NDE négative, vision de l’enfer ou expiation d’une faute imaginaire ?

NDE négative

Une NDE négative est effrayante, voire même angoissante et par conséquent elle n’est agréable ni pour celui qui l’a vécue et la relate, ni pour celui qui l’étudie, ni pour celui qui en prend connaissance.
 
On peut estimer que les NDE infernales demeurent des phénomènes marginaux. Kenneth Ring et Peter Fenwic ont estimé à 5% le nombre de NDE négatives (1999). Pourtant ces NDE négatives existent indéniablement et même si elles sont statistiquement peu significatives.

Pourquoi y a-t-il si peu de récits d’expériences négatives ? Différents chercheurs ont émis l’hypothèse que les gens avaient d’autant plus peur d’en parler que les recherches avaient mis à jour des milliers de récits positifs. Peut-être craignent-ils de susciter des moqueries, étant donné ce qu’elle paraît sous-entendre à leur sujet. Mais il se peut que ces récits soient peu nombreux tout simplement parce que l’expérience négative est rare.
 
Ces expériences sont souvent teintées de connotations religieuses telle que la vision de l’enfer illustrée par la rencontre avec une foule de gens croupissant dans un endroit laid, sale et sombre, plongé dans une chaleur insupportable. Ces personnes tendent leur bras dans une supplication vaine pour obtenir un verre d’eau illusoire, condamnées à souffrir mille morts jusqu’à la fin de l’éternité.
 
Rawlings, le découvreur

Rawlings découvrit ce type d’expérience de la mort temporaire en tenant de réanimer un de ses patients victime d’un arrêt cardiaque : celui-ci ne cessait de crier de colère qu’il était en enfer. Le cardiologue rassembla par la suite de nombreux exemples de mort imminente infernale. Ainsi, l’une des personnes interrogées, qui avait connu ce type d’expérience à l’issue d’une crise cardiaque, fit le récit suivant :
 
Je me souviens que : Je n’arrivais pas à reprendre ma respiration, puis j’ai dû perdre connaissance. Ensuite, j’ai vu que je sortais de mon corps. Ce dont Je me souviens, c’est que je suis entrée dans une pièce lugubre où j’ai vu dans une des fenêtres un énorme géant au visage grotesque qui me fixait du regard. Il y avait des petits lutins ou des elfes qui couraient sur le rebord et qui semblaient être avec le géant. Celui-ci me fit signe de venir avec lui. Je ne voulais pas y aller, mais je ne pouvais faire autrement. Au dehors, tout était noir, mais j’entendais des gens gémir autour de moi. Je sentais des choses bouger à mes pieds. À mesure que nous avancions dans ce tunnel ou cette grotte, les choses empiraient. Je me souviens que je pleurais. Puis, sans que je sache pourquoi, le géant me laissa aller et me renvoya d’où je venais. J’eus l’impression d’être épargnée. Je ne sais pourquoi. Puis je me souviens de m’être retrouvée dans mon lit d’hôpital. Le docteur m’a demandé si j’avais pris de la drogue (…).

Curd Jurgens

Jean-Baptiste Delacour dans son ouvrage  » Glimpses of the beyond  » (Visions de l’au-delà) raconte la délicate intervention chirurgicale au cours de laquelle Curd Jurgens est passé par un épisode de mort clinique. Voici ce que le comédien se rappelle de sa  » mort  » :
 
Le sentiment de bien-être que j’éprouvai peu après l’injection du Penthotal ne dura pas longtemps. Très vite l’impression que la vie me quittait s’installa en moi, venant de mon subconscient. Aujourd’hui, j’aime à dire que ceci se produisit au moment où mon cœur cessa de battre. Sentir que la vie m’échappait fit naître en moi la terreur. Je m’accrochais à la vie plus qu’à tout autre chose, mais en vain. Je fixai la coupole de verre qui surplombait la salle d’opération et, soudain, elle commença à se transformer. Elle s’embrasa violemment. Je voyais des faces déformées et grimaçantes me regarder. Submergé par la terreur je tentais de lutter pour me redresser et me défendre contre ces fantômes livides qui bougeaient toujours plus près de moi. Alors j’eus l’impression de voir la coupole se muer en un dôme transparent qui me submergea. Maintenant, une pluie dense et brûlante tombait mais, bien que les gouttes soient énormes, aucune ne me touchait. Elles s’écrasaient autour de moi et engendraient de menaçantes langues de feu qui rampaient vers moi. Je ne pouvais taire plus longtemps l’horrible vérité : il ne faisait aucun doute que les faciès régnant sur ce monde rougeoyant étaient ceux des damnés. J’éprouvai un sentiment de désespoir, la sensation d’être atrocement seul et abandonné. L’intensité de l’horreur me choquait et j’étais sur le point de suffoquer.

Vraisemblablement, j’étais en enfer et les langues de feu pouvaient m’atteindre d’un moment à l’autre. Dans cette situation, la silhouette noire d’un être humain se matérialisa brusquement et s’approcha. Tout d’abord, je ne l’apercevais qu’indistinctement au milieu des flammes et de la fumée rouge, mais bien vite, elle se précisa. Il s’agissait d’une femme recouverte d’un voile noir, une femme élancée à la bouche sans lèvres et avec, dans les yeux, une expression qui me donnait le frisson. Lorsque nous nous trouvâmes face à face, tout ce que je pus voir c’était deux orbites noires impressionnantes et vides. Elle tendit les bras vers moi et, attiré par une force irrésistible, je la suivis. Un souffle glacé m’atteignit et je pénétrai dans un monde vibrant au rythme des plaintes et des lamentations. Pourtant, il n’y avait personne. Comme je questionnais la dame pour savoir qui elle était, une voix me répondit :  » Je suis la Mort.  » Je rassemblai toutes mes forces et pensai :  » Je ne la suivrai plus, je veux vivre.  » Avait-elle perçu mon intention ? Quoi qu’il en soi, elle se rapprocha de moi et posa ses mains sur mon torse nu pour me soumettre à l’envoûtement de sa force magnétique. Je sentais ses mains glacées sur ma peau et son regard orbitaire était inexorablement fixé sur moi.
Je rassemblai à nouveau mes pensées et les concentrai sur la vie afin d’échapper à la mort qui avait pris cette apparence féminine. Avant d’entrer dans la salle d’opération, j’avais embrassé Simone, mon épouse. Maintenant, son fantôme venait m’aider à sortir de cet enfer et à revenir à l’existence terrestre.

Lorsque Simone apparut, la femme au voile noir s’évanouit sans un bruit, un sourire terrible sur son visage sans lèvres. La mort ne pouvait rien contre elle, pétulante de jeunesse et de vie. Je ne ressentais plus que tendresse et fraîcheur alors que me tenant par la main elle me faisait parcourir en sens inverse ce chemin fait précédemment sous l’envoûtement de la dame sombre. Lentement nous quittions l’effrayant royaume des ombres pour nous rapprocher de la grande lumière. Cette luminosité nous guidait et devint finalement si brillante qu’elle m’aveugla et que je dus fermer les yeux.

Puis, brusquement, une douleur lourde et forte déchira ma poitrine. Je pressais la main de Simone de plus en plus fort depuis ma soudaine reprise de conscience. Je trouvai ma femme assise sur mon lit portant un uniforme blanc d’infirmière. Je n’eus que la force d’esquisser un faible sourire. C’était tout ce que je pouvais faire et j’articulai :  » Merci « . Par ce mot, je mis fin à un voyage effrayant mais fascinant dans la vie future, un voyage que je n’oublierai jamais tant que je vivrai.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Le voyage astral

L’idée selon laquelle l’homme peut, de son vivant, s’arracher à son corps lors d’un voyage astral remonte à l’aube de l’humanité. On retrouve des termes désignant ce concept spirituel dans différentes civilisations. C’est à partir de ces concepts qu’apparut très tôt la notion de « corps astral », une sorte de pendant immatériel du corps physique selon les occultistes. Normalement, les deux corps coïncident à l’état de veille, si bien qu’il est impossible de les distinguer.
 
Le corps spirituel
 
L’expression « corps spirituel » pour Paul, à la différence des représentations ésotériques ou orientales, ne définit pas un caractère plus ou moins éthéré du corps, mais son origine. Le premier Adam fut un être animal doué de vie, le dernier Adam est un être spirituel donnant la vie. Le premier, tiré de la terre, est terrestre. Le second, lui, « vient du ciel » (1 Co 15, 45-49). Autrement dit la résurrection ne serait pas le recommencement de l’ancienne existence mais une nouvelle création, comme la réalisation plénière de la vie nouvelle reçue de Dieu, par la puissance de son Esprit qui se substitue à notre impuissance d’êtres mortels. Ce qui serait appelé à ressusciter dans la vie éternelle, c’est ce qui dans et de notre corps est dès maintenant soutenu, pénétré, vivifié par l’Esprit de Dieu.
 
Dans le cas de mort définitive, l’existence d’un second corps, corps « subtil » ou « spirituel », est imaginée.

Mais la façon dont ce second corps se dégage de l’enveloppe charnelle peut varier. Il semble, sur ce point, qu’on puisse admettre les témoignages recueillis à propos des morts provisoires comme également valables pour les morts définitives.

La sortie, comme le retour d’un voyage astral, peuvent se faire par le haut de la tête, pratiquement par la fontanelle. Certains ont l’impression de se trouver comme aspirés hors de leur corps ou à nouveau introduits dans leur corps, comme par un entonnoir, mais sans douleur ; d’autres se sont sentis glisser hors de leur corps par le côté : « Entre le matelas et la barre de côté du lit, relate l’un des témoins, il me semblait que je passais à travers cette barre ». La sortie peut aussi se faire par la bouche, comme l’idée du corde d’argent. Cette corde d’argent était le lien de connexion entre les corps physique et spirituel, de même que le cordon ombilical unit l’enfant à sa mère…
 
Le corps astral
 
Pour Celia Green, psychologue spécialiste des phénomènes paranormaux, le corps astral se rattache visiblement au corps physique par un mince fil argenté, le fameux « cordon d’argent » reliant sa nuque au front ou à la poitrine de l’enveloppe chamelle. Ce fil devient de plus en plus long et fin, et finit par disparaître complètement si le double s’éloigne trop du corps, mais réapparaît à son retour.

