La similitude des expérience vécues dans des conditions
de fonctionnement cérébral totalement différentes
amène le Dr Jourdan à avancer les hypothèses suivantes
?..
Ces expériences semblent être rendues possibles
par une déconnexion des informations sensorielles, en clair et
plus généralement, par le fait que la conscience soit
isolée de ses interactions avec le monde physique.
La logique oblige alors à deux hypothèses
:
- soit il existe au niveau du cerveau une zone parfaitement protégée
de toute influence toxique, zone qui, restant fonctionnelle quelles
que soient les circonstances, serait le lieu des derniers fantasmes
du moi condamné à brève échéance,
mais alors comment rendre compte de tous ces témoignages qui
montrent un apport et une mémorisation d'information tout à
fait inexplicables ?
- soit tout se passe comme si le « lieu
» de la NDE n'était pas le cerveau, ou au moins comme si
ces expériences ne dépendaient pas de son état
physiologique et fonctionnel.
Ces éléments laissent donc penser que
tout se passe comme si le cerveau pouvait être considéré
comme une interface nécessaire à la conscience pour interagir
avec l'univers physique. Tout se passe comme si
cette interface, parfaitement adaptée à cet univers qui
comporte trois dimensions d'espace plus une de temps, limitait la conscience
et les perceptions à ces dimensions-là . Tout se passe
comme si dans certains états particuliers, ce filtre était
moins efficace ou carrément débranché, sans
que la conscience soit atteinte (ou éteinte !), permettant à
cette dernière d'accéder à une certaine liberté
vis-à-vis de ses limitations habituelles, c'est-à-dire
la perception d'une nouvelle dimension .
De même lors d'une NDE, si la conscience acquiert bien
une certaine liberté en accédant en quelque sorte à
une 5e dimension, cela se traduit dans les faits par la faculté
de « se trouver » partout à la fois dans nos
quatre dimensions habituelles, ou plus précisément de
percevoir globalement cet univers en quatre dimensions .
De même, si l'on se trouve dans un
univers à cinq dimensions il est possible d'embrasser "
d'un seul coup d'oeil" les quatre dimensions ne notre univers
ordinaire. Tout se passe donc (et les exemples
n'en manquent pas) comme si les perceptions, dans cet état là,
transcendaient l'espace et le temps, et par là même n'étaient
pas limités par les caractéristiques des capteurs sensoriels
ou du filtre cérébral. Si tout cela
se révèle plus ou moins juste, alors beaucoup de choses
s'éclairent : logiques les témoignages parlant de vision
sur 360° ou d'identification à l'objet, évidentes
les revues de vie ou tout semble quasi simultané mais néanmoins
précis jusque dans les moindres détails, compréhensibles
les accès inexplicables à une impression de « savoir
total », prévisibles les visions de l'avenir qui
s'avèrent exactes, etc..
Or c'est exactement ce que l'on peut imaginer d'une perception
depuis une dimension « supplémentaire », qui se traduit
dans les faits par la faculté de « se trouver partout à
la fois dans nos quatre dimensions habituelles ».
Avec pour conséquence logique de « voir » depuis
partout à la fois.
