maison.C’est alors que dans le grenier il vit l’homme pendu à une corde et frottant avec son pied la paille sèche au sol!Le curé alors horrifié par cet acte diabolique chercha la femme de cet homme pendu puis entra dans sa chambre où il vit une cage vide au pied du lit et une fenêtre grande ouverte. Des mois et des années plus tard on ne retrouva pas cette femme ni son corps! On raconte que le « pendu » se serait suicidé l’instant après la fameuse dispute. Sa femme choquée et meurtrie par cet acte aurait ouvert par accident trop longtemps la « cage aux colombes » afin de leurs donner à manger.C’est alors que celle ci se retrouvant alors seule au monde aurait voulu suivre ses êtres chers et sautée par la fenêtre : on l’appelle maintenant la dame blanche on dit qu’on peut la voir au croisement de la route près de chez elle menant pour un chemin à la forêt et pour l’autre à sa maison au mois de novembre où le brouillard y est fort , un soir de pleine lune vers minuit volant et errant vêtue de blanc avec ses colombes.

Voilà la légende. C’est pour cela que ayant la tête sur les épaules je n’ai pas pu croire a cette histoire. Mais un soir rentrant par la forêt d’un village voisin mon père roulant le moins vite possible à cause du brouillard fut soudainement ébloui par une lumière blanche se dirigent vers nous. Il s’arrêta alors au carrefour pas loin de le maison du pendu, là; gisait sur le sol un oiseau blanc en train de succombait. Mon père l’emmena par la suite chez nous où ma mère lui apporta de petits soins.Le matin suivant, l’oiseau n’était plus là alors que fenêtre et porte étaient fermées. Dans le journal du dimanche matin un accident de voiture y était déclaré ayant survenu pas loin de la maison du pendu on y retrouva aussi une colombe semblable à la notre morte par strangulation. Depuis, pratiquement toute les nuits d’hiver je vois des colombes autour d’un puits lugubre ! Pourquoi j’en sait rien ? Pouvez vous m’aider?

Sur la route du Canet

Sur le bas coté de la route je suis attiré par une lueur ,et je vois une dame habillée d’une grande robe blanche style chemise de nuit, dont la lumière provenait de l’intérieur de son corps, assise sur une balançoire accroché a un arbre, de la main gauche elle tenait la corde a sa gauche tandis que la droite était tendue vers ma direction.
C’était au mois de juillet, un vendredi, mais je ne me souvient plus de l’année exacte 1985 86 ou 87.
J’étais sorti avec un copain boire un verre sur la côte, à Canet en Roussillon exactement comme on le faisait souvent en semaine , mes parents étaient parti en vacance et j’étais resté car je bossé tout l’été (pour info on a bu un jus d’orange et rien de plus nous n’étions pas fumeur non plus). Vers 1h00 du matin on décide de rentrer car je travaillais le lendemain. Tout vas pour le mieux du monde ,on discutait, et c’était moi qui conduisais. Et c’est la que tout a commencé.

Sur le bas coté de la route je suis attiré par une lueur, et je vois une dame habillée d’une grande robe blanche style chemise de nuit, cheveux longs, dont la lumière provenait de l’intérieur de son corps ,assise sur une balançoire accroché a un arbre,de la main gauche elle tenait la corde a sa gauche tandis que la droite était tendu vers ma direction. Petite précision la balançoire était immobile .Inutile de vous dire que j’ai été pris de panique et je ne sais pour quelle raison je n’arrivais plus a respirer et je me suis mis à accélérer. Mon copain regardant dans ma direction affolé n’as rien pu voir.Il voulait absolument que l’on y retourne mais pour moi c’était hors de question. C’était beaucoup trop différent de ce que l’on a l’habitude de voir au quotidien. La seule chose qu’il a pu faire c’est de me donner des gouttes d’un calment pour que je puisse rentrer chez moi. Je n’ai pratiquement pas fermer l’œil de la nuit, disons qu’après c’est psychologique, le moindre bruit est largement amplifié par mon cerveau et en plus j’étais tout seul a la maison.

Je raconte rarement cette histoire, trop peur d’être pris pour un fou ,mais je sais moi que cela était bien réel.
Merci de me faire partager des histoires qui vous serait arrivé similaires. Merci d’avance.