Un voyage astral, forme de sortie hors du corps, s’avère généralement agréable : les éventuelles douleurs physiques s’évanouissent, et le sujet éprouve un sentiment de liberté et de légèreté que la peur d’être mort ou la crainte de ne pas pouvoir réintégrer son enveloppe charnelle viennent néanmoins parfois troubler.

En principe le double n’a pas la faculté d’agir sur les éléments du monde terrestre qu’il distingue pourtant comme d’habitude, mais il lui arrive de temps en temps d’atteindre un degré de matérialisation perceptible à la vue ou au toucher d’autres personnes.
 
Les propriétés du corps double ont pu être décrites d’une manière assez précise
 
Il est composé de matière impalpable, sous forme d’énergie, de flux ondulatoire. C’est une sorte de champ magnétique, organisé sur lui même, un corps psychique.

Ce corps a une vie psychologique et spirituelle. Il possède ses cinq sens, même si le toucher et le goût s’exercent différemment. L’imagination est entièrement présente, avec la mémoire et leur exercice cérébral. Des souvenirs disparus peuvent réapparaître intacts. Les émotions passionnelles sont présentent mais elles sont beaucoup plus paisibles. La joie, la paix, la peur et la tristesse s’exercent sans excès, comme si l’absence du corps physique les rendait plus contrôlables.
 
La vie spirituelle est, quant à elle, intensément présente. L’intelligence comprend ce qui leur arrive, la volonté se porte vers tel ou tel choix. Mais le plus étonnant demeure sans doute l’apparition de propriétés parapsychologiques très intéressantes.
 
Ce corps est fluide. Il peut passer à travers les murs les plus épais, obéissant aux désirs de la volonté. Une femme raconte que, s’étant aperçue qu’elle mourrait, elle eut une pensée pour son mari et son fils présents dans la salle d’attente. Elle se retrouva aussitôt auprès d’eux, ayant traversé plusieurs pièces de l’hôpital à travers les murs. Elle décrivit après son réveil des détails sur cette salle d’attente qui ne laissent aucun doute sur sa bonne foi.
 
Ce corps est agile. Il peut se déplacer à volonté avec une vitesse incroyable. Un homme se voyant quitter son corps physique pensa intensément à son épouse qu’il avait laissée à l’étranger. Il se retrouva auprès d’elle, ayant franchi en quelques instants des milliers de kilomètres.

Ce corps est léger. Il ne présente aucun des inconvénients du corps physique : fatigue, poids, inertie. Étant entièrement soumis à la volonté, il peut être appelé en ce sens « corps spirituel ».

Ce corps est parfait. Il ne présente aucun des handicaps du corps physique. Une jeune fille, aveugle de naissance, put décrire avec force de détails la couleur de ce qu’elle avait vu dans la pièce lors de son expérience. Un ancien combattant, amputé des deux jambes, eut la surprise de se voir tel qu’il était avant son accident.
 
Enfin, ce corps est doué de perceptions extrasensorielles nouvelles et qui lui apparaissent comme naturelle. Les témoins prétendent non seulement entendre les paroles proférées autours d’eux mais lire directement les sentiments et les pensées de chacun. C’est une sorte de télépathie à sens unique puisqu’ils sont, quant à eux, incapables d’attirer l’attention de qui que ce soit.

Chaque personne, chaque objet, leur apparaît nimbé dans une auréole de lumière aux couleurs vivantes ce qui rend leur perception de l’univers presque féerique. Selon les pensées et les sentiments de ceux qui sont dans la pièce ces couleurs prennent des nuances différentes.

Devant de telles propriétés, qui font davantage penser à un conte de fée qu’à la réalité, on serait tenté de rejeter tout cela dans le domaine imaginatif. L’hypothèse d’un effet psychique subjectif dû à la mort clinique à été émise mais elle ne tient pas car les récits liés à la décorporation ont une objectivité vérifiable. Le problème n’est donc pas d’affirmer que ce n’est pas possible. Le problème est que cela est.
 
Certains philosophes américains ont donc essayé de se pencher sur la question. Il leur est apparu d’abord que le phénomène de la décorporation n’est pas nouveau. La psychologie le décrit comme propriété de certains hallucinogènes puissants. D’autre part, de longs traités pluriséculaires, écrits dans les traditions philosophiques chinoises, hindoues et tibétaines en parlent. C’est d’ailleurs là qu’on trouve les plus profondes explications philosophiques du phénomène.

Selon ces traditions, on peut discerner dans l’être humain trois degrés de vie auxquels correspondent trois corps parfaitement adaptés l’un à l’autre pour former une seule personne: le corps physique, le corps astral et le corps mental.

Le corps physique est le siège des facultés végétatives comme la nutrition, la reproduction, la croissance. Il est aussi le siège d’un autre corps, appelé le corps astral. C’est le corps physique qui est source de l’existence du corps astral, à tel point que, selon eux, la survie de ce dernier est assez éphémère après la mort du premier.
 
Une simple comparaison permet de comprendre leur point de vue. Le corps astral est comparable, dans son rapport avec le corps physique, à un champ magnétique autour d’un électro-aimant. Si l’on coupe l’électricité, le champ magnétique s’arrête à son tour. S’il subsiste, c’est d’une manière éphémère, sous la forme par exemple d’électricité statique.

De même, après la mort du corps physique, le corps astral s’en sépare et subsiste un certain temps en se nourrissant de sa propre énergie, avant de disparaître à son tour d’où l’expérience de la décorporation. Le corps astral est, avec le corps physique, siège des facultés psychiques comme les sensations, les passions, l’imagination et la mémoire.
 
Le corps mental n’est autre que ce que nous appelons l’esprit, siège de l’intelligence et de la volonté. Ils ne lui donnent le nom de « corps » que par métaphore car selon eux, il dépasse cette notion pour être entièrement spirituel.

Le corps mental est immortel et indestructible. C’est lui qui, dans la sagesse hindouiste, se réincarne à travers les âges.

Cette explication occidentale traditionnelle, loin de s’opposer à la philosophie occidentale et traditionnelle, semble au contraire prendre la réalité selon un regard complémentaire. Aristote, père de notre philosophie, distingue de la même façon trois degrés de vie mais son analyse s’attache moins à la cause matérielle de la vie. Le mérite de la philosophie orientale semble être ici de rendre intelligible un phénomène que l’occident ne fait que découvrir.
 
Cela ne reste bien sûr encore qu’une explication hypothétique, une piste de recherche qui devrait pourtant encourager la science à s’intéresser au phénomène. En effet, si le corps astral existe et est matériel, il doit y avoir moyen d’en mesurer la présence.

Si on analyse avec précision le témoignage de ceux qui ont frôlé la mort, ils n’affirment pas avoir vu avec leur œil matériel, de la même manière qu’ils voyaient les infirmières s’agiter dans la pièce. Ils parlent plutôt de vision intérieure d’intuition intellectuelle d’une présence. Cette intuition leur semble tellement puissante qu’ils n’arrivent pas à la décrire. Nous semblons être au-delà du monde sensible pour toucher à une dimension spirituelle, a priori inaccessible à la science qui ne mesure que le monde matériel.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce qu’un chamane ?

Le chamane (chaman ou shaman) est un être capable de modifier le fonctionnement de son système nerveux central, et d’agir ainsi sur son activité cérébrale consciente, par la danse, le bruit, l’emploi de drogues…

Maîtriser l’univers pour atteindre une autre réalité

Au-delà de la croyance en certains esprits, le chaman considère que le monde est une unité, un Tout, divisé en plusieurs réalités. Son but : relier ces différentes réalités pour tendre vers l’harmonie. Imaginez un univers initial dévasté par le chaos et semblable aux pièces d’un puzzle éparpillées. Le monde est constitué de trois niveaux : le ciel, la terre et un monde inférieur que certains nomment  » les enfers « .

Selon un rituel précis, le chaman utilise son esprit pour accéder à une réalité différente. Il voyage suivant un axe appelé  » échelle « ,  » montagne  » ou encore  » axe du monde « , auquel il accède grâce à une modification de sa conscience. Lorsque vous vous endormez, n’éprouvez-vous pas cette sensation étrange d’être aspiré, de  » partir « , de perdre votre âme ? Cet état provoque l’angoisse lorsqu’il échappe à tout contrôle. Le chaman, lui, grâce à sa maîtrise de l’univers et des esprits, peut emprunter sans crainte ce long tunnel, pour atteindre une autre réalité.

Eliade défini le chamanisme comme une mystique, une magie, et une religion au sens large du terme. Il est répandu avec différentes variantes sur l’ensemble du globe, la Sibérie, le Tibet, la Chine, l’Océanie, les Amériques du sud et du nord en sont les principaux groupes. La caractéristique commune est la présence du chaman. Il est à la fois prêtre, magicien, médecin et mystique, et surtout, c’est un spécialiste de la transe.

La transe du chamane

La transe du chamane a pour objectif de projeter son esprit hors de son corps dans un but de voyance, de guérison ou encore pour accompagner l’esprit d’un défunt vers le territoire de la chasse éternelle. Cet aspect spectaculaire du chamanisme est, souvent amplifié par des substances hallucinogènes, au cours de laquelle le chaman tente de récupérer l’âme d’un défunt à l’agonie ou en état de mort apparente. Au terme d’une lutte acharnée, épuisante et dangereuse, contre l’esprit qui est supposé s’en être emparé, il est dit qu’il réussit parfois à ramener cette âme dans le corps sans vie, soudain réanimé comme par magie. La transe expérimentée par le chamane à cette occasion s’apparente à un état second au cours duquel il est demeuré en apparence inanimé, sa conscience étant partie à la recherche de celle du mourant.

