Amélie,
Mélo & Mélodie d'Amour
Avec son amie intime, Virginie, elle avait mis au point une devise :
Faire chaque jour une "bonne action". Elle a de ce fait accumulé beaucoup
de blessures, et malgré tout elle a continué à donner de la joie, du
rire, du soutien, payer de sa personne.

L'accident
Son " départ " brutal, après les 12 heures
d'hébétude, m'a " placé " dans un état
que j'appelle " de grâce ". Comme si j'étais
guidée, dirigée, les yeux et les oreilles qui s'ouvrent
lentement
De ma vie " matérielle " passée, il ne reste
RIEN, sauf Arthur, le chien qu'Amélie a voulu en juin 1999.
Après son départ, malgré l'horreur,la douleur
qui fait que l'on se sent imploser, cet "état de grâce"
a duré pratiquement 15 mois.J'ai accepté, je ne me suis
pas révoltée, je l'ai incitée à aller vers
sa nouvelle vie, vers la lumière, à trouver le vrai bonheur,
la plénitude... J'ai aidé ses amis...
Tout a été gommé.
Amélie, ma tendre fille unique est partie dans le contexte d'un
accident de voiture.C'était la nuit du 22 au 23 septembre 2003
à 0h55. Elle avait 21 ans et allait en avoir 22 juste 1 mois
plus tard.
Elle avait voulu aller rejoindre l'amour de sa vie et l'a trouvé
en compagnie de son ancienne maîtresse.
Elle n'a pas été capable de leur dire un seul mot, d'après
leurs dires elle est restée tétanisée puis elle
a repris directement le volant dans un état de choc indicible.
200 mètres plus loin, sur un sol inondé par une averse
toute récente, elle a dévié de sa trajectoire,
la voiture s'est retrouvée au milieu de cette chaussée
assez étroite et a rencontré un gros camion de la poste
qui passait par là.
Amélie est une jeune fille hypersensible et qui avait déjà
vécu beaucoup de souffrances émotionnelles. Elle devait
pleurer à chaudes larmes ou a fait un malaise du à l'émotion.
Elle est partie dans les minutes qui ont suivi, seule, désemparée,
dans l'obscurité. Pendant ce temps, moi je dormais à 60kms
de là...la croyant au lit ou à une fête avec ses
amis...
Nous vivions toutes les deux, nous nous sommes quittées le lundi
à 20h30, je l'avais accompagnée jusque la porte pour le
bisou et quelques mots.
Je n'ai pu revoir Amélie que le mercredi midi. Le parquet s'était
saisi de l'affaire.
Les hurlements
Après les hurlements de douleur, l'hébétude, je
suis arrivée dans ce que j'appelle un état de grâce
qui m'a permis d'organiser avec mes amis un dernier rendez-vous avec
tous ses amis, je suis arrivée à réunir autour
d'elle tous ceux qu'elle a aimés et qui l'aimaient. Je voulais
qu'elle soit entourée, elle qui était partie dans la solitude
la plus complète.
Nous vivions dans un amour inconditionnel, nous avons aussi connus des
difficultés dans notre vie mais avec beaucoup de superbes moments
de complicités.
Durant tout le chemin que nous avons parcouru ensemble, même quand
nos mots ne se comprenaient pas, nos curs ou nos âmes restaient
en communion, en fusion.
Elle m'a donné tout l'amour dont on peut rêver. Avec tous,
elle n'était que don.
Elle parlait aussi beaucoup spiritualité, évolution personnelle
vers le bien et survie après la mort avec son amie intime.
J'ai eu plusieurs prémonitions de risques pour Amélie.
Deux mois avant l'accident, j'ai même été jusqu'à
aller voir un prêtre pour lui parler de ma fille, des difficultés
qu'elle avait rencontrées en lui demandant de l'aider tellement
je vivais ses désarrois. Et ce jour-là : Rien, aucun pressentiment.
Amélie avait elle-même, sans en parler, un pressentiment
de départ. Il se lit entre les lignes de la lettre qu'elle m'avait
écrite 5 jours plus tôt pour mon 50° anniversaire.

Le contact
Elle m'a donné beaucoup de signes et a été jusqu'à
"m'appeler" presque littéralement par TCI.
Elle m'a dit des mots pour me faire savoir sa présence : "suis
t'ici", "c'est moi", des mots d'amour :"Que j'aime
ma maman, que j'aime mon amour", ect...avec sa voix telle que je
la connaissais.