La dame blanche et la statue du Lycée de Zillisheim (Haut-Rhin)

Effectivement une statue de sainte était devant le collège, j ai tout de suite reconnu la femme que nous avons tous vu. Cela s est passé vers l ‘age de 17 ans, nous étions 4 copains en scooter et nous dirigions au lycée épiscopal de Zillisheim ( Haut-Rhin ). C’était un soir d’été, je ne me rappel plus de l heure mais il n y avait aucun mauvais temps et encore moins de raison d y avoir du brouillard. Quand au loin nous avons aperçu du brouillard se former et une lumière blanche apparaitre au loin. Nous nous sommes arrêtés car cela était d’une étrangeté que nous ne pouvions plus continuer à rouler. Cette lumière se fit de plus en plus importante et nous avons pu distinguer au loin, une femme au milieu de ce brouillard. Plus la lumière fut importante, plus l’ on pouvait distinguer cette femme, la lumière formait son corps et l on distinguait une longue robe blanche, elle était tout en lumière. Nous distinguions ses bras, son visage mais pas ses pieds, elle reposait à quelques centimètres du sol et de ce fait nous étions complétement incertain de notre vision. Elle nous regardait et nous n étions attirés plus que par elle, son visage était difficile a percevoir car nous étions tout de même assez loin. Je ne pourrai préciser la durée de cette apparition car toute forme de temps avait disparut. Cela nous calmait à un point que nous étions tous ébahi. La lumière et donc cette femme disparu sans que nous nous en rendions vraiment compte. Cela s’est fait naturellement ainsi que la disparition du brouillard.

Quand nous avons rallumé nos moteurs et sommes aller au niveau de notre apparition, il n’ y avait avait aucun signe, rien du tout, pas une trace. Depuis ce temps, cette femme est dans mon esprit et jamais je ne l oublie.

Dans ma vingtième année, je me suis mis a faire des séances de kinésiologie, avec quelqu’un qui était vraiment évolué d un point de vue spiritualité. En discutant avec mon amie il s’est avéré que cette femme était bien une apparition, une sainte qui était la pour nous protéger d’ un accident. Me demandant si une statue d’ une religieuse était devant le collège épiscopal, j y suis retourne quelques années après. Effectivement une statue de sainte était devant le collège, j ai tout de suite reconnu la femme que nous avons tous vu. N’arrivant pas à lire son nom, je suis aller voir le prêtre du collège pour savoir qui était cette femme. Il s’est avéré que c’était la vierge Marie.

Depuis cette apparition, je vois la vie tout a fait autrement et me suis ouvert sur la voie spirituelle.

NDE négative, vision de l’enfer ou expiation d’une faute imaginaire ?

NDE négative

Une NDE négative est effrayante, voire même angoissante et par conséquent elle n’est agréable ni pour celui qui l’a vécue et la relate, ni pour celui qui l’étudie, ni pour celui qui en prend connaissance.

On peut estimer que les NDE infernales demeurent des phénomènes marginaux. Kenneth Ring et Peter Fenwic ont estimé à 5% le nombre de NDE négatives (1999). Pourtant ces NDE négatives existent indéniablement et même si elles sont statistiquement peu significatives.

Pourquoi y a-t-il si peu de récits d’expériences négatives ? Différents chercheurs ont émis l’hypothèse que les gens avaient d’autant plus peur d’en parler que les recherches avaient mis à jour des milliers de récits positifs. Peut-être craignent-ils de susciter des moqueries, étant donné ce qu’elle paraît sous-entendre à leur sujet. Mais il se peut que ces récits soient peu nombreux tout simplement parce que l’expérience négative est rare.

Ces expériences sont souvent teintées de connotations religieuses telle que la vision de l’enfer illustrée par la rencontre avec une foule de gens croupissant dans un endroit laid, sale et sombre, plongé dans une chaleur insupportable. Ces personnes tendent leur bras dans une supplication vaine pour obtenir un verre d’eau illusoire, condamnées à souffrir mille morts jusqu’à la fin de l’éternité.

Rawlings, le découvreur

Rawlings découvrit ce type d’expérience de la mort temporaire en tenant de réanimer un de ses patients victime d’un arrêt cardiaque : celui-ci ne cessait de crier de colère qu’il était en enfer. Le cardiologue rassembla par la suite de nombreux exemples de mort imminente infernale. Ainsi, l’une des personnes interrogées, qui avait connu ce type d’expérience à l’issue d’une crise cardiaque, fit le récit suivant :

Je me souviens que : Je n’arrivais pas à reprendre ma respiration, puis j’ai dû perdre connaissance. Ensuite, j’ai vu que je sortais de mon corps. Ce dont Je me souviens, c’est que je suis entrée dans une pièce lugubre où j’ai vu dans une des fenêtres un énorme géant au visage grotesque qui me fixait du regard. Il y avait des petits lutins ou des elfes qui couraient sur le rebord et qui semblaient être avec le géant. Celui-ci me fit signe de venir avec lui. Je ne voulais pas y aller, mais je ne pouvais faire autrement. Au dehors, tout était noir, mais j’entendais des gens gémir autour de moi. Je sentais des choses bouger à mes pieds. À mesure que nous avancions dans ce tunnel ou cette grotte, les choses empiraient. Je me souviens que je pleurais. Puis, sans que je sache pourquoi, le géant me laissa aller et me renvoya d’où je venais. J’eus l’impression d’être épargnée. Je ne sais pourquoi. Puis je me souviens de m’être retrouvée dans mon lit d’hôpital. Le docteur m’a demandé si j’avais pris de la drogue (…).