Éradiquer la souffrance par la force de l’esprit

Aux yeux du chaman, la personne souffrante est un être qui a perdu son âme. Egarée, elle est récupérée par des esprits malveillants qui peuvent la tourmenter. Lors d’une transe provoquée par les chants, la musique ou la danse, le chaman part à la recherche de cette âme. Il va alors réparer la blessure en introduisant ou en retirant mentalement quelque chose de la personne malade. Pour comprendre l’action du chaman, essayez de visualiser votre corps enveloppé d’une aura. La souffrance ressemble à une fissure virtuelle et invisible dans cette enveloppe. La plaie béante déclenche la douleur. Le chaman, par son esprit, introduit un remède dans cette plaie ou bien en extrait le mal, puis il recoud. Il trouve le germe bénéfique qui aidera le malade à guérir. Pour visualiser le mal, le chaman peut jeûner, se mutiler ou absorber des plantes. Attention, il n’ingère pas ces substances pour perdre la raison, mais pour permettre à celle-ci d’atteindre d’autres plans. II doit apprendre à s’envoler sans disparaître derrière les nuages, à marcher en terre étrangère sans s’égarer, à effacer son histoire sans pour autant perdre son identité.

Pour le chaman, guérir ne signifie pas sauver la vie à tout prix, mais rendre à un esprit égaré sa juste place.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce qu’un médium ?

Les médiums sont des personnes (plus souvent des femmes que des hommes) qui jouissent de dons psychiques inhabituels et posséderaient les facultés nécessaires à la réception des messages de l’au-delà. Ils seraient en mesure d’interroger l’esprit d’une personne décédée et d’en recevoir conseils et informations sur la vie de l’au-delà mais aussi, dans un but divinatoire (nécromancie) ou pédagogique, sur la vie ici-bas.

Selon Kardec, chaque médium a une méthode spécifique pour entrer en contact avec les entités, ce qui permet de définir plusieurs catégories : les médiums à effets physiques, sensitifs, auditifs, parlants, voyants, guérisseurs, pneumatographes, écrivains ou psychographes, somnambules.

Le médium mental

Il peut entrer en transe au cours d’une séance pendant laquelle un guide spirituel parle à travers lui, souvent avec une voix totalement différente de la propre voix du médium, et donne à ce dernier une apparence parfois également différente, de telle sorte qu’une Européenne, par exemple, peut avoir la voix et l’aspect d’une Chinoise, cela temporairement, bien sûr.

Par le biais du médium, le guide spirituel peut présenter d’autres esprits, reconnaissables par leur voix, leurs gestes ou la nature de ce qu’ils racontent aux personnes assistant à la séance. De tels esprits peuvent sembler extrêmement convaincants, même s’il faut bien reconnaître que ceux qui veulent y croire y croiront de toute façon.

Cependant, les médiums jouissent souvent de dons de clairvoyance ou de perception extrasensorielle. Ils communiquent parfois par le biais de l’écriture automatique, ou encore dessinent dans le style de maîtres célèbres ou composent à la manière de musiciens tout aussi connus.

Autre type de capacité du médium : la « voix directe ». Ici, le médium n’entre pas en transe (c’est la règle d’habitude), mais parle avec différentes voix (masculines et féminines), différents accents ou même dans plusieurs langues. Ces communications varient énormément sur le plan de la qualité. Un grand nombre sont tout à fait triviales et curieusement matérialistes.

Dans les premiers jours du spiritualisme, il était fréquent de se moquer de cette manifestation en arguant du fait que les apparitions semblaient passer leur temps, après la mort, à fumer des cigares et à boire du whisky ! Cependant, d’autres communications sont d’un haut niveau culturel ou moral.

Pourtant, lorsqu’on les met au défi de décrire sans équivoque ce qui nous attend de l’autre côté de la vie, les esprits répondent que l’existence spirituelle est indescriptible. Certains esprits sont malgré tout moins discrets, et une image relativement précise de a vie après la mort est, peu à peu, en train de voir le jour.

Les médiums physiques

En leur présence se produisent des phénomènes physiques : coups sourds sur la table ou en différents points de la pièce (parfois, il semble que ces bruits soient codés de façon intelligente, comme si quelqu’un essayait de transmettre un message), phénomènes de télékinésie (déplacements d’objets solides), lévitation du médium ou d’objets, instruments de musique se mettant à jouer seuls, ou même matérialisation d’esprits.

Les médiums à effets physiques sont en mesure d’engendrer des déplacements d’objets, des bruits, des coups, etc. Cela va des manifestations les plus simples et usuelles (mouvements de guéridon), aux phénomènes les plus rares et spectaculaires, comme l’élévation d’objets pesants (lévitation), l’apparition et la disparition d’objets, la matérialisation de substance amorphe (ectoplasme) ou revêtant la forme d’êtres humains, de plantes ou d’animaux (fantômes).

Malheureusement, dans la courte histoire du spiritisme, un bon nombre de ces phénomènes se sont finalement révélés faux, même si d’autres cas sont authentiques et défient toute explication rationnelle. De nombreux tests ont été conçus en vue de prendre les fraudeurs au piège et, dans une moindre mesure, de déterminer l’étendue du phénomène. Un de ces pièges consiste à disposer d’une assiette de cire chaude au cours d’une séance : l’esprit matérialisé plonge sa main dedans. La cire prenant rapidement, la main, une fois dématérialisée, laisse une empreinte sans casser le moule. Mais même de telles démonstrations d’effets paranormaux ne prouvent pas qu’il y ait survie après la mort.
 
Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Le livre des morts

Les Égyptiens du Nouvel Empire étaient ensevelis avec le Livre des Morts, un rouleau de papyrus déposé dans le sarcophage lors de l’enterrement, véritable cartographie du monde de l’au-delà. Canaux, lacs, chemins, portes gardées par des génies armés y étaient décrits en détail.

Qu’est-ce que le livre des morts ?

Recueil d’incantations et de formules magiques, souvent magnifiquement illustré, le Livre des morts était déposé dans les tombes égyptiennes, placé sur le sarcophage ou glissé dans les bandelettes de la momie. Les textes qui le composent, apparemment incohérents, ne remontent pas au-delà du XVIIe siècle av. J.-C. Ils s’inspirent des Textes des sarcophages que l’on trouve inscrits dans les grandes cuves où reposaient les momies et qui sont très antérieurs (entre 2300 et 1700 av. J.-C.). Ces derniers avaient été eux-mêmes précédés des Textes des pyramides, qui, figurant sur les parois de la salle du sarcophage de celles-ci, étaient réservés aux rites solennels du culte funéraire royal. Le Livre des morts reflète donc un processus de démocratisation, les formules réservées jadis aux souverains pouvant être désormais reprises par la classe moyenne.

Le mort devait connaître les formules qui lui permettaient de franchir tous ces obstacles jusqu’au royaume des bienheureux et ainsi de rejoindre la barque solaire pour accompagner Rê dans son voyage vers l’invisible.

Le Livre des Morts renferme 165 chapitres et, de son vivant, chaque Égyptien l’apprenait littéralement par cœur, comme une sorte de catéchisme, afin d’être en mesure de prononcer exactement les formules, de réciter opportunément les prières et d’accomplir les rites voulus après sa mort. C’est pour remédier au manque de mémoire des défunts que l’on plaçait un exemplaire sur papyrus du Livre des Morts sous les bandelettes des momies, tantôt sur le sein, tantôt sur le bras, tantôt entre les jambes, pour qu’il pût être utilisé à tout moment. Ces exemplaires, copiés d’avance et en série par les scribes attachés aux temples, comportaient une partie en blanc destinée à recevoir le nom du défunt. Celui-ci était uniformément désigné sous le nom d’Osiris Un Tel. Parfois, cette lacune n’était point comblée. Par contre les rituels funéraires des puissants et des riches étaient d’une plus noble matière et ornés d’illustrations.

Ré, dieu Soleil, était censé traverser le Monde souterrain lors de son voyage nocturne, illustré dans d’énormes  » Livres des morts « . Ceux-ci étaient inscrits dans les tombes royales du Nouvel Empire pour que le pharaon puisse participer au cycle solaire dans l’au-delà. Les Livres des Morts comportent douze parties correspondant aux douze heures de la nuit. Chaque heure est consacrée au dieu Soleil dans sa barque, entouré des êtres qui peuplent cette région. Une composition entière montre près de mille figures : élus, démons et divinités de la région, damnés éternellement torturés. En passant, le dieu Soleil s’adresse aux êtres de chaque heure qui lui souhaitent à leur tour la bienvenue et sont ranimés par la lumière qu’il dispense. Les descriptions très exactes donnent les dimensions des espaces qu’il parcourt. Sa barque emprunte surtout un chemin aqueux mais à partir d’un carrefour, elle se déplace sur des sables éternels, remorquée par un groupe de chacals. Sur certaines représentations, le dieu Soleil descend, au milieu de la nuit, dans les profondeurs extrêmes du Monde souterrain et fusionne avec son souverain Osiris. L’image qui en résulte porte la légende  » Rê qui repose en Osiris  » et  » Osiris qui repose en Rê « . Mais si Rê pouvait être associé à Amon en une divinité portant un nom unique (Amon-Rê), Rê et Osiris étaient trop fondamentalement différents. Leur brève association suscitait le renouveau quotidien mais ne pouvait pas être permanente. Toute la nuit, le dieu Soleil devait lutter contre son ennemi juré, le serpent Apophis (p. 45), mais les dernières heures, il entrait dans un grand serpent dont il ressortait rajeuni, pour renaître à l’aube.

Formule pour sortir au jour

Les portes du ciel se sont ouvertes pour moi, les portes de la terre se sont ouvertes pour moi. Les verrous de Geb, le dieu de la terre, se sont ouverts pour moi, la voûte céleste s’est ouverte pour moi. Celui qui me gardait m’a délié, celui oui avait attaché son bras à moi l’a détaché vers le soi… J’ai [à nouveau] l’usage de mon cœur, l’usage de mon muscle cardiaque, l’usage de mes bras, l’usage de mes jambes, l’usage de ma bouche, l’usage de [tous] mes membres, je peux disposer des offrandes funéraires, disposer de l’eau, de la brise, du flot, du fleuve, disposer de ceux qui agissent contre moi et de celles qui agissent contre moi dans l’empire des morts, disposer des ordres édictés contre moi sur terre… Je me soulève sur mon côté gauche et je me mets sur mon côté droit; je me soulève sur mon côté droit et je me mets sur mon côté gauche; Je m’assieds, je me mets debout, je secoue ma poussière. Ma langue et ma bouche sont des guides habiles. Celui qui connaît ce livre, il peut sortir au jour et se promener sur terre parmi les vivants, et il ne peut pas périr, jamais. Cela s’est révélé efficace des millions de fois.

