

Les religions monothéistes, malgré des nuances, prêchent
l'immortalité de l'âme conjointement à la résurrection
du corps:
la conscience survit
à la mort du corps.
Pensées de St Thomas d'Aquin
Réflexions suite à une N.D.E
L'ame des Inuits
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Les grandes traditions, en Orient comme en Occident, ont attribué
une forte dimension morale à l'au-delà, dont l'une des
principales fonctions est de corriger l'imperfection du monde qui affecte
tout homme ici-bas. La croyance en la réincarnation ou la résurrection
dans l'au-delà sert bien souvent de compensation à l'injustice
du sort terrestre et donne sens à un monde perçu comme
absurde. L'agonia signifie combat : marquée par la révolte
et le désespoir, elle est pourtant l'occasion de surmonter la
culpabilité et d'accueillir le pardon. La croyance en l'éternité
de l'âme est le socle de ces représentations.
Pensées de Saint Thomas d’Aquin
Selon l’Eglise, au moment de la mort se fait la séparation totale de
l’âme et du corps, la personne est amenée à choisir d’une manière définitive
entre deux voies: celle de l’orgueil ou celle de l’amour. Tout ce qu’elle
a fait dans sa vie passée pèse lourdement comme un conditionnement qui
l’élève vers l’amour ou qui l’élève vers la révolte. Mais ce n’est qu’un
conditionnement ;
Saint Thomas d’Aquin précise que ce péché ultime, ce péché contre l’Esprit
Saint qui est amour peut prendre plusieurs grandes formes: Refus de
croire malgré l’évidence ; Refus d’espérer le bonheur éternel proposé
ou, au contraire, présomption qui prétend atteindre la vision de Dieu
par ses propres forces, sans devenir petit ; envie face au bonheur de
ceux à qui nous avons fait du mal pendant notre vie ; Impénitence par
rapport à ses péchés passés.
Ce que nous savons, c’est que l’homme qui fait de lui-même son Dieu
se damne, se retrouve seul. Il n'y a pas d'amour en enfer, sauf l’amour
égoïste de soi-même. C’est aussi un lieu brûlant, affirmé par la Bible,
un lieu ou le vers rongeur du remords ne s’arrête jamais, Le mystère
de ce vers rongeur, c’est le souvenir lancinant de la rencontre avec
Jésus à l’heure de la mort, le souvenir de ce regard d’amour que le
damné a méprisé, et continue de mépriser, mais qu’il n’oubliera jamais.
Les âmes qui sont en enfer sont incapables de lier le moindre contact
avec nous. Les évangiles en témoignent avec force: « Entre nous et vous
a été fixé un grand abîme, pour que ceux qui voudraient passer d’ici
chez vous ne le puissent pas et qu’on ne traverse pas non plus de là
bas chez nous ».
Saint Thomas d’Aquin en explique la raison: L’âme humaine, quand elle
est séparée de son corps, n’a plus aucun moyen naturel de communiquer
avec le monde des vivants. Elle ne dispose pas, comme les esprits angéliques,
d’une puissance spirituelle par rapport au monde matériel. Le corps
qui jouait ce rôle durant la vie a disparu. Elle se retrouve donc dans
un autre monde et ne sait pas ce qui se passe dans le nôtre. Si un contact
se réalise, ce ne peut être que par l’aide d’un intermédiaire, Dieu
ou ange.
- Réflexions suite à
une N.D.E
Pour beaucoup, l'interprétation de
la définition religieuse de l'âme, les notions de paradis
et d'enfer sont devenus source de confusion et de doute pour de nombreux
fidèles.
La perspective d'un avenir post-mortem réduit
à un choix aléatoire entre paradis et enfer, ou une l'annihilation
définitive du corps et de l' âme laisse place à d'autres
croyances comme les thèses réincarnationnistes.
Pour
les personnes ayant vécus une N.D.E., la conscience pourrait connaître
une survie plutôt positives sous condition de mener une existence
terrestre positive.
- Inuits,
régions polaires arctiques
Pour
les Inuits, la vie éternelle est dominée par Sila, maître
de l'Univers et de l'air. Il a un grand pouvoir sur les âmes
qui doivent se dégager de leurs « fluides terrestres
» pour gagner le royaume des morts. En effet cette âme
présente un aspect terrestre, transmis après le décès
à une autre personne, et un aspect spirituel qui continue dans
le ciel sa progression vers leur « paradis ». (H. Hansen
et al., The Greenland Mummies, Trustees of the British Museum, 1991.)
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