Curd Jurgens

Jean-Baptiste Delacour dans son ouvrage « Glimpses of the beyond » (Visions de l’au-delà) raconte la délicate intervention chirurgicale au cours de laquelle Curd Jurgens est passé par un épisode de mort clinique. Voici ce que le comédien se rappelle de sa « mort » :

Le sentiment de bien-être que j’éprouvai peu après l’injection du Penthotal ne dura pas longtemps. Très vite l’impression que la vie me quittait s’installa en moi, venant de mon subconscient. Aujourd’hui, j’aime à dire que ceci se produisit au moment où mon cœur cessa de battre. Sentir que la vie m’échappait fit naître en moi la terreur. Je m’accrochais à la vie plus qu’à tout autre chose, mais en vain. Je fixai la coupole de verre qui surplombait la salle d’opération et, soudain, elle commença à se transformer. Elle s’embrasa violemment. Je voyais des faces déformées et grimaçantes me regarder. Submergé par la terreur je tentais de lutter pour me redresser et me défendre contre ces fantômes livides qui bougeaient toujours plus près de moi. Alors j’eus l’impression de voir la coupole se muer en un dôme transparent qui me submergea. Maintenant, une pluie dense et brûlante tombait mais, bien que les gouttes soient énormes, aucune ne me touchait. Elles s’écrasaient autour de moi et engendraient de menaçantes langues de feu qui rampaient vers moi. Je ne pouvais taire plus longtemps l’horrible vérité : il ne faisait aucun doute que les faciès régnant sur ce monde rougeoyant étaient ceux des damnés. J’éprouvai un sentiment de désespoir, la sensation d’être atrocement seul et abandonné. L’intensité de l’horreur me choquait et j’étais sur le point de suffoquer.

Vraisemblablement, j’étais en enfer et les langues de feu pouvaient m’atteindre d’un moment à l’autre. Dans cette situation, la silhouette noire d’un être humain se matérialisa brusquement et s’approcha. Tout d’abord, je ne l’apercevais qu’indistinctement au milieu des flammes et de la fumée rouge, mais bien vite, elle se précisa. Il s’agissait d’une femme recouverte d’un voile noir, une femme élancée à la bouche sans lèvres et avec, dans les yeux, une expression qui me donnait le frisson. Lorsque nous nous trouvâmes face à face, tout ce que je pus voir c’était deux orbites noires impressionnantes et vides. Elle tendit les bras vers moi et, attiré par une force irrésistible, je la suivis. Un souffle glacé m’atteignit et je pénétrai dans un monde vibrant au rythme des plaintes et des lamentations. Pourtant, il n’y avait personne. Comme je questionnais la dame pour savoir qui elle était, une voix me répondit : « Je suis la Mort. » Je rassemblai toutes mes forces et pensai : « Je ne la suivrai plus, je veux vivre. » Avait-elle perçu mon intention ? Quoi qu’il en soi, elle se rapprocha de moi et posa ses mains sur mon torse nu pour me soumettre à l’envoûtement de sa force magnétique. Je sentais ses mains glacées sur ma peau et son regard orbitaire était inexorablement fixé sur moi.
Je rassemblai à nouveau mes pensées et les concentrai sur la vie afin d’échapper à la mort qui avait pris cette apparence féminine. Avant d’entrer dans la salle d’opération, j’avais embrassé Simone, mon épouse. Maintenant, son fantôme venait m’aider à sortir de cet enfer et à revenir à l’existence terrestre.

Lorsque Simone apparut, la femme au voile noir s’évanouit sans un bruit, un sourire terrible sur son visage sans lèvres. La mort ne pouvait rien contre elle, pétulante de jeunesse et de vie. Je ne ressentais plus que tendresse et fraîcheur alors que me tenant par la main elle me faisait parcourir en sens inverse ce chemin fait précédemment sous l’envoûtement de la dame sombre. Lentement nous quittions l’effrayant royaume des ombres pour nous rapprocher de la grande lumière. Cette luminosité nous guidait et devint finalement si brillante qu’elle m’aveugla et que je dus fermer les yeux.

Puis, brusquement, une douleur lourde et forte déchira ma poitrine. Je pressais la main de Simone de plus en plus fort depuis ma soudaine reprise de conscience. Je trouvai ma femme assise sur mon lit portant un uniforme blanc d’infirmière. Je n’eus que la force d’esquisser un faible sourire. C’était tout ce que je pouvais faire et j’articulai : « Merci ». Par ce mot, je mis fin à un voyage effrayant mais fascinant dans la vie future, un voyage que je n’oublierai jamais tant que je vivrai.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce qu’un chamane ?

Le chamane (chaman ou shaman) est un être capable de modifier le fonctionnement de son système nerveux central, et d’agir ainsi sur son activité cérébrale consciente, par la danse, le bruit, l’emploi de drogues…

Maîtriser l’univers pour atteindre une autre réalité

Au-delà de la croyance en certains esprits, le chaman considère que le monde est une unité, un Tout, divisé en plusieurs réalités. Son but : relier ces différentes réalités pour tendre vers l’harmonie. Imaginez un univers initial dévasté par le chaos et semblable aux pièces d’un puzzle éparpillées. Le monde est constitué de trois niveaux : le ciel, la terre et un monde inférieur que certains nomment  » les enfers « .