Livre des morts, Le Cerf, Paris. 1976

Similitudes avec les N.D.E.

Le  » Livre des Morts  » égyptien est à la fois un témoignage d’une longue tradition de bouleversements cosmiques, dont d’autres mythologies font état (Apocalypses – Popol Vuh…) mais aussi une affirmation d’une foi et une haute expression métaphysique. Les Égyptiens croyaient en la survie d’un principe spirituel, ils avaient la certitude de pouvoir gagner l’immortalité  » en suivant la voie de Dieu « , leur morale était noble, à base de préceptes de sagesse. Ils croyaient en une force suprême de l’énergie cosmique, Dieu unique créateur.

Les fouilles de la pyramide du pharaon Pepi I (-2400) ont permis de retrouver les plus anciens textes religieux du monde, connus à ce jour, qui expriment les notions de résurrection et de l’éternel recommencement des cycles cosmiques.

Le domaine des morts est la  » montagne d’Occident « . L’âme, ayant franchi le  » portail de la mort « , arrive dans l’Au-delà. Elle est éblouie par la  » pleine lumière du jour « , reprend conscience de son état, et veut réintégrer son corps, mais les entités chargées de la guider l’entraînent. Elle traverse alors une  » région des ténèbres  » avec détresse et désespoir !… et arrive devant Osiris  » le dieu bon au cœur qui sait « , qui vit dans l’Amenti, le pays d’Occident (l’autre partie du monde des morts est le Duat, lac de feu dans une île de feu avec des champs de feu…). Il se dégage d’Osiris une telle puissance de sainteté, de compassion, de lumière… que l’âme comprend qu’il est le salut pour elle. Elle comparaît devant le tribunal de Maat (la justice) avec ses quarante-deux juges, et Anubis pèse le cœur du mort : s’il y a condamnation, il y aura réincarnation ; s’il y a acquittement, l’âme entrera dans le domaine divin, et deviendra en quelque sorte rédemptrice, l’essence de sa sainteté nourrissant le potentiel divin. Car certaines réalisations cosmiques ne peuvent avoir lieu que par l’intermédiaire d’un être humain ayant atteint le plus haut degré de perfection (c’est  » l’Avatar  » des Hindous, mais cette tradition est commune à l’Égypte, aux Aryens, aux Perses, aux Hindous, aux Bouddhistes, à maître Eckart !…).

On ne peut s’empêcher de constater les très nombreuses similitudes avec d’autres recherches modernes : le seuil de la mort, la lumière (Moody et les expériences à la limite de la mort).

Le défunt divinisé

Le Livre des morts témoigne d’une spiritualité certaine et élevée, car c’est en somme devant lui-même que le mort se justifie, le jugement d’Osiris n’étant que la sanction de celui porté par son cœur. Très frappante aussi est la confiance dans la vie après la mort, grâce au processus de divinisation de l’homme par lui-même. Le Livre des morts témoigne du degré d’initiation atteint par les Égyptiens, très supérieur à celui des peuples contemporains. Il s’inscrit donc – étant de loin le premier – dans la grande lignée des enseignements spirituels. En le lisant aujourd’hui, on assiste au déroulement saccadé d’une suite d’images, où une étrange fantasmagorie accompagne les invocations aux dieux et les enseignements reçus d’eux en réponse.
 
Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Le judaïsme

Les Juifs croient en l’immortalité de l’âme. Les traditionalistes croient également en la résurrection à l’heure du Jugement dernier. Les enseignements diffèrent sur ce sujet, comme sur la nature de la vie éternelle (les deux sont conçus par certains comme un lieu où l’on peut se consacrer pleinement à l’étude des Saintes Écritures).

Quelques juifs croient toujours au Chéol, le séjour de tous les morts, sans distinction. Dieu reste seul maître des destinées, et son jugement final ne dépend pas forcément des actes des hommes, comme le rappelle le Talmud : « Ne vous comportez pas comme des serviteurs […] guettant une récompense. »

Les rites du deuil

Les rites du deuil vont de l’expression de la pire souffrance à l’acceptation résignée de la mort comme faisant partie intégrante de la vie. Les funérailles, brèves, précédées par la lacération rituelle (k’riah) de leurs vêtements par les proches du défunt, se déroulent dans un cimetière juif et ont lieu le plus tôt possible après la mort.

On lave le corps, on le revêt d’un suaire de lin blanc et on le place dans un cercueil de bois sans ornements. On conduit le défunt à sa tombe et, sur le chemin du cimetière, le rabbin chante des versets bibliques et liturgiques, en tête du cortège funèbre. On a coutume de s’arrêter en cours de route pour permettre au deuil de s’exprimer. Traditionnellement, une oraison funèbre est dite, soit dans la chapelle ardente, soit lorsque le cercueil est descendu dans la fosse.

Ensuite les hommes aident à remplir la fosse de terre. On récite les prières in memoriam, et les participants présentent leurs condoléances à la famille endeuillée.

Quoique le Judaïsme progressiste tolère l’incinération, la tradition veut qu’on ensevelisse les morts. À l’enterrement succède la shiva, deuil de sept jours pendant lesquels les amis rendent visite aux parents du défunt, cloîtrés chez eux et assis sur des chaises basses en signe d’humilité.

Durant une période de trente jours après les funérailles (sh’ïoshim), la famille en deuil n’assiste à aucune forme de fête ou de réjouissance, à l’exception du sabbat. Pendant l’année qui suit, elle se rend chaque jour à la synagogue pour le kaddish (prière commémorative glorifiant Dieu). A chaque anniversaire du décès, on fait brûler une bougie pendant vingt-quatre heures, au domicile ou à la synagogue.

A l’occasion des différentes fêtes annuelles, le nom du défunt est cité dans les synagogues. Le jour du Yom Ha-Shoa (jour souvenir de l’Holocauste), on prononce des prières spéciales pour les six millions de juifs exterminés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Rituels funéraires des anciens peuples Israélites

Nous connaissons mal les rituels funéraires des anciens peuples Israélites, car les récits que nous en donne l’Ancien Testament sont surchargés de croyances et d’influences étrangères. Une seule chose apparaît clairement : les tribus qui arrivèrent à Canaan, la Palestine, c’est-à-dire la Terre promise, après la longue traversée du désert, plaçaient déjà leurs morts entre les mains de Dieu, avec un renoncement absolu. Dieu seul qui créait la vie avait le pouvoir de la reprendre. Né de la poussière, l’homme retournait à la poussière. Les Cananéens de Ras Shamra surnommaient d’ailleurs les Hébreux « les êtres de poussière ». Condamnés par la malédiction originelle (le meurtre d’Abel par Caïn) à demeurer un peuple errant, les Hébreux n’avaient pas de terre, et les premiers patriarches n’eurent pas de sépulture.

Si l’on en croit l’Ancien Testament, ils furent égarés ou précipités dans quelque ravin isolé, après que leurs fils les eurent dépouillés de leurs vêtements, et que le peuple eut repris sur eux les signes de leur prérogative sacerdotale. Leur mort était laissée « aux soins de l’Éternel ». Ainsi mourut Aaron. « Et Moïse fît comme Yahvé le lui avait commandé et ils montèrent sur la montagne Hor, aux yeux de toute l’assemblée. Moïse dépouilla Aaron de ses vêtements et les fît revêtir à Eléazar, son fils. Aaron mourut là, au sommet de la montagne, et Moïse et Eléazar descendirent de la montagne. »

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce que le mysticisme ?

Le mysticisme se définit comme l’ensemble des doctrines et des situations, des expériences et des faits par lesquels l’âme humaine accède à la rencontre immédiate de Dieu ou du monde divin.
 
L’expérience mystique

L’expérience mystique est un des aspects spirituels fondamentaux dans la plupart des religions. Elle suppose une connaissance directe du divin ou de la divinité, sans la médiation de la démarche discursive, volontiers rationnelle, ni, ce qui est moins évident, des symboles sensibles. L’intuition y est reine. Néanmoins, dans les systèmes religieux fondés sur un corps de doctrines, elle se manifeste obligatoirement dans le cadre de celles-ci (formellement, celui de la Trinité dans le christianisme). Si, parfois, sa trop grande indépendance vis-à-vis de la pensée abstraite et son ésotérisme au moins apparent entraînent à son égard la suspicion, voire la condamnation (ainsi pour Maître Eckart), elle ne dévie pas fondamentalement de la vraie foi.
 
Formes et manifestations de la mystique

On distingue, d’une part, une mystique de l’immanence, dans l’hindouisme par exemple : sa réalité se confond avec le sujet lui-même, saisi dans ses profondeurs, l’atman ; et, d’autre part, la mystique de la transcendance, propre aux religions juive, chrétienne et musulmane : le sujet  » sort  » de lui-même dans une extase (du latin exstare,  » sortir hors de soi « ) pour s’élever jusqu’à la réalité ultime. Cette élévation, qui peut aller jusqu’à une union comparée au mariage, dit alors  » mariage mystique  » (ainsi dans le Cantique spirituel de saint Jean de la Croix, comporte divers degrés. Des manifestations variées, non essentielles, relèvent du fait mystique ou accompagnent l’extase : la lévitation (du latin levitas,  » légèreté « ), qui consiste dans l’élévation au-dessus du sol sans appui aucun ; les stigmates, qui sont, sur le corps, les marques mêmes de la Passion du Christ ; les songes et les visions, les apparitions, par exemple, etc. L’écriture joue un grand rôle chez bien des mystiques (Jean, l’auteur du quatrième Évangile et de l’Apocalypse, Jean de la Croix, Pascal, etc.). L’initiateur de la  » théologie mystique  » est le (Pseudo)-Denys, auteur d’ouvrages du Ve siècle, attribués à Denys l’Aéropagite.
 
