La mort, en elle-même, est un instant de passage d'un état
vers un autre.De l'état de vie à l'état de
non-vie.
Toutes les expériences mystiques n'ont d'autre sens que de renoncer
à l’ego et ainsi atteindre l'état de "béatitude, de nirvâna". L'ensemble
des philosophes qui analysent cet état transcendantal pensent comme
Aristote que le bonheur parfait, la contemplation, (équivalent de
la béatitude) permet de s'immortaliser. S'immortaliser ne signifie
pas vivre éternellement ou éliminer la mort corporelle, mais dépasser
les angoisses qui la font exister.
Les différentes sortes d’angoisses génèrées
par la mort dans notre esprit peuvent se résumer ainsi : Angoisse
de la souffrance. Angoisse de quitter des êtres et des choses (le
jouir, le matériel, les sensations, les sentiments etc.). Angoisse
de l'instant du passage. Angoisse d'étre jugé dans l'au-delà par
une puissance supérieure (la culpabilité). Angoisse de l'au-delà
(peur de l'inconnu).
En se référant aux expériences des sages et
des ascètes des différentes cultures et religions,
nous savons que l'abandon de toute matérialité, de
tout ego, de tout désir, de tout attachement et de toute
action, conduit inévitablement à un état de
nirvâna, d'amour absolu, de béatitude suprême,
de plénitude avec disparition de toute angoisse de mort.
L'instant précédant la mort est un instant de béatitude,
d'amour absolu, de nirvâna (cet instant est plus ou moins
long en fonction du moment où l'esprit se résout à
quitter toutes les valeurs qui forment le moi).
La vie, dans son grand amour pour l'homme, l'a conçu de
manière à ce que, durant tout son parcours, il apprenne
progressivement le détachement, le lâcher prise.
Lentement, nos désirs, nos forces, nos tendances nous abandonnent,
la vieillesse est une sorte de lente dépression de l'ego,
qui conduit l'homme, en principe, à la sagesse et à
la contemplation.
Extraits divers choisis sur le site http://mecaniqueuniverselle.net