Selon un rituel précis, le chaman utilise son esprit pour accéder à une réalité différente. Il voyage suivant un axe appelé  » échelle « ,  » montagne  » ou encore  » axe du monde « , auquel il accède grâce à une modification de sa conscience. Lorsque vous vous endormez, n’éprouvez-vous pas cette sensation étrange d’être aspiré, de  » partir « , de perdre votre âme ? Cet état provoque l’angoisse lorsqu’il échappe à tout contrôle. Le chaman, lui, grâce à sa maîtrise de l’univers et des esprits, peut emprunter sans crainte ce long tunnel, pour atteindre une autre réalité.

Eliade défini le chamanisme comme une mystique, une magie, et une religion au sens large du terme. Il est répandu avec différentes variantes sur l’ensemble du globe, la Sibérie, le Tibet, la Chine, l’Océanie, les Amériques du sud et du nord en sont les principaux groupes. La caractéristique commune est la présence du chaman. Il est à la fois prêtre, magicien, médecin et mystique, et surtout, c’est un spécialiste de la transe.

La transe du chamane

La transe du chamane a pour objectif de projeter son esprit hors de son corps dans un but de voyance, de guérison ou encore pour accompagner l’esprit d’un défunt vers le territoire de la chasse éternelle. Cet aspect spectaculaire du chamanisme est, souvent amplifié par des substances hallucinogènes, au cours de laquelle le chaman tente de récupérer l’âme d’un défunt à l’agonie ou en état de mort apparente. Au terme d’une lutte acharnée, épuisante et dangereuse, contre l’esprit qui est supposé s’en être emparé, il est dit qu’il réussit parfois à ramener cette âme dans le corps sans vie, soudain réanimé comme par magie. La transe expérimentée par le chamane à cette occasion s’apparente à un état second au cours duquel il est demeuré en apparence inanimé, sa conscience étant partie à la recherche de celle du mourant.

Éradiquer la souffrance par la force de l’esprit

Aux yeux du chaman, la personne souffrante est un être qui a perdu son âme. Egarée, elle est récupérée par des esprits malveillants qui peuvent la tourmenter. Lors d’une transe provoquée par les chants, la musique ou la danse, le chaman part à la recherche de cette âme. Il va alors réparer la blessure en introduisant ou en retirant mentalement quelque chose de la personne malade. Pour comprendre l’action du chaman, essayez de visualiser votre corps enveloppé d’une aura. La souffrance ressemble à une fissure virtuelle et invisible dans cette enveloppe. La plaie béante déclenche la douleur. Le chaman, par son esprit, introduit un remède dans cette plaie ou bien en extrait le mal, puis il recoud. Il trouve le germe bénéfique qui aidera le malade à guérir. Pour visualiser le mal, le chaman peut jeûner, se mutiler ou absorber des plantes. Attention, il n’ingère pas ces substances pour perdre la raison, mais pour permettre à celle-ci d’atteindre d’autres plans. II doit apprendre à s’envoler sans disparaître derrière les nuages, à marcher en terre étrangère sans s’égarer, à effacer son histoire sans pour autant perdre son identité.

Pour le chaman, guérir ne signifie pas sauver la vie à tout prix, mais rendre à un esprit égaré sa juste place.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce qu’un médium ?

Les médiums sont des personnes (plus souvent des femmes que des hommes) qui jouissent de dons psychiques inhabituels et posséderaient les facultés nécessaires à la réception des messages de l’au-delà. Ils seraient en mesure d’interroger l’esprit d’une personne décédée et d’en recevoir conseils et informations sur la vie de l’au-delà mais aussi, dans un but divinatoire (nécromancie) ou pédagogique, sur la vie ici-bas.

Selon Kardec, chaque médium a une méthode spécifique pour entrer en contact avec les entités, ce qui permet de définir plusieurs catégories : les médiums à effets physiques, sensitifs, auditifs, parlants, voyants, guérisseurs, pneumatographes, écrivains ou psychographes, somnambules.

Le médium mental

Il peut entrer en transe au cours d’une séance pendant laquelle un guide spirituel parle à travers lui, souvent avec une voix totalement différente de la propre voix du médium, et donne à ce dernier une apparence parfois également différente, de telle sorte qu’une Européenne, par exemple, peut avoir la voix et l’aspect d’une Chinoise, cela temporairement, bien sûr.

Par le biais du médium, le guide spirituel peut présenter d’autres esprits, reconnaissables par leur voix, leurs gestes ou la nature de ce qu’ils racontent aux personnes assistant à la séance. De tels esprits peuvent sembler extrêmement convaincants, même s’il faut bien reconnaître que ceux qui veulent y croire y croiront de toute façon.