Dans le judaïsme, on identifie un long et authentique courant mystique dont les premiers indices écrits se trouvent dans la fameuse vision du  » char  » (en hébreu merkabah) d’Ézéchiel (VIe s. av. J.-C.). Cette tradition, que les Juifs appellent  » mystique de la Merkabah  » n’a cessé de s’amplifier et de s’enrichir pour donner naissance, dès la rédaction du Talmud (entre le IIIe et le VIe s.) et surtout après (jusqu’au IXe s. et au-delà), à de nombreux textes, prières à visée quasi magique et récits de voyages célestes, rassemblés tardivement sous la forme de livres appelés globalement  » littérature des Hékhalot (Palais célestes) « . La kabbale y trouve une bonne part de son inspiration.
 
La mystique chrétienne de l’amour

Les premiers moines chrétiens et certains Pères de l’Église – saint Augustin notamment – privilégiaient déjà la recherche d’une expérience personnelle de Dieu : ressentir et expérimenter plus que penser la grâce divine. Cette tradition du christianisme primitif, qui ne conçoit pas de vie mystique sans ascèse, se prolonge dans le monachisme orthodoxe.

Mais c’est au Moyen Âge que s’impose véritablement la mystique de l’union à Dieu par amour, avec la grâce du Christ. Saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle, puis saint François d’Assise et sainte Catherine de Sienne au XIVe siècle ne cesseront de crier les exigences de l’amour de Dieu. Les grands mystiques espagnols de l’ordre du Carmel dominent le XVIe siècle : sainte Thérèse d’Ávila conçoit sa vocation religieuse comme un mariage spirituel, et sa thématique de l’itinéraire ascétique, toujours inachevé, vers Dieu sera également au centre de la mystique de Jean de la Croix. Le XVIIe siècle connut un affrontement d’écoles, les uns privilégiant l’ascèse, les autres – les quiétistes – l’abandon à Dieu. En France, ce furent les premiers qui l’emportèrent contre Fénelon et Mme Guyon, adeptes du pur amour. À partir de la fin du XVIIe siècle, la mystique déclina ; saint Benoît-Joseph Labre au XVIIIe siècle et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, à la fin du XIXe siècle, demeurent des figures isolées.
 
La mystique spéculative

À travers l’œuvre du néoplatonicien Plotin (IIIe siècle apr. J.-C.), les thèmes mystiques de la Grèce antique, qui transparaissent chez Platon, sont la source d’un vaste courant de mysticisme spéculatif. Au sein même du christianisme s’y rattache la mystique rhénane et flamande des XIIIe et XIVe siècle – essentiellement représentée par Maître Eckart. Elle privilégie l’unité de l’être et l’idée d’une union immanente avec Dieu dans l’âme humaine.

Moins orienté à ressentir qu’à découvrir par diverses opérations intellectuelles le principe fondamental de la vérité, que celui-ci relève de l’Esprit (théosophie) ou de la Nature (pansophie), ce mysticisme est à la fois une forme de gnose, connaissance sacrée, et d’ésotérisme au sens noble du terme ; il considère en effet que le savoir suprême est caché et que l’on doit s’y initier par une longue ascèse.

La religion juive, qui maintient une distance toute de respect avec Dieu, est relativement étrangère à l’idée d’union extatique avec le Créateur. Le plus grand mouvement mystique juif, la kabbale, constituée aux XIIe et XIIIe siècle, développe en revanche une profonde spéculation. Son livre majeur, le Zohar (ou Livre de la splendeur), est d’ailleurs très riche en inspirations néoplatoniciennes. Sa spécificité réside cependant dans une théorie de la contemplation des lettres du nom de Dieu, retrouvées dans l’Univers entier par un système de correspondances mystiques.
 
La mystique musulmane

L’islam a aussi sa mystique, le soufisme. Il s’agit d’une lignée historique, à travers tout l’islam, des origines à nos jours. L’itinéraire des soufis trouve ses repères dans l’exemple même du Prophète. Représenté d’abord par des ascètes et des sages, au IXe siècle, ce courant s’est organisé en écoles dans les grandes métropoles de l’empire musulman, et d’abord à Bagdad.

Le soufisme place au premier plan non pas les règles et la Loi, mais l’amour mutuel entre Dieu et l’homme. Mais les docteurs de la Loi rejetèrent rapidement le soufisme, prétextant l’impossibilité d’un amour entre le créateur et l’homme. Martyr mystique, al-Halladj est ainsi condamné à mort en 922. Pourtant, à partir du Xe siècle, notamment sous l’influence du théologien mystique al-Ghazali (XIe siècle), le soufisme devient bientôt une connaissance religieuse reconnue par l’islam officiel. Cependant, à partir des théories monistes, presque panthéistes, d’Ibn al-Arabi (XIIIe siècle), le courant dominant de la mystique musulmane ne mettra plus l’accent sur le désir et l’amour de Dieu, mais sur la perte du sujet dans un univers où tout est Dieu.

Le soufisme a conçu une méthodologie mystique qui analyse précisément la succession des différents états spirituels et qui propose des procédés tels que la répétition inlassable et rythmée du nom divin, Allah. Organisé en confréries hiérarchisées, le soufisme est largement diffusé dans les couches sociales populaires.
 
Les religions orientales

La mystique orientale privilégie une démarche d’immanence : elle tend à l’union avec un absolu unique, impersonnel et indifférencié, et présent au fond de tout être vivant, au-delà des apparences extérieures et de l’individualisation.
 
Yoga et mystique hindouiste

Les Upanishad védiques, textes religieux fondateurs datant environ du VIe siècle av. J.-C., développent le thème central de la mystique hindouiste : le «soi» de l’individu humain (atman) est de même nature que le principe absolu régissant l’Univers (brahman). En retrouvant l’unité essentielle de son être, le mystique atteint un état où il échappe à la loi de l’enchaînement des causes et des effets (karma), et à la transmigration douloureuse des âmes – de vies en morts – et des renaissances successives (samsara). La Bhagavad-Gita pose en même temps  » l’identité de tout « .
 
Le yoga est la technique corporelle et spirituelle de cette libération. Il tend à aboutir à l’union mystique de soi à l’absolu à travers toute une série d’étapes décrites dans les Aphorismes du yoga (Yogasutra, encore nommé  » yoga royal « ) – le yoga couramment pratiqué en Occident reprend seulement quelques-uns de ces exercices préparatoires (postures et discipline du souffle).

La discipline mystique du yoga s’entend d’ailleurs en des sens très divers pour l’hindouisme. La Bhagavad-Gita (passage de l’épopée du Mahabharata) définit ainsi un yoga de l’action où il s’agit, sans abandonner la vie sociale, de se détacher des fruits de ses activités. Ce texte sacré propose aussi un yoga de dévotion amoureuse à une divinité personnelle (bhakti), tradition qui se rapproche de la religiosité occidentale. Mais cette mystique émotionnelle est souvent considérée comme une voie d’union, à travers un dieu particulier, à l’absolu indifférencié, plus inaccessible.
 
Mystique de l’immanence

Voie de salut n’impliquant aucune croyance en quelque divinité personnelle que ce soit, le bouddhisme se distingue radicalement de l’hindouisme en rejetant la notion d’un principe du soi (atman) qui transmigre, de façon identique, de vie en vie selon le principe karmique. Aussi le mystique recherche-t-il la délivrance dans le présent immédiat, dans une complète immanence au monde. Or celui-ci est le règne de la souffrance qu’entraîne automatiquement tout désir ou attachement. Le nirvana, état mystique d’éveil et de libération, est donc une extinction de la soif de vivre dans le bouddhisme. Tout homme qui parvient à un nirvana peut être qualifié de bouddha ; ce terme désigne également l’essence spirituelle ultime de toute chose et de tout être.

L’école zen épurera encore l’expérience mystique bouddhiste en développant l’idée de vacuité au sein de la méditation et celle de renoncement salvateur au désir d’atteindre le nirvana, qui se trouve alors réalisé au sein du monde des phénomènes.
 
La fascination pour le mysticisme

Des philosophes – Henri Bergson ou William James –, des écrivains – Romain Rolland, René Daumal ou encore Aldous Huxley – ont en commun de considérer la communion mystique avec l’absolu comme la source unique – et seule véridique – de toute religion. Les croyances et les rites particuliers sont considérés comme des dérivés et des rationalisations inessentielles. Hors de tout contexte religieux, on a même pu qualifier de mystiques certaines expériences décrites en termes purement subjectifs : le  » sentiment océanique  » de Romain Rolland (lettre à Freud du 5 décembre 1927) ou l’impression d’anéantissement,  » comme une goutte d’eau dans la mer « , de Julien Green contemplant un paysage (Journal, 18 décembre 1932).

La prédilection pour le mysticisme a cependant suscité des œuvres d’une grande rigueur intellectuelle, adoptant parfois les recherches les plus contemporaines, en psychanalyse, par exemple, avec les théories dissidentes d’un Carl Gustav Jung. Des perspectives nouvelles sont offertes par l’histoire des religions – Mircea Eliade notamment expose ses thématiques fondamentales dans la Nostalgie des origines. De tels penseurs ont contribué à l’élaboration d’une conception moderne de la mystique.
 
Sous une forme intériorisée, souvent influencée par la spiritualité orientale, le mysticisme connaît, depuis les années 60, un engouement populaire en Occident. Celui-ci témoigne autant d’une contestation des valeurs sociales établies que d’une recherche d’un sens profond à l’existence.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce que le corps astral ?

Dans le cas de mort définitive, l’existence d’un second corps, corps  » subtil  » ou  » spirituel « , est imaginée.

Mais la façon dont ce second corps se dégage de l’enveloppe charnelle peut varier.

L’idée selon laquelle l’homme peut, de son vivant, s’arracher à son corps remonte à l’aube de l’humanité et l’on retrouve des termes désignant ce concept spirituel dans différentes civilisations. C’est à partir de ces concepts qu’apparut très tôt la notion de  » corps astral « , une sorte de pendant immatériel du corps physique selon les occultistes. Normalement, les deux corps coïncident à l’état de veille, si bien qu’il est impossible de les distinguer. Le corps astral se décompose en plusieurs corps : corps éthérique, corps de mémoire, corps astral etc.
 
