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Des chanceux ?
 

 

 

Hypothèses

 

Si l’ascèse (effort continu sur soi, jeûne prolongé, maîtrise des réactions physiologiques conscientes par action de la volonté...) est peut être à la base du phénomène mystique, l’action du psychisme peut faire apparaître de nouvelles propriétés biologiques (émission de lumière, de chaleur, lévitation...) et de prodiges.
Reste à comprendre la nature du processus qui, dans cette union au divin, voire cette fusion, qui présentent des similitues aux NDE.

 

 

Biologie et mysticisme

L’étude des mystiques montre qu’ils possèdent généralement ou qu’ils créent une énergie particulière, dont ils semblent avoir besoin et que cette énergie semble d’origine thyroïdienne. L’hyperthyroïdie est caractérisée par plusieurs symptômes : température élevée, yeux brillants et exorbités, coeur dilaté avec palpitations et pouls élevé, intolérance aux hydrates de carbone, maigreur, tremblements, pigmentation de la peau....


Or, que constate-t’on sur certains religieux mystiques, depuis le quinzième siècle ?

Sainte-Catherine de Gènes (15ème siècle) : soif extrême, peau brûlante ultra sensible, forte chaleur interne

Saint-Philippe de Néri (16ème siècle) : halo lumineux, a toujours trop chaud surtout au coeur et à la gorge, yeux étincelants...

Sainte-Marie-Madeleine de Pazzi (16ème siècle) : feu brûlant dans la gorge et le coeur la conduisant à boire constamment de l’eau glacée même en plein hiver et à se rouler dans la neige...

La vénérable Sérafina di Dio (17ème siècle) : peau brûlante, yeux étincelants, figure rayonnante, sang " bouillant ", corps encore chaud 24 heures après sa mort...

Maria Villani : yeux enflammés, gorge brûlante, soif intense (elle buvait 20 litres par jour !)...

Le Padre Pio (20ème siècle) avait des crises de mysticisme s’accompagnant d’une forte élévation de température ( 42°C, car les thermomètres éclatent ! comment peut-on dépasser 40°C sans risques mortels ?), sans élévation du rythme respiratoire ou sanguin.


L’étude de la vie de 200 femmes mystiques met fréquemment en évidence qu’elles étaient sujettes à des dérèglements hormonaux (thyroïdiens) ou à des pulsions certainement inconscientes de nature sexuelle (comme T. d’Avila, M.M. de Pazzi...). D’autres ont été la proie de troubles cérébraux dus à des maladies ou à des chutes (comme Gemma Galgani - 19ème siècle - Thérèse Neuman 20ème siècle...). Il y a donc une interaction entre le psychique et le biologique, ce qui n’exclut d’aucune façon l’aspect religieux de leur comportement (en particulier les stigmates).

 

 

La critique scientifique du mysticisme

Avec le développement d'un mode de pensée indépendant des institutions religieuses, l'expérience mystique est devenue un objet de réflexion pour des auteurs non religieux. Particulièrement virulent à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, le débat se prolonge entre les tenants d'un sens profond de l'expérience mystique et ceux qui recherchent ses causes objectives.

 

Les expériences mystiques ont été rapprochées des effets provoqués par la drogue, quand elles ne leur ont pas été assimilées. Des études neurophysiologiques ont ainsi permis d'analyser l'obtention d'extases ou de transes par l'absorption de diverses substances (auxquelles recourent des religions comme le chamanisme) ou par des techniques corporelles, danse, musique ou contrôle du souffle.

Dès la fin du XIXe siècle, la psychiatrie, qui se constitue en science, s'intéresse aux états mystiques comme à autant de phénomènes pathologiques. Le docteur Charcot et plus tard Pierre Janet ont fréquemment diagnostiqué l'hystérie. Ils ont eu cependant tendance à restreindre leurs observations aux manifestations psychosomatiques spectaculaires (lévitation ou stigmates, par exemple) qui accompagnent certaines crises mystiques.

La psychanalyse, qui se place d'abord dans cette tradition, s'est attachée à l'étude de la psychologie profonde des mystiques