de l'Au-delà


















Les pharaons ne pouvaient être détruits, même par la mort. Leur prétention à l'immortalité reçut un vif encouragement lorsque les Egyptiens découvrirent la technique de l'embaumement des cadavres.

 

 

 

En tant que rois divins, les pharaons ne pouvaient être détruits, même par la mort. Leur prétention à l'immortalité reçut un vif encouragement lorsque les Egyptiens découvrirent la technique de l'embaumement des cadavres. Leur vie étemelle s'abrita dans les immenses pyramides des premières dynasties. Plus tard, le culte des morts et la croyance en l'immortalité se répandirent : sous la XVIIIe dynastie (1567-1320 av. J.-C.), ceux qui pouvaient se payer des funérailles en bonne et due forme avaient l'immortalité assurée. On écrivit des manuels pour les y guider, les Textes des sarcophages, ainsi nommés parce qu'ils étaient souvent placés dans les cercueils ; le plus célèbre est ie Livre pour sortir au jour, souvent appelé le Livre, des morts égyptien.


Les Égyptiens confortèrent leur croyance en développant des techniques magiques qui devaient les aider pendant la mort, ainsi que le culte de dieux et de déesses capables de les secourir. Parmi les plus connus de ceux-ci, il y a Isis et Osiris. Osiris fut d'abord un dieu de la fertilité localisé en basse Egypte. Comme il pouvait créer la vie à partir du sol inerte, il fut décrit comme étant mort lui-même, puis comme le souverain du séjour des morts. Lorsque les pharaons voulurent affirmer leur pouvoir sur la mort, ils firent d'Osiris l'égal de Rê et, pour mieux encadrer les comportements individuels, ils relevèrent au rang de juge des défunts. On dit alors qu'Osiris avait civilisé l'Egypte, en la faisant renoncer au cannibalisme. Le culte d'Isis, à l'origine indépendant et localisé dans le nord du delta, se combina plus tard avec celui d'Osiris pour constituer un mythe et un culte du soleil mourant et renaissant. Quand Osiris fut tué par son méchant frère Seth, Isis retrouva son corps, en conçut un fils et l'embauma pour lui rendre l'immortalité. D'autres épisodes furent ajoutés, toujours sur le thème de la vie surgissant de la mort.

 

 

Les instances de la vie étemelle égyptienne :


Le Ba qui correspondrait à l'âme, peut-être à la conscience individuelle, était libéré à la mort et symbolisé par un oiseau à tête humaine. Relativement indépendant, il avait besoin néanmoins d'offrandes matérielles.

Vakh serait l'esprit immortel, le principe lumineux avec lequel l'individu s'identifie soit après la mort physique, soit après la mort symbolique, l'initiation.

Le ka, enfin, pourrait se définir comme l'« énergie vitale ». Afin de se perpétuer, il lui fallait un support: la momie du défunt, sa statue, ou une simple image, peinte ou gravée. Appelés «serviteurs du ka», les prêtres funéraires fournissaient la nourriture du ka. Guidant celui-ci, le Livre des morts lui permet de « sortir au jour ».

S'efforçant de faire, de leurs tombeaux des lieux d'agréable séjour, les Égyptiens en décoraient les murs de peintures réprésentant des scènes de la vie quotidienne.

 

 

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