Notre chien Arthur a lui aussi parfois des attitudes d'attente et de
regard précis vers ce que je ne vois pas.
De " hasards " en " hasards " qui n'existent plus
selon ma perception actuelle des choses, j'ai dévoré beaucoup
de lectures qui m'ont aidée, éclairée et permis
d'évoluer.
Je vous avoue que j'ai beaucoup apprécié, parmi d'autres,
" les morts nous parlent " du père Brune mais que je
trouvais le principe de la TCI assez
rocambolesque et ne me plaisait
guère.
Le 23 août 2004, 1 mois exactement avant le premier anniversaire
de la nouvelle vie d'Amélie, au réveil, j'ai eu le besoin
impératif de trouver un magnétophone et une cassette vierge.
Ne me demandez pas pourquoi.
Dans le passé, je ne faisais que ce que j'avais prémédité,
mais depuis, dans ces cas là je ne me pose plus de question,
je réponds.
J'ai mis son morceau de musique fétiche et je lui ai parlé
en commençant l'enregistrement puis j'ai laissé faire.
Quand j'ai réécouté, je suis tombée à
genoux, elle m'avait parlé avec la voix que je lui connaissais.
Je n'avais qu'un bête magnétophone de poche basique avec
micro incorporé. Le bruit de fond était bien présent
mais Amélie aussi : " Suis t'ici "
Voilà comment la communication a débuté.
Alors j'ai commencé à chercher des informations complémentaires,
de l'aide, à prendre des contacts
J'ai eu le père Brune au tél., il m'a dirigé vers
une médium belge qu'il reconnaît.
Je continue à chercher
Chercher à mieux communiquer
avec nos aimés de l'autre monde et avec tous les gens de bonne
foi et de bonne volonté de celui-ci.
J'ai reçu plusieurs messages d'Amélie (les plus longs
ne dépassant jamais 5 à maximum 6/7 syllabes)
Concrètement, je ne communique avec ma fille que " quand
je le sens " Ce qui veut dire quand je pense me sentir dans les
dispositions pour ou si on préfère : en phase avec elle
et l'au-delà.
En moyenne, sans vrai calcul, je dois faire 2 communications par semaine.
Ma règle d'or est que je suis à sa disposition, qu'elle
n'est pas à la mienne.
Elle a été appelée dans l'autre monde, c'est sa
nouvelle vie, tout ce qu'elle me donne quand c'est possible sont de
superbes cadeaux.
Un cadeau pareil, même si mon expérience est minime, je
souhaite l'apporter en partage.
Il faut aussi que j'aie le courage de persévérer et il
y a plus de courage et d'intelligence du cur à plusieurs
que seule.
L'interruption des messages
Depuis janvier jusqu'au 14 février les communications TCI ont
été quasi inexistantes.
Dans le même temps, cela a concordé chez moi avec la naissance
d'un malaise indéfinissable de quelque chose qui ne se passait
pas bien, comme si quelque chose perturbait Amélie ou avait perturbé
nos communications. Mon comportement aussi a changé. Petit à
petit, je me suis sentie " tomber " dans de mauvaises réactions
aux situations. J'ai commencé à ressentir de l'agressivité,
des révoltes faces aux situations de vie, une nervosité
dépassant toutes les bornes. Cela m'a perturbée et m'a
poussée à chercher des réponses aux questions qui
me taraudaient.
J'ai trouvé un grand réconfort auprès de Marie
qui a aussi témoigné de son fils Benoît sur ce site.
La surprise
Amélie a toujours accordé beaucoup d'importance à
la saint Valentin. C'est la raison pour laquelle il m'importe, comme
aux fêtes chrétiennes, d'actualiser la décoration
de la vasque qui orne son columbarium. J'ai donc disposé, avec
amour, plusieurs curs à ma Valentine.
J'ai reçu le même cadeau !!!
Le 14 février, au réveil, une surprise magique m'attendait
dans le hall d'entrée qui serait une des premières choses
que je verrais de la journée puisque Arthur, le caniche, doit
sortir dès mon réveil.
Il y avait sur le tapis de sol un cur aux contours parfaitement
dessinés ; le matériau était
un vomissement
d'Arthur. Je garde précieusement ce tapis.
Depuis, la communication TCI a repris, les messages sont peu puissants
mais présents.
Je sens toujours Amélie aussi présente et le dialogue
semble se prolonger par télépathie ce qui est moins probant
parce qu'il est difficile de faire la part des choses.
Merci ma fille.
Un message d'Amélie
........ que j'aime ma maman .........", version épurée.
Nicole