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Carl Gustav JUNG
a vécu une NDE en 1944, à la suite d'un grave accident cardiaque.
( lire "insolite")

 

 

 

 

 

 

Le psychologue suisse Carl Gustav Jung était très connu pour l'intérêt qu'il portait à l'après-vie. Bien qu'il ait déclaré que l'immortalité de l'âme ne pourrait jamais être prouvée, il croyait possible de communiquer par télépathie entre notre monde et celui des morts.

Dans son autobiographie, il parle d'une très curieuse expérience personnelle, susceptible de servir d'appui à sa croyance.

Une nuit, dans son lit, il pense a des funérailles auxquelles il a assisté la veille. Tout à coup, il a une vision : son ami mort se tient au pied de son lit et le regarde. Il le voit se diriger vers la porte et lui faire signe de le suivre. En imagination, Jung obéit. Il sort de la maison, suit son ami jusque chez lui. Ils entrent dans la bibliothèque. Son hôte grimpe alors sur un escabeau et lui montre un livre, le second d'une série de cinq volumes reliés en cuir rouge, rangés sur la seconde étagère en partant du haut. Là s'achève la vision de Jung.

Le lendemain matin, dévoré de curiosité, Jung se rend chez la veuve de son ami pour voir la bibliothèque, une pièce dans laquelle il n'a jamais mis les pieds. Une fois à l'intérieur, il constate que tout est tel qu'il l'a « vu » pendant la nuit, y compris les étagères et l'escabeau sur lequel il monte pour lire les titres des livres. Il trouve celui qu'il a vu dans son rêve. C'est la traduction d'un roman d'Emile Zola, La Fortune des Rougon.

 

Jung connut d'autres expériences similaires au cours de sa vie, mais il n'aimait pas les évoquer. « Je préfère ne pas trop en parler. Cela confronterait le monde scientifique à trop de problèmes. ». Il abandonna le principe d'un inconscient gouverné par les lois déterministes d'une mécanique biologique, et opta pour une certaine idée de la réincarnation.

(...) Mais dans la plupart des cas la question de l'immortalité est si pressante, si immédiate, si indéracinable qu'il faut essayer de se faire une conception à ce sujet. Comment sera-ce possible ?
Mon hypothèse est que nous pouvons y parvenir grâce aux allusions que nous envoie l'inconscient, par exemple dans les rêves. Le plus souvent, nous nous cabrons à l'idée de prendre ces allusions au sérieux car nous sommes convaincus qu'il n'est pas de réponse à cette question.
(...) Je ne vois nulle possibilité de contester qu'au moins une partie de notre existence psychique se caractérise par une relativité de l'espace et du temps. À mesure qu'on s'éloigne de la conscience cette relativité semble s'élever jusqu'à la non-spatialité et une intemporalité absolues.
Je tiens pour probable qu'il existe également dans l'au-delà certaines limitations ; mais les âmes des morts ne découvrent que progressivement où résident les limites de l'état de libération. Quelque part " là-bas " règne une nécessité impérieuse qui conditionne le monde et qui veut mettre un terme à l'état d'existence dans l'au-delà. Cette nécessité créatrice décidera -- c'est ainsi que je le pense -- quelles âmes seront à nouveau plongées dans l'incarnation et la naissance. Je pourrais imaginer que certaines âmes éprouveront l'état d'existence à trois dimensions comme étant plus heureux que l'état " éternel ". Mais cela dépend peut-être de ce qu'elles auront emmener avec elles comme somme de perfection ou d'imperfection de leur existence humaine...
Nous ne sommes absolument pas à même de démontrer que quelque chose de nous se conserve éternellement. Tout au plus pouvons-nous dire qu'il existe une certaine probabilité que continue d'exister quelque chose de notre psyché au-delà de la mort physique. Ce qui continue d'exister est-il en soi conscient ? Nous ne le savons pas davantage..



 

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