Cependant, les médiums jouissent souvent de dons de clairvoyance ou de perception extrasensorielle. Ils communiquent parfois par le biais de l’écriture automatique, ou encore dessinent dans le style de maîtres célèbres ou composent à la manière de musiciens tout aussi connus.

Autre type de capacité du médium : la « voix directe ». Ici, le médium n’entre pas en transe (c’est la règle d’habitude), mais parle avec différentes voix (masculines et féminines), différents accents ou même dans plusieurs langues. Ces communications varient énormément sur le plan de la qualité. Un grand nombre sont tout à fait triviales et curieusement matérialistes.

Dans les premiers jours du spiritualisme, il était fréquent de se moquer de cette manifestation en arguant du fait que les apparitions semblaient passer leur temps, après la mort, à fumer des cigares et à boire du whisky ! Cependant, d’autres communications sont d’un haut niveau culturel ou moral.

Pourtant, lorsqu’on les met au défi de décrire sans équivoque ce qui nous attend de l’autre côté de la vie, les esprits répondent que l’existence spirituelle est indescriptible. Certains esprits sont malgré tout moins discrets, et une image relativement précise de a vie après la mort est, peu à peu, en train de voir le jour.

Les médiums physiques

En leur présence se produisent des phénomènes physiques : coups sourds sur la table ou en différents points de la pièce (parfois, il semble que ces bruits soient codés de façon intelligente, comme si quelqu’un essayait de transmettre un message), phénomènes de télékinésie (déplacements d’objets solides), lévitation du médium ou d’objets, instruments de musique se mettant à jouer seuls, ou même matérialisation d’esprits.

Les médiums à effets physiques sont en mesure d’engendrer des déplacements d’objets, des bruits, des coups, etc. Cela va des manifestations les plus simples et usuelles (mouvements de guéridon), aux phénomènes les plus rares et spectaculaires, comme l’élévation d’objets pesants (lévitation), l’apparition et la disparition d’objets, la matérialisation de substance amorphe (ectoplasme) ou revêtant la forme d’êtres humains, de plantes ou d’animaux (fantômes).

Malheureusement, dans la courte histoire du spiritisme, un bon nombre de ces phénomènes se sont finalement révélés faux, même si d’autres cas sont authentiques et défient toute explication rationnelle. De nombreux tests ont été conçus en vue de prendre les fraudeurs au piège et, dans une moindre mesure, de déterminer l’étendue du phénomène. Un de ces pièges consiste à disposer d’une assiette de cire chaude au cours d’une séance : l’esprit matérialisé plonge sa main dedans. La cire prenant rapidement, la main, une fois dématérialisée, laisse une empreinte sans casser le moule. Mais même de telles démonstrations d’effets paranormaux ne prouvent pas qu’il y ait survie après la mort.

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Le livre des morts

Les Égyptiens du Nouvel Empire étaient ensevelis avec le Livre des Morts, un rouleau de papyrus déposé dans le sarcophage lors de l’enterrement, véritable cartographie du monde de l’au-delà. Canaux, lacs, chemins, portes gardées par des génies armés y étaient décrits en détail.

Qu’est-ce que le livre des morts ?

Recueil d’incantations et de formules magiques, souvent magnifiquement illustré, le Livre des morts était déposé dans les tombes égyptiennes, placé sur le sarcophage ou glissé dans les bandelettes de la momie. Les textes qui le composent, apparemment incohérents, ne remontent pas au-delà du XVIIe siècle av. J.-C. Ils s’inspirent des Textes des sarcophages que l’on trouve inscrits dans les grandes cuves où reposaient les momies et qui sont très antérieurs (entre 2300 et 1700 av. J.-C.). Ces derniers avaient été eux-mêmes précédés des Textes des pyramides, qui, figurant sur les parois de la salle du sarcophage de celles-ci, étaient réservés aux rites solennels du culte funéraire royal. Le Livre des morts reflète donc un processus de démocratisation, les formules réservées jadis aux souverains pouvant être désormais reprises par la classe moyenne.

Le mort devait connaître les formules qui lui permettaient de franchir tous ces obstacles jusqu’au royaume des bienheureux et ainsi de rejoindre la barque solaire pour accompagner Rê dans son voyage vers l’invisible.

Le Livre des Morts renferme 165 chapitres et, de son vivant, chaque Égyptien l’apprenait littéralement par cœur, comme une sorte de catéchisme, afin d’être en mesure de prononcer exactement les formules, de réciter opportunément les prières et d’accomplir les rites voulus après sa mort. C’est pour remédier au manque de mémoire des défunts que l’on plaçait un exemplaire sur papyrus du Livre des Morts sous les bandelettes des momies, tantôt sur le sein, tantôt sur le bras, tantôt entre les jambes, pour qu’il pût être utilisé à tout moment. Ces exemplaires, copiés d’avance et en série par les scribes attachés aux temples, comportaient une partie en blanc destinée à recevoir le nom du défunt. Celui-ci était uniformément désigné sous le nom d’Osiris Un Tel. Parfois, cette lacune n’était point comblée. Par contre les rituels funéraires des puissants et des riches étaient d’une plus noble matière et ornés d’illustrations.

