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Des chanceux ?
 

 

 

Fatima

Fatima au Portugal (1917)

Au milieu du XIXe siècle, les apparitions de la Vierge se répandirent dans toute l'Europe. Les événements, d'apparence miraculeuse, de Fatima au Portugal (1917) sont bien connus, surtout pour cette « danse du Sopaniqua, croyant que c'était la fin du monde, et tomba dans une tumultueuse dévotion. » Malheureusement, toutes les photos prises pendant l'événement sont apparemment truquées. Le moins qu'on puisse dire est qu'elles n'emportent pas la conviction...

Le contenu des prophéties est des plus intriguants. Les deux premières, soi-disant données par Lucia en 1917, sont les moins convaincantes puisqu'elles n'ont été révélées qu'après leur accomplissement, en 1936 et en 1941. La troisième prophétie de Fatima demeure un grand mystère : soi-disant révélée à Lucia le 13 juillet 1917, elle fut envoyée cachetée au Vatican, et on dit qu'elle fut ouverte en secret par le pape, soit en 1942, soit en 1960. Contrairement aux instructions de Lucia, son contenu n'a pas été révélé publiquement, mais les journalistes et les extrémistes religieux s'en sont donné à cœur joie. Elle annoncerait une effroyable guerre mondiale à venir dans la seconde moitié de ce siècle, des divisions au sein de l'Église, la montée de Satan, et enfin la victoire du Christ. Une rumeur prétend qu'en 1977 le Christ apparut lui-même à un fidèle anonyme pour lui dire que « le secret devait être révélé à tous à présent » !


Beauraing, en Belgique


Les visions de Beauraing, en Belgique, qui durèrent de novembre 1932 à janvier 1933, introduisirent quelques éléments nouveaux dans le sujet des apparitions de la Vierge. Elles eurent pour témoins cinq enfants — et eux seulement — de deux pauvres familles, âgés de neuf à quinze ans. On dit qu'il y eut trente-trois visions, et bien qu'il n'y ait pas eu de vérification indépendante, quelques- unes furent suivies par de grandes foules.

 


Garabandal

Une série de visions, plus plausibles pour le chercheur sérieux comme pour l'Église, commença à Garabandal, un petit village au nord-ouest de l'Espagne, le 18 juin 1961. De nouveau, la Vierge serait apparue à quatre filles de Garabandal : Conchita (12 ans), Jacinta (12 ans), Loli (12 ans) et Maria Cruz (11 ans). Les deux premières devinrent pubères pendant l’hiver 1961-62. Le niveau d’instruction des quatre filles est faible et ne dépasse pas celui d’un enfant de 7 ans.

Elles furent les seuls témoins de la Dame elle-même. Elle parla longtemps et en détail, prophétisant et menaçant. Curieusement, on dit que la vision apparut aux enfants environ deux mille fois en quatre ans. Il existe des cas absolument prouvés de guérisons, dont un recouvrement de la vue.
Les événements commencèrent par neuf apparitions d'un ange, annonçant aux fillettes que la Vierge leur apparaîtrait comme « Notre-Dame du Carmel ». Elles décrivirent plus tard l'apparition : « Elle avait une robe blanche, une cape bleue, une couronne d'étoiles d'or. Elle portait dans ses mains fines un chapelet brun, sauf quand elle portait l'Enfant dans ses bras. Elle avait de longs cheveux châlains avec une raie au milieu. Sa figure était ovale, avec un nez fort délicat, et une jolie bouche aux lèvres bien dessinées. Elle paraissait dix- huit ans et était de grande taille. » Les enfants, d'après leurs photos, paraissaient gaies et sensibles. Pendant les visions, des foules de pèlerins les observaient : elles semblaient être dans de vraies transes extatiques et ne prêtaient aucune attention aux autres. Elles étaient sujettes à tomber à la renverse (comme font les sujets de conversions, de guérisons miraculeuses ou d'exorcismes) toutes ensembles, comme si elles étaient synchronisées, ou bien à lever les bras et à défiler dans des « marches extatiques ». Les enfants, d'après leurs photos, paraissaient gaies et sensibles. Pendant les visions, des foules de pèlerins les observaient : elles semblaient être dans de vraies transes extatiques et ne prêtaient aucune attention aux autres. Elles étaient sujettes à tomber à la renverse (comme font les sujets de conversions, de guérisons miraculeuses ou d'exorcismes) toutes ensembles, comme si elles étaient synchronisées, ou bien à lever les bras et à défiler dans des « marches extatiques ».

Les messages étaient identiques à ceux délivrés à Fatima. Ils consistaient surtout en menaces, avertissements et marques d'intérêt. Une suite d'événements fut annoncée : il y aurait tout d'abord un avertissement, duquel chacun sur terre serait témoin, puis un miracle arriverait à Garabandal. Conchita, l'un des témoins, qui vit à présent aux États-Unis, l'annonçant huit jours avant. Résultat de ce miracle : l'U.R.S.S. entière se convertira au christianisme et un « signe surnaturel permanent demeurera jusqu'à la fin des temps ». Malheureusement, l'une des fillettes, Maria Cruz Gonzalez, a toujours affirmé aux enquêteurs que certaines des « extases » étaient simulées, dans le but de pouvoir sortir du village pour aller jouer. Les autres, de toute façon, ont toujours soutenu que leurs visions et leurs transes étaient authentiques. L'apparence à la fois cohérente et inconsistante de la Vierge, changeant d'âge, peut-être en accord avec l'âge des témoins, et changeant de titre et d'attributs suivant la nécessité et la situation, donne l'impression que les visions ne sont que les différentes versions d'un même archétype psychologique. Contre ceci, nous avons le fait que les apparitions furent vues par de simples enfants, apparemment non suggestionnés. Pourrons-nous les créditer d'histoires aussi denses, aussi fouillées ? Il y a aussi ces nombreux cas de guérisons. Et les prophéties : une illusion psychologique aurait-elle eu les mêmes effets ?

La première extase de juin 1981 est celle de Conchita : elle commence par un coup de tonnerre dans le ciel bleu, et l’apparition d’un " Ange " d’apparence 8-9ans, avec une tunique bleue et des ailes roses, qui serait l’Archange Michel. Au cours des extases suivantes, outre Michel, il y aura la venue de la Vierge vêtue d’une robe blanche et d’un manteau bleu, avec un diadème de douze étoiles, et un scapulaire.

Les enquêtes ont établi que Maria Cruz n’avait aucune vision, mais qu’il y avait un effet d’entraînement naturel. Conchita, elle-même a reconnu que certaines extases étaient feintes. Bien que le Padre Pio tienne les apparitions pour authentiques, le père Odriozola les attribue plus volontiers au déséquilibre hormonal, au poids familial, à la ferveur espagnole, au milieu rural superstitieux...

Toutefois, des signes dans le ciel furent observés par plusieurs témoins : étoile rouge avec queue de comète, objets mystérieux... et ces signes furent considérés comme " miraculeux " par la foule !

La prophétie peut-elle entrer dans les détails du futur ? La présence de milliers de témoins, comme à Lourdes ou à Fatima, prouve que quelque chose d'inusité s'est passé. Peut-être de véritables apparitions de la mère de Dieu, la Vierge Marie. Jusqu'à ce que nous possédions un faisceau de preuves — ces preuves si difficiles à obtenir —, nous ne sommes pas en mesure de décrier ou de nier une croyance sincère fondée sur ces expériences.

 


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