Le « corps spirituel »
 
L’expression  » corps spirituel  » pour Paul, à la différence des représentations ésotériques ou orientales, ne définit pas un caractère plus ou moins éthéré du corps, mais son origine. Le premier Adam fut un être animal doué de vie, le dernier Adam est un être spirituel donnant la vie. Le premier, tiré de la terre, est terrestre. Le second, lui,  » vient du ciel  » (1 Co 15, 45-49). Autrement dit la résurrection ne serait pas le recommencement de l’ancienne existence mais une nouvelle création, comme la réalisation plénière de la vie nouvelle reçue de Dieu, par la puissance de son Esprit qui se substitue à notre impuissance d’êtres mortels. Ce qui serait appelé à ressusciter dans la vie éternelle, c’est ce qui dans et de notre corps est dès maintenant soutenu, pénétré, vivifié par l’Esprit de Dieu.

Dans le cas de mort définitive, l’existence d’un second corps, corps  » subtil  » ou  » spirituel « , est imaginée.

Mais la façon dont ce second corps se dégage de l’enveloppe charnelle peut varier. Il semble, sur ce point, qu’on puisse admettre les témoignages recueillis à propos des morts provisoires comme également valables pour les morts définitives.

La sortie hors du corps

La sortie, comme le retour, peuvent se faire par le haut de la tête, pratiquement par la fontanelle. Certains ont l’impression de se trouver comme aspirés hors de leur corps ou à nouveau introduits dans leur corps, comme par un entonnoir, mais sans douleur ; d’autres se sont sentis glisser hors de leur corps par le côté :  » Entre le matelas et la barre de côté du lit, relate l’un des témoins, il me semblait que je passais à travers cette barre.  » La sortie peut aussi se faire par la bouche, comme l’idée du cordon d’argent. Cette corde d’argent était le lien de connexion entre les corps physique et spirituel, de même que le cordon ombilical unit l’enfant à sa mère…
 
Pour Celia Green, psychologue spécialiste des phénomènes paranormaux, le corps astral se rattache visiblement au corps physique par un mince fil argenté, le fameux « cordon d’argent » reliant sa nuque au front ou à la poitrine de l’enveloppe chamelle. Ce fil devient de plus en plus long et fin, et finit par disparaître complètement si le double s’éloigne trop du corps, mais réapparaît à son retour.

Le voyage astral

Un voyage astral s’avère généralement agréable : les éventuelles douleurs physiques s’évanouissent, et le sujet éprouve un sentiment de liberté et de légèreté que la peur d’être mort ou la crainte de ne pas pouvoir réintégrer son enveloppe charnelle vienne néanmoins parfois troubler.

En principe le double n’a pas la faculté d’agir sur les éléments du monde terrestre qu’il distingue pourtant comme d’habitude, mais il lui arrive de temps en temps d’atteindre un degré de matérialisation perceptible à la vue ou au toucher d’autres personnes.
 
Les propriétés du corps double ont pu être décrites d’une manière assez précise :

Il est composé de matière impalpable, sous forme d’énergie, de flux ondulatoire. C’est une sorte de champ magnétique, organisé sur lui-même, un corps psychique.

Ce corps a une vie psychologique et spirituelle : Il possède ses cinq sens, même si le toucher et le goût s’exercent différemment. L’imagination est entièrement présente, avec la mémoire et leur exercice cérébral. Des souvenirs disparus peuvent réapparaître intacts. Les émotions passionnelles sont présentent mais elles sont beaucoup plus paisibles. La joie, la paix, la peur et la tristesse s’exercent sans excès, comme si l’absence du corps physique les rendait plus contrôlables.

La vie spirituelle est, quant à elle, intensément présente. L’intelligence comprend ce qui leur arrive, la volonté se porte vers tel ou tel choix. Mais le plus étonnant demeure sans doute l’apparition de propriétés parapsychologiques très intéressantes. Ce corps est fluide : il peut passer à travers les murs les plus épais, obéissant aux désirs de la volonté. Une femme raconte que, s’étant aperçue qu’elle mourrait, elle eut une pensée pour son mari et son fils présents dans la salle d’attente. Elle se retrouva aussitôt auprès d’eux, ayant traversé plusieurs pièces de l’hôpital à travers les murs. Elle décrivit après son réveil des détails sur cette salle d’attente qui ne laissent aucun doute sur sa bonne foi.
 
Ce corps est agile : il peut se déplacer à volonté avec une vitesse incroyable. Un homme se voyant quitter son corps physique pensa intensément à son épouse qu’il avait laissée à l’étranger. Il se retrouva auprès d’elle, ayant franchi en quelques instants des milliers de kilomètres.

Ce corps est léger : il ne présente aucun des inconvénients du corps physique : fatigue, poids, inertie ; Étant entièrement soumis à la volonté, il peut être appelé en ce sens « corps spirituel ».

Ce corps est parfait : il ne présente aucun des handicaps du corps physique. Une jeune fille, aveugle de naissance, put décrire avec force de détails la couleur de ce qu’elle avait vu dans la pièce lors de son expérience. Un ancien combattant, amputé des deux jambes, eut la surprise de se voir tel qu’il était avant son accident.
 
Enfin, ce corps est doué de perceptions extrasensorielles nouvelles et qui lui apparaissent comme naturelle. Les témoins prétendent non seulement entendre les paroles proférées autours d’eux mais lire directement les sentiments et les pensées de chacun. C’est une sorte de télépathie à sens unique puisqu’ils sont, quant à eux, incapables d’attirer l’attention de qui que ce soit.

Chaque personne, chaque objet, leur apparaît nimbé dans une auréole de lumière aux couleurs vivantes ce qui rend leur perception de l’univers presque féerique. Selon les pensées et les sentiments de ceux qui sont dans la pièce ces couleurs prennent des nuances différentes.

Devant de telles propriétés, qui font davantage penser à un conte de fée qu’à la réalité, on serait tenté de rejeter tout cela dans le domaine imaginatif. L’hypothèse d’un effet psychique subjectif dû à la mort clinique a été émise mais elle ne tient pas car les récits liés à la décorporation ont une objectivité vérifiable. Le problème n’est donc pas d’affirmer que ce n’est pas possible. Le problème est que cela est.
 
Certains philosophes américains ont donc essayé de se pencher sur la question. Il leur est apparu d’abord que le phénomène de la décorporation n’est pas nouveau. La psychologie le décrit comme propriété de certains hallucinogènes puissants. D’autre part, de longs traités pluriséculaires, écrits dans les traditions philosophiques chinoises, hindoues et tibétaines en parlent. C’est d’ailleurs là qu’on trouve les plus profondes explications philosophiques du phénomène.

Selon ces traditions, on peut discerner dans l’être humain trois degrés de vie auxquels correspondent trois corps parfaitement adaptés l’un à l’autre pour former une seule personne : le corps physique, le corps astral et le corps mental.
 
Le corps physique est le siège des facultés végétatives comme la nutrition, la reproduction, la croissance. Il est aussi le siège d’un autre corps, appelé le corps astral. C’est le corps physique qui est source de l’existence du corps astral, à tel point que, selon eux, la survie de ce dernier est assez éphémère après la mort du premier. Une simple comparaison permet de comprendre leur point de vue : le corps astral est comparable, dans son rapport avec le corps physique, à un champ magnétique autour d’un électro-aimant. Si l’on coupe l’électricité, le champ magnétique s’arrête à son tour. S’il subsiste, c’est d’une manière éphémère, sous la forme par exemple d’électricité statique.

De même, après la mort du corps physique, le corps astral s’en sépare et subsiste un certain temps en se nourrissant de sa propre énergie, avant de disparaître à son tour d’où l’expérience de la décorporation. Le corps astral est, avec le corps physique, siège des facultés psychiques comme les sensations, les passions, l’imagination et la mémoire.
 
Le corps mental n’est autre que ce que nous appelons l’esprit, siège de l’intelligence et de la volonté. Ils ne lui donnent le nom de  » corps  » que par métaphore car selon eux, il dépasse cette notion pour être entièrement spirituel.

Le corps mental est immortel et indestructible. C’est lui qui, dans la sagesse hindouiste, se réincarne à travers les âges.

Cette explication occidentale traditionnelle, loin de s’opposer à la philosophie occidentale et traditionnelle, semble au contraire prendre la réalité selon un regard complémentaire. Aristote, père de notre philosophie, distingue de la même façon trois degrés de vie mais son analyse s’attache moins à la cause matérielle de la vie. Le mérite de la philosophie orientale semble être ici de rendre intelligible un phénomène que l’occident ne fait que découvrir.
 
Cela ne reste bien sûr encore qu’une explication hypothétique, une piste de recherche qui devrait pourtant encourager la science à s’intéresser au phénomène. En effet, si le corps astral existe et est matériel, il doit y avoir moyen d’en mesurer la présence.

Si on analyse avec précision le témoignage de ceux qui ont frôlé la mort, ils n’affirment pas avoir vu avec leur œil matériel, de la même manière qu’ils voyaient les infirmières s’agiter dans la pièce. Ils parlent plutôt de vision intérieure d’intuition intellectuelle d’une présence. Cette intuition leur semble tellement puissante qu’ils n’arrivent pas à la décrire. Nous semblons être au-delà du monde sensible pour toucher à une dimension spirituelle, a priori inaccessible à la science qui ne mesure que le monde matériel.
 
Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce que l’aura ?

L’effet Kirlian nous dévoile un monde fascinant de beauté, aux confins de la science et de la parapsychologie. Et si nous avions, parallèlement a notre corps physique, un  » corps spirituel  » ? La question reste ouverte. Personne, pas même les scientifiques de haut niveau qui étudient quotidiennement les photographies dues a l’effet Kirlian, n’est capable de dire exactement ce qu’elles produisent.

Une chose est certaine : Semyon et Valentina Kirlian passeront à la postérité comme avant eux Volta, Ampère ou les Curie. Ils ont ouvert sur le monde du vivant une étrange fenêtre, qui relie les plus anciennes croyances aux acquis de la science moderne. Une fenêtre qu’on ne refermera qu’une fois l’explication de l’effet Kirlian acquise.
 