Ré, dieu Soleil, était censé traverser le Monde souterrain lors de son voyage nocturne, illustré dans d’énormes  » Livres des morts « . Ceux-ci étaient inscrits dans les tombes royales du Nouvel Empire pour que le pharaon puisse participer au cycle solaire dans l’au-delà. Les Livres des Morts comportent douze parties correspondant aux douze heures de la nuit. Chaque heure est consacrée au dieu Soleil dans sa barque, entouré des êtres qui peuplent cette région. Une composition entière montre près de mille figures : élus, démons et divinités de la région, damnés éternellement torturés. En passant, le dieu Soleil s’adresse aux êtres de chaque heure qui lui souhaitent à leur tour la bienvenue et sont ranimés par la lumière qu’il dispense. Les descriptions très exactes donnent les dimensions des espaces qu’il parcourt. Sa barque emprunte surtout un chemin aqueux mais à partir d’un carrefour, elle se déplace sur des sables éternels, remorquée par un groupe de chacals. Sur certaines représentations, le dieu Soleil descend, au milieu de la nuit, dans les profondeurs extrêmes du Monde souterrain et fusionne avec son souverain Osiris. L’image qui en résulte porte la légende  » Rê qui repose en Osiris  » et  » Osiris qui repose en Rê « . Mais si Rê pouvait être associé à Amon en une divinité portant un nom unique (Amon-Rê), Rê et Osiris étaient trop fondamentalement différents. Leur brève association suscitait le renouveau quotidien mais ne pouvait pas être permanente. Toute la nuit, le dieu Soleil devait lutter contre son ennemi juré, le serpent Apophis (p. 45), mais les dernières heures, il entrait dans un grand serpent dont il ressortait rajeuni, pour renaître à l’aube.

Formule pour sortir au jour

Les portes du ciel se sont ouvertes pour moi, les portes de la terre se sont ouvertes pour moi. Les verrous de Geb, le dieu de la terre, se sont ouverts pour moi, la voûte céleste s’est ouverte pour moi. Celui qui me gardait m’a délié, celui oui avait attaché son bras à moi l’a détaché vers le soi… J’ai [à nouveau] l’usage de mon cœur, l’usage de mon muscle cardiaque, l’usage de mes bras, l’usage de mes jambes, l’usage de ma bouche, l’usage de [tous] mes membres, je peux disposer des offrandes funéraires, disposer de l’eau, de la brise, du flot, du fleuve, disposer de ceux qui agissent contre moi et de celles qui agissent contre moi dans l’empire des morts, disposer des ordres édictés contre moi sur terre… Je me soulève sur mon côté gauche et je me mets sur mon côté droit; je me soulève sur mon côté droit et je me mets sur mon côté gauche; Je m’assieds, je me mets debout, je secoue ma poussière. Ma langue et ma bouche sont des guides habiles. Celui qui connaît ce livre, il peut sortir au jour et se promener sur terre parmi les vivants, et il ne peut pas périr, jamais. Cela s’est révélé efficace des millions de fois.

Livre des morts, Le Cerf, Paris. 1976

Similitudes avec les N.D.E.

Le  » Livre des Morts  » égyptien est à la fois un témoignage d’une longue tradition de bouleversements cosmiques, dont d’autres mythologies font état (Apocalypses – Popol Vuh…) mais aussi une affirmation d’une foi et une haute expression métaphysique. Les Égyptiens croyaient en la survie d’un principe spirituel, ils avaient la certitude de pouvoir gagner l’immortalité  » en suivant la voie de Dieu « , leur morale était noble, à base de préceptes de sagesse. Ils croyaient en une force suprême de l’énergie cosmique, Dieu unique créateur.

Les fouilles de la pyramide du pharaon Pepi I (-2400) ont permis de retrouver les plus anciens textes religieux du monde, connus à ce jour, qui expriment les notions de résurrection et de l’éternel recommencement des cycles cosmiques.

Le domaine des morts est la  » montagne d’Occident « . L’âme, ayant franchi le  » portail de la mort « , arrive dans l’Au-delà. Elle est éblouie par la  » pleine lumière du jour « , reprend conscience de son état, et veut réintégrer son corps, mais les entités chargées de la guider l’entraînent. Elle traverse alors une  » région des ténèbres  » avec détresse et désespoir !… et arrive devant Osiris  » le dieu bon au cœur qui sait « , qui vit dans l’Amenti, le pays d’Occident (l’autre partie du monde des morts est le Duat, lac de feu dans une île de feu avec des champs de feu…). Il se dégage d’Osiris une telle puissance de sainteté, de compassion, de lumière… que l’âme comprend qu’il est le salut pour elle. Elle comparaît devant le tribunal de Maat (la justice) avec ses quarante-deux juges, et Anubis pèse le cœur du mort : s’il y a condamnation, il y aura réincarnation ; s’il y a acquittement, l’âme entrera dans le domaine divin, et deviendra en quelque sorte rédemptrice, l’essence de sa sainteté nourrissant le potentiel divin. Car certaines réalisations cosmiques ne peuvent avoir lieu que par l’intermédiaire d’un être humain ayant atteint le plus haut degré de perfection (c’est  » l’Avatar  » des Hindous, mais cette tradition est commune à l’Égypte, aux Aryens, aux Perses, aux Hindous, aux Bouddhistes, à maître Eckart !…).

