Dalaï-lama
Le cycle de la renaissance
« Dalaï-lama » est le nom porté par le chef spirituel du bouddhisme
tibétain. Chaque daiaï-lama est considéré comme la manifestation
physique du Boddhisattva/ la voie d'accès à l'état de Bouddha, et
il est considéré par les bouddhistes comme une réincarnation de
son prédécesseur* Lorsqu'un dalaï-fama meurt, on cherche parmi de
jeunes garçons sa nouvelle incarnation. L'enfant est identifié grâce
à sa faculté de pouvoir sélectionner, parmi un ensemble d'objets,
ceux ayant appartenu au précédent daiaï-lama. Lorsque l'équipe chargée
de cette mission trouve le dalai-lama actuel (ci-dessous), en 1937,
l'enfant alors âgé de deux ans reconnaît immédiatement l'un des
lamas, pourtant déguisé. Il lui saute sur les genoux en l'appelant
« Lama ! Lama ! », un vocable qui n'existe pas dans le dialecte
parlé par l'enfant. L'enfant saisit ensuite un rosaire donné à ce
lama par le précédent dalaï-lama et s'écrie « Mais c'est le mien
! Puis-je l'avoir?». Un examen physique de l'enfant apporte une
preuve supplémentaire : la présence sur sa peau d'une marque en
forme de conque et deux petites protubérances situées sous ses omoptates,
des caractères physiques traditionnellement associés au dalaï-lama.
Le yoga

Dans la littérature du yoga, il est dit
ainsi qu'à la suite d'une longue ascèse, l'adepte peut obtenir des
pouvoirs merveilleux (les siddhis), tels que le don d'ubiquité,
le don de clairvoyance et naturellement la lévitation. Mais la recherche
de ces pouvoirs est déconseillée, le véritable but du yoga étant
de transformer l'être psychique individuel pour préparer au mieux
la transmigration de l'âme.
Le fruit de l'ascèse
Sans doute est-il préférable de rappeler
le sens religieux que prend la lévitation aussi bien pour les yogi
que pour les mystiques chrétiens. Pour le saint homme, léviter,
c'est démontrer symboliquement son aptitude à se défaire des chaînes
sensibles en libérant le corps physique de sa plus immédiate contrainte
: les lois de la gravité. Ainsi, au Moyen Age, en Europe, la capacité
à faire de la lévitation était considérée comme une marque de sainteté
et le résultat d'une vie passée dans la prière. Plus de deux cents
saints chrétiens auraient possédé ce pouvoir mystique, certains
d'entre eux s'élevant de façon spontanée et incontrôlée, comme saint
Joseph de Copertino.