Peuples

de l'Au-delà


Civilisations pré-colombiennes
Indiens Guarayù de Bolivie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les civilisations pré-colombiennes d'Amérique centrale

" Les conceptions aztèques relatives à l'au-delà reflètent la complexité de la société aztèque au début du XVIe siècle ", écrit J. Soustelle1. On constate en effet que le sort réservé aux morts variait suivant la manière dont ils étaient décédés : selon leur destin et la volonté des dieux. " Le Tialocan était réservé à ceux qui étaient morts noyés, frappés de la foudre ou victimes de maladies considérées comme d'origine aquatique. Dans cet immense jardin toujours verdoyant et bien arrosé s'ébattent les bienheureux protégés de Tialoc ", grand dieu de l'eau fécondante, de la pluie et de l'orage, au centre de la religion de Teotihuacân - ville située sur le plateau central du Mexique qui fut du Ier au VIIe siècle le foyer d'une brillante civilisation. " Les guerriers morts au combat ou sur la pierre du sacrifice, ainsi que les négociants morts pendant leurs lointaines et dangereuses expéditions, devenaient "compagnons de 'aigle" et tonnaient cortège autour du soleil depuis son lever jusqu'au Zénith. " La réincarnation joue pour les guerriers et les nobles. Après avoir séjourné pendant quatre ans dans les " demeures du soleil ", ils renaissent sous forme d'oiseaux brillants, de colibris. Mais les femmes mortes en couche quittent les mêmes demeures pour se réincarner en êtres divinisés frappant parfois de paralysie ceux qu'elles rencontraient dans les rues de Mexico. " Quant aux autres défunts, ils étaient censés parcourir sous la terre, dans le monde obscur de Mictian - le séjour des morts, zone de froid et de ténèbres située sous les steppes du nord du Mexique, un trajet semé d'épreuves : rochers qui se heurtaient, vents furieux et glacés, et monstres dévorants. " Ils avaient à franchir les neuf fleuves, neuf étant le chiffre de la nuit et de la mort, avant d'être définitivement anéantis dans le Neuvième Enfer.

 

 

Les Indiens Guarayù de Bolivie

Les Indiens Guarayù de Bolivie nous parlent du parcours de l'âme après la mort, lorsque celle-ci doit choisir entre deux chemins pour arriver jusqu'à Tamoi, le Grand Père, qui vit quelque part vers l'Ouest. L'un des chemins est large et aisé, l'autre, étroit et dangereux. L'âme doit choisir le sentier difficile et surmonter de nombreuses épreuves avant d'arriver à destination, où l'attendent rafraîchissements et réconfort. Une fois lavée dans le bain de jouvence du Grand Père, l'âme régénérée pourra recommencer à rire, chasser, vivre et aimer dans la terre de l'Ouest.


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