On ne peut s’empêcher de constater les très nombreuses similitudes avec d’autres recherches modernes : le seuil de la mort, la lumière (Moody et les expériences à la limite de la mort).

Le défunt divinisé

Le Livre des morts témoigne d’une spiritualité certaine et élevée, car c’est en somme devant lui-même que le mort se justifie, le jugement d’Osiris n’étant que la sanction de celui porté par son cœur. Très frappante aussi est la confiance dans la vie après la mort, grâce au processus de divinisation de l’homme par lui-même. Le Livre des morts témoigne du degré d’initiation atteint par les Égyptiens, très supérieur à celui des peuples contemporains. Il s’inscrit donc – étant de loin le premier – dans la grande lignée des enseignements spirituels. En le lisant aujourd’hui, on assiste au déroulement saccadé d’une suite d’images, où une étrange fantasmagorie accompagne les invocations aux dieux et les enseignements reçus d’eux en réponse.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

L’homme superlumineux

Grâce aux nouveaux accélérateurs de particules, les physiciens arrivent à propulser des particules à une vitesse proche de celle de la lumière.

A ces vitesses extrêmes, les lois qui régissent notre univers n’ont plus cours. Ces travaux en physique fondamentale ont conduit le Pr Régis Dutheil à construire un modèle rendant compte de la complexité de notre monde. L’hypothèse ? Il existe un second univers complémentaire et symétrique au nôtre, où les vitesses sont toujours supérieures à celle de la lumière. Dans cet univers, notre notion de temps n’existe plus puisque l’on peut se déplacer de manière instantanée dans le passé, le présent ou le futur.

Cet univers, qu’il a baptisé  » espace-temps superlumineux « , n’est constitué que d’informations et de conscience : toutes les informations (passé, présent, futur) et la conscience de toute l’humanité. Une hypothèse qui rejoint les intuitions de certains philosophes de l’Antiquité et bouleverse les notions mêmes de naissance et de mort.

La thèse fondamentale développée par Régis Dutheil a pour objet la structure de notre conscience et celle de l’univers. Régis et Brigitte Dutheil notent que le dogme de la vitesse de la lumière est aujourd’hui remis en question par d’autres physiciens. Ils citent l’américain Feinberg qui, tout en préservant également la mécanique relativiste, postule l’existence, de l’autre côté du mur de la lumière, de champs de particules qui vont plus vite que celle-ci, jamais en deçà.

Théories des 3 Mondes

On peut en déduire l’existence de trois » types » de mondes de la matière :

Le monde  » souslumineux  » qui est le monde ordinaire, que nous connaissons bien, celui de la physique classique newtonienne, constitué de bradyons, des particules dont la vitesse est inférieure à celle de la lumière.

Le monde  » lumineux  » de la matière approchant ou atteignant la vitesse de la lumière. C’est le monde de la relativité d’Einstein, les luxons, particules dotées d’une vitesse égale à celle de la lumière.

Le monde  » superlumineux  » de la matière dépassant la vitesse de la lumière, l’univers superlumineux des tachyons.

La nature de la conscience

L’existence de notre conscience n’est pas douteuse. Par contre sa nature n’a jamais été clairement définie.

Qu’est-ce que la conscience ?

Pour les matérialistes, c’est une production du cerveau et elle disparaît à la mort.

Pour Régis Dutheil : la conscience et le cerveau auraient deux modes de fonctionnement : l’un normal, local et spatio-temporel, l’autre plus rare, non local.

1. la supra-conscience ; elle est composée de particules superlumineuses et elle se situe en dehors de notre corps, le monde superlumineux.

2. la conscience locale ; elle est encore appelée  » moi sous-lumineux  » et se compose de photons (elle appartient donc au monde  » lumineux « ). Elle se partage, avec le système nerveux, l’exploitation des informations qui lui parviennent de la supra-conscience. C’est elle qui pense, décide et résout les problèmes de la vie quotidienne.

Quand la supra-conscience communique avec la conscience locale, le transit serait réglementé par le cortex cérébral. Tout ce qui est nécessaire à notre vie quotidienne est filtré et transmis à la conscience locale. Le cerveau transforme les informations abstraites en hologrammes c’est-à-dire en images tridimensionnelles qui représentent pour nous la réalité.