L’aura religieuse

Dans les cultes et religion, l’Aura désignait la lumière qui entourait la tête des êtres solaires dotés de la lumière divine. Cette lumière est composée d’une Auréole pour le corps, du Nimbe pour la tête formant ainsi l’Aura de l’être qui reçoit la lumière divine et l’irradie autour de lui. Nimbe ou Auréole indique donc la sainteté, la sacralité, la lumière spirituelle ou mieux encore l’irradiation de la lumière surnaturelle, l’expansion hors de son corps de ce centre d’énergie spirituelle qu’est censée être l’âme de l’individu, car après tout, il semble que tous les êtres vivants irradient cette lumière.

Aux Indes, l’école du Tentra, considère que l’homme, en tant qu’incarnation de son âme, Jiva, est représenté par un halo d’énergie d’un bleu clair lumineux. La plupart des Yogis décrivent le Nirvi-Kalpa Samadhi, état de méditation profonde, comme s’accompagnant de la vision de ce bleu lumineux. Le corps humain émettrait donc une empreinte énergétique que l’on appelle Aura.
Dans le Chi Kung, Yoga chinois de l’énergie, les pratiquants ont réussi à prouver, au cours de leurs expériences, qu’ils émettaient des radiations plus fortes que le commun des mortels.

Tous les mystiques de la terre attestent qu’ils observent un halo lumineux autour de la tête des gens, mais il n’est pas nécessaire d’être un illuminé pour voir l’aura.
 
L’aura des scientifiques

Nous sommes tous entourés d’un champ d’énergie magnétique et tous nous avons un jour ou l’autre vu cette aura émaner des autres, ou en avons du moins ressenti les effets. Malheureusement, la plupart des gens ne prêtent guère attention à ce genre d’expérience, ou ils l’interprètent mal. Tout un chacun peut y arriver, car il n’y a rien de mystérieux là-dedans. Il suffit de demeurer attentif aux expériences que vous ferez bientôt et de ne pas les rejeter d’emblée. Si vous faites preuve d’ouverture d’esprit et de persévérance tout en consacrant un peu de temps à vous entraîner, vous parviendrez avant longtemps à détecter l’aura.

D’un autre côté, vous pouvez aussi voir des auras si vous avez une migraine, une certaine forme d’épilepsie ou d’autres troubles visuels ou neurologiques. La plupart des exercices d’entraînement à la visualisation d’auras consistent à fixer des yeux un objet placé contre un fond blanc dans une salle sombre. Ce que l’on voit alors est le produit d’une fatigue de la rétine et d’autres phénomènes naturels de perception, et non pas le fruit de pouvoirs psychiques. Un phénomène similaire se produit lorsqu’on fixe certaines images. Lorsqu’il regarde un objet coloré, par exemple, l’œil ne transmet pas au cerveau une série continue d’images identiques. Le cerveau lui-même fournit une part importante de la perception visuelle. En un mot, même si on peut percevoir des auras, il ne s’agit pas là d’une preuve qu’il existe dans le monde physique ou surnaturel un champ d’énergie qui y est associé.
 
La découverte

Tout commence en 1939, quand un jeune ingénieur électricien, Semyon Kirlian, est appelé dans un laboratoire de rasnodar, au nord du Caucase, pour y réparer un appareil d’électrothérapie. En laissant, par accident, traîner sa main près d’une électrode, il reçoit une petite décharge et aperçoit une sorte d’éclair. Kirlian alors se demande ce qui arriverait s’il plaçait une plaque photographique entre sa main et l’étincelle.

Au développement, une image flamboyante de ses doigts apparaît. Un peu comme une vapeur constellée de points lumineux et d’éclairs. Le jeune ingénieur recommence l’expérience plusieurs fois. L’effet se reproduit. Par contre, s’il tente de  » photographier  » des objets inertes, Kirlian n’obtient aucune image.

Fascine par sa découverte, Kirlian entreprend de construire, dans le minuscule deux-pièces qui lui sert d’appartement, une machine qui créerait des champs électriques à haute fréquence, avec une oscillation de deux cent mille étincelles par seconde entre deux électrodes. Tous ses loisirs sont consacrés à ses recherches. Bientôt, sa femme le seconde en permanence. Semyon Kirlian devient vite un spécialiste de la photographie sous haute tension. Il conçoit une visionneuse spéciale, qui permet même d’observer son fameux  » effet  » en direct, sans pellicule ni émulsion sensible.

Et, toujours, apparaît autour de ses doigts, de ses mains ou de n’importe quelle partie du corps soumise à l’effet électrique, une magnifique pyrotechnie, aux couleurs plus chaudes les unes que les autres, et dont les photographies attestent l’étrangeté.
 
L’Effet Kirlian

Tout objet vivant soumis à une décharge à haute fréquence produit de telles images. Mais avec des intensités différentes. Alors que ses travaux commençaient à lui apporter une certaine notoriété, Kirlian voulait toujours impressionner ses visiteurs. Un jour, pour une personnalité de marque, il peaufine sa démonstration. Pourtant, rien de très net ne se produit. L’ingénieur démonte sa machine, refait des essais. En vain. Avec Valentina, sa femme, l’image est par contre d’une extrême netteté. Kirlian est perplexe. Le lendemain, il croit avoir trouve : la veille, il couvait une grippe particulièrement forte. La photographie le  » savait  » avant lui. Une nouvelle piste s’offrait à ses recherches : peut-être serait-il possible de prévoir, grâce à l’effet produit par la photographie à haute tension, les maladies d’un sujet.

La photographie Kirlian est le résultat d’un cliché pris par exposition à un champ de haute fréquence. Sur une plaque conductrice, qui fait électrode, on pose l’émulsion photographique, gélatine au-dessus, puis l’objet, relié à un fil électrique (masse). On met le contact, selon un temps qui varie en fonction de la sensibilité de l’émulsion photographique et on développe. Ces appareils présentent plusieurs dangers : le premier est que si l’on arrivait à diagnostiquer une maladie à son début, avec un brin d’humour, il n’y aura plus besoin de livres ; le second, l’appareil doit bien être conçu pour éviter tout accident ; le troisième, il fait dépenser de l’argent à ceux qui n’en ont pas l’utilité.
 
Peux-t-on percevoir l’ aura ?

En temps normal, les auras ne seraient visibles que pour certaines personnes dotées d’un pouvoir psychique spécial. Toutefois, avec un peu d’entraînement, ou grâce à des Lunettes à aura, équipées d’un filtre au  » bromure de pinacyanole  » (disponible dans toute bonne boutique Nouvel-Âge), tout le monde pourrait voir des auras.
 
La photographie Kirlian est une méthode, un appareil qui permettrait d’établir des bilans énergétiques de santé, elle mesure l’énergie que l’organisme est capable de réémettre dans sa totalité.

Ce que l’on voit avec la photo Kirlian, c’est l’énergie, l’information qui circule dans l’organisme, l’état de la communication intercellulaire vibratoire, une image complète des énergies qui parcourent l’organisme humain, la photo d’un corps physique.
 
La couleur de l’aura

La notion de la santé se reflétant dans l’aura est populaire parmi les vrais croyants. Mais quelle couleur indique quel état ? Il n’y a pas consensus sur la signification des couleurs. Certains  » voyants  » prétendent que les couleurs spécifiques de l’aura ont une signification particulière. Edgar Cayce, par exemple, définit sept couleurs spécifiques et associe à chacune d’elles une note de la gamme, une planète du système solaire, et certains problèmes de santé.

Selon les Yogis, les auras auraient différentes couleurs qu’ils interprètent de la manière suivante :
Blanc : vitalité, santé.
Grise : dépression.
Noire : neurasthénie, tristesse.
Bleu clair : fatigue, sénilité.
Rouge foncé : colère.
Violet foncé : cerveau et système nerveux affaiblis.
 
La couleur bleue est la couleur de la communication. Vous avez des facilités d’apprentissage à tous les niveaux. Vous savez écouter les autres avec intuition et empathie.

La couleur violette au-dessus de votre tête, représente une profonde compréhension spirituelle. Elle signifie l’expérience que vous avez de vous-même maintenant : mystique, capacité d’unification intime entre vous et votre environnement, sens d’unité. Vous attirez vers vous tout ce que vous désirez par votre faculté de fusion entre vous-même et l’objet. Vous pouvez agir sur la réalité par la pensée.

La couleur verte désigne le rayonnement de l’énergie de la guérison. Elle est probablement perçue ou ressentie par les autres autour de vous. La personne émettrice de cette vibration a la volonté de s’enrichir dans les domaines culturels, éducatives et physiques.
 
Différentes théories

Différentes théories ont surgies. Elles reposent sur des données physiques comme l’effet Corona, l’ionisation de l’air, l’humidité des corps, l’énergie du corps subtil, etc…. Chacune de ces théories est incomplète pour justifier la totalité des phénomènes constatés.
Sur le corps, il s’agirait d’énergie subtile. L’existence de cette énergie subtile, que les occultistes appellent  » corps éthérique  » a été mise en évidence. Mais qu’en est-il lorsque l’effet Kirlian se produit aussi sur des corps morts ?

Des expériences menées sur des plantes et sur l’être humain ont permet de déceler des anomalies, notamment pour des endroits malades ou en manque de vitalité. D’où des essais pour diagnostiquer les problèmes. D’autre part, des paramètres comme le voltage, la pulsation électrique, le temps d’exposition, les pressions, la pellicule et l’appareil lui-même modifient les résultats.

Le Docteur Mandel plus tard a mis au point un appareil (Vega M.E.TD 101) breveté permettant la photographie sous haute fréquence des extrémités (mains, pieds…). Les photos ainsi obtenues mettaient en évidence un champ énergétique entourant les extrémités ainsi exposées. Ces photographies étaient sensées représenter la situation énergétique du patient, en rapport avec les données traditionnelles, telles que celles de l’acupuncture. Cela a donné la norme Mandel en Allemagne. De même que l’on trouve la norme Milhomens au Brésil et la norme Ambrosini en Italie. Ces normes sont des normes d’interprétation.
 
Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013

Qu’est-ce que la bilocation ?

En quoi consiste exactement une sortie en astral ? Est-ce qu’une partie subtile de notre être qui se déplace de manière effective dans l’espace, rompant ce lien mystérieux qui unit notre conscience au corps physiologique ?

La décorporation

L’OBE (Out of the body experience), plus connue en France sous le nom de « bilocation ou décorporation », est l’appellation scientifique du voyage astral, à savoir l’expérience durant laquelle une personne croit que sa conscience se localise dans l’espace, en dehors de son corps physique.

Ce phénomène serait une impressionnante propriété de la nature humaine.

Elle se produit souvent comme part d’une expérience de mort imminente. C’est-à-dire lorsqu’une personne est éjectée de son corps à la suite de quelque traumatisme sévère (accident de voiture, chirurgie, crise cardiaque, accouchement, etc.). Les  » projetés  » sont conscients de choses se produisant dans le monde réel, en temps réel ; comme les conversations et événements centrés sur, ou proche de, leur corps physique. Dans de nombreux cas, ces événements et conversations sont précisément rapportés par les personnes après qu’elles sont retournées dans leur corps.

Les références à un corps astral abondent dans la littérature de tous les pays et toutes les époques.

D’après les témoignages, mis à part une impression immédiate de sérénité et de plénitude, la sensation générale est celle de l’état corporel ordinaire. Certains sujets ont affirmé être relié à leur corps physique par une sorte de lien immatériel. Le corps astral, bien qu’ayant le même aspect charnel, est en réalité constitué d’une matière délicate et lumineuse, capable de franchir les obstacles solides.

Les premiers écrits de l’Inde mentionnent les huit siddhis, pouvoirs que l’homme peut acquérir par la méditation. Le sixième siddhi permet de  » voler dans le ciel « .

Dans de nombreuses religions orientales, on confère généralement au sorcier, le chaman ou shaman, le pouvoir de quitter son corps par l’exercice de sa propre volonté et d’accompagner ainsi l’âme des défunts vers la terre des ancêtres.

Dans l’ancienne Égypte, on croyait pouvoir entrer dans le  » plan astral  » par dix grilles et sept portes. Le corps astral lui-même était représenté sous la forme d’un oiseau, symbole de ce qui peut échapper aux lois de la pesanteur. De même, dans la Bible, Paul parle d’un homme qui a été emporté au Paradis et s’interroge :  » Était-ce dans son corps ? Était-ce hors de son corps ? Je sais. Dieu le sait. (II. Cor., XII3).
 
La sortie en astral

En quoi consiste exactement une sortie en astral ? Est-ce qu’une partie subtile de notre être qui se déplace de maniére effective dans l’espace, rompant ce lien mystérieux qui unit notre conscience au corps physiologique ? Est-ce, au contraire, tout simplement une forme un peu particuliére de télépathie ou de clairvoyance ?

Une personne est étendue sur son lit. Par suggestion auto-hypnotique ou extérieure, elle parvient à libérer sa conscience des liens physiologiques et à la diriger vers un quelconque point de l’espace afin d’en ramener certaines informations.

Y a-t-il vraiment  » déplacement  » ou bien cette personne s’imagine-t-elle simplement qu’elle sort en astral alors qu’elle a recours à la télépathie ou à la clairvoyance pour prendre connaissance de ces informations ? Ne complète-t-elle pas une perception extra-sensorielle statique avec des éléments puisés au plus obscur de sa mémoire ? Ne va-t-elle pas rechercher ses renseignements par témoins interposés, dans l’esprit desquels elle pénètre par pure télépathie ?

Tous ces témoignages, qui concordent sur l’essentiel, conduisent inévitablement à poser la question : quelle est la limite entre la vie et la mort ? Quand il y a désincarnation, la vie n’est plus vraiment physique. D’ailleurs, pour se manifester, ce phénomène de projection astrale n’est pas obligatoirement précédé d’une crise grave : il existe des témoignages de  » promenades  » astrales parfaitement spontanées. Et comment expliquer ces défis aux lois connues de l’espace et du temps ?
 
Description du phénomène

Le phénomène de décorporation ou de sortie hors du corps se produit sous l’action de certaines causes (choc accidentel, maladie, absorption de drogues, opération, expérience mystique etc.).

Le sujet a conscience de se retrouver hors de son corps auquel il reste relié par un cordon. Quel que soit la nature de la matière de ce corps double, elle reste de la matière, d’où ses propriétés sensibles (existence de sensations, d’imagination, de mémoire etc.).

La décorporation s’accompagne généralement de vibrations rapides, de pression cérébrale, d’une conscience aiguë d’exister, de pouvoir voyager sans efforts, de connaître des personnes et des lieux différents, sans toutefois pouvoir communiquer avec les autres vivants, mais avec souvent une impression puissante d’ouverture aux autres, d’amour, de compréhension de l’univers, de pouvoir… alors que le corps physique abandonné paraît sans intérêt, lourd et pénible à réintégrer.

Les étapes de la sortie hors du corps sont décrites grâce aux témoignages recueillis par E. Bozzano (1957) et A. Sotto (1978).
Relaxation de préférence dans l’obscurité, corps allongé. Détacher son esprit de toute pensée parasite, essayer de faire le vide cérébral. Suivre mentalement son corps des pieds vers la tête, en ressentant le poids extrême de chaque membre.

Le sujet sent alors très nettement le détachement du corps qu’il perçoit inerte et sans intérêt. Son esprit possède toutes les sensations de son corps inutile, auquel il est relié par une Corde d’argent dont la présence est rassurante.

Le temps, l’espace, la matière ne sont plus les mêmes. Le sujet se sent léger et heureux, chaque désir devient immédiatement réalité
La réintégration est difficile, avec l’impression de rentrer dans une prison étroite et lourde.
 
Des célébrités
 
Le mystique suédois Swédenborg (1688-1772) qui a décrit les phases de ses expériences de décorporation (aspiration de son  » double spirituel  » hors du corps physique, vision de vie passée devant un Etre de Lumière qui est Vérité et Bonté),
Plus récemment, on peut citer Emily Brontë (1818-1848 – Grande Bretagne), H.C. Calloway (né en 1885 U.S.A.) D.H. Lawrence (1885-1930 – Grande Bretagne), S.J. Muldoon (né en 1903 – U.S.A., Arthur Koestler (1905-1983 – Hongrie), R. Monroe (né en 1915 – U.S.A.)
 
H. Renard décrit le cas Jeanne Guesné (née en 1913)
J. Guesné a eu des centaines d’expériences de sortie hors du corps, en toute lucidité, pendant plus de 40 ans, atteignant un niveau de conscience supérieure, avec la sensation d’être libre, d’entrer dans une connaissance plus élargie de l’Univers. Pour elle, cet  » état d’être  » supérieur ne peut s’obtenir que s’il y a un synchronisme vibratoire entre l’enveloppe physique et le principe conscient extériorisé.
 
Premières études scientifiques
 
Les premières tentatives pour étudier scientifiquement la bilocation n’eurent lieu qu’en 1965, lorsqu’un psychologue de l’université de Davis en Californie, le docteur Charles Tart, se consacra à ce sujet.

Il fit d’abord passer une série de tests à une jeune femme qui l’avait contacté et affirmait qu’elle se projetait chaque soir hors de son corps physique.

Dans son laboratoire, elle parvint à donner correctement le nombre cible de cinq chiffres placé hors de sa vue. Mais le docteur Charles Tart demeura prudent sur cette expérience car en inspectant la pièce le lendemain il s’aperçut que ce nombre aurait éventuellement pu être lu grâce à un phénomène de réflexion.

Par la suite, Robert Monroe servit de sujet d’expérience à Charles Tart. Robert Monroe affirma avoir vécu des EHC au cours des deux sessions auxquelles il avait participé. S’il ne parvint pas à lire la cible (cinq chiffres inscrits sur un document placé hors de sa vue), il évoqua l’une de ses décorporations. En 1967, les résultats de l’expérimentation firent l’objet d’une communication de Charles Tart qui indiqua qu’une grande partie du cycle de sommeil se déroulait en état hypnagogique. Là également, Charles Tart adopta une attitude prudente estimant les résultats d’ensemble peu significatifs.

Les expériences mystiques qui permettent la sortie du corps suivent des techniques ou des régimes particuliers conduisant à l’anoxie, qui est la diminution du taux d’oxygène dans les cellules et les tissus, et particulièrement dans le cerveau qui y est très sensible. Ces techniques peuvent être l’alimentation riche en légumes, le jeûne, le yoga de la respiration, la suffocation par la fumée, l’immersion, le séjour en altitude, la danse tourbillonnante. Elles entraînent hallucinations, visions, apparitions… et sont comparables aux effets obtenus avec certaines drogues, en particulier le L.S.D. Il y aurait, dans ce cas, activité musculaire réduite et formation d’ondes alpha lentes.
 
Y-a-t’il décorporation ?
 
Les expériences scientifiques montrent des similitudes troublantes entre les processus d’E.S.P. (perception extrasensorielle) et les informations acquises par une  » sortie hors du corps « . Les résultats du docteur Osis (A.S.P.R. – New York – U.S.A.) avec Ingo Swann (1972) ou A. Tanous (1978), ceux du docteur R. Morris (P.R.F. Caroline du Nord – U.S.A.) avec K. Harary, conduisent à la conclusion que si la décorporation réelle ne peut être prouvée, elle est bien comparable à un  » rêve lucide « .
 
En effet, les tests physiologiques (E.E.G., rythme cardiaque, mouvements des yeux…) montrent que les sujets ne sont pas complètement endormis. Il apparaît donc que les sensations éprouvées continuent à transiter par le cerveau.

Les expériences du docteur C.T. Tart (Université de Virginie – U.S.A.) démontrait une activité cérébrale du sujet différente de l’état d’éveil et de l’état de rêve. Y-aurait-il un stade intermédiaire, un état particulier de fonctionnement du cerveau, un état de conscience particulier qui dépasse le corps biologique pour accéder à d’autres niveaux de connaissance.

Crédit auteur : L’équipe d’Outre-vie.com 2003-2013