Par contre, il n’existerait pas de communication dans le sens conscience locale vers la supra-conscience durant la vie, sauf dans quelques cas : le rêve, la méditation et l’usage de certaines drogues…

La véritable communication se ferait au moment de la mort physique. Les auteurs enseignent l’immortalité de la conscience locale qui, lors de la mort, se détache du corps physique et cherche à s’unir à son homologue superlumineuse.

Le  » mur de la lumière « 

A l’image du mur du son en aéronautique, il existerait un  » mur de la lumière « , séparant l’univers sous-lumineux (le monde tangible) et l’univers superlumineux. Dans l’univers superlumineux, il serait possible d’observer un événement avant sa cause. De même, selon les auteurs,  » il y aurait pour un être vivant dans l’univers superlumineux une instantanéité complète de tous les événements constituant sa vie, les notions du passé/présent/futur disparaîtraient « .

Ainsi, le Champ d’Énergie Tachyonique (C.E.T.) serait un espace identifié comme contenant des particules se déplaçant à une telle vitesse, que la notion de temps y serait alors nulle pour toutes personnes s’y plaçant volontairement. Les travaux de Régis Dutheil, physicien/biophysicien français, nous expliquent comment la conscience même de l’homme semble issue de ce champ (et semblerait invariablement y retourner).

À la mort , nous traverserions le mur de la lumière pour réintégrer l’univers de l’espace/temps superlumineux des tachyons. Sur ce qui se passe après la mort, les auteurs s’expriment prudemment car ils considèrent que cela est inaccessible ou inconcevable pour notre monde sous-lumineux.

Le monde superlumineux, les NDE et le Bardo Thödol

Dans leur premier ouvrage, les auteurs étudient les NDE en intégrant une étude du Dr. Melvin Morse, qui a démontré qu’une excitation électrique de la scissure de Sylvius, zone du cerveau située au-dessus de l’oreille droite, détermine les sorties hors du corps.

Ils reprennent le descriptif de Moody et la thèse d’un champ superlumineux en interprétant la rencontre avec l’être de lumière tout en faisant le lien avec la théorie holographique de Pribam et même avec un principe énoncé dans le Bardo Thödol.

La huitième phase d’une NDE fait apparaître aux yeux des témoins une lumière extrêmement brillante et des couleurs merveilleuses.

Dans un champ de matière superlumineuse, beaucoup moins dense que la matière sous-lumineuse, les photons (particules de lumière) ne sont pas absorbés comme dans l’univers sous-lumineux et remplissent de manière uniforme l’espace/temps de la conscience, ce qui explique le brillant particulièrement intense de la lumière.

De plus, ces particules lumineuses doivent probablement transporter l’information et la signification, d’où le côté signifiant et apaisant qui semble inhérent à cette lumière. Quant à la pureté naturelle des couleurs, elle est due au fait que les sensations du sujet ne sont plus atténuées par le cortex et se produisent à l’état brut.

Les paysages magnifiques observés par certains témoins ne sont que des hologrammes que leur conscience construit pour traduire l’information qui leur est donnée. Ces hologrammes sont la réplique en quelque sorte idéalisée des objets sous-lumineux. Ils peuvent être créés instantanément en un temps nul, mais également annihilés instantanément. Nous retrouvons là l’un des enseignements essentiels du Livre des morts tibétain, d’après lequel la pensée du défunt crée son environnement après la mort.

Phénomènes paranormaux

Les implications de la théorie superlumineuse permettent, elles aussi, de rendre compte de certains phénomènes paranormaux (apparition de fantômes, dédoublements, rêves), et parlent du spiritisme. Les auteurs avancent que les vies antérieures pourraient être simultanées avec la vie actuelle compte tenu de l’inexistence du temps dans l’univers superlumineux.

Ce que la science n’a découvert que bien tardivement, les traditions ésotériques séculaires semblent depuis longtemps l’avoir abordée. En effet, la culture de  » l’énergie vitale  » (appelée indifféremment Prâna, Chi, Energie cosmique etc.), palier vers l’Éther, se retrouve dans de nombreuses civilisations parfois disparues. Au sein même de leurs pratiques (rites initiatiques etc.…) nous trouvons de curieuses similitudes avec ce que découvrent aujourd’hui les physiciens.

Ainsi nombre de phénomènes inexpliqués liés à ces rites trouveraient leur sens aujourd’hui.

Le second ouvrage,  » L’univers superlumineux « , publié 4 ans plus tard (après la mort du Prof. Régis Dutheil), est une quête d’éléments historiques, philosophiques, religieux, médicaux et même ésotériques en faveur de l’immortalité. L’auteur va jusqu’à affirmer que  » la connaissance (non pas l’érudition mais la connaissance ésotérique) constitue le véritable moyen d’accès à l’univers superlumineux « .

« L’homme superlumineux » – Pr. Régis Dutheil et Brigitte Dutheil, Ed. Sand, 1990.
« L’Univers superlumineux » – Brigitte Dutheil, Ed. Sand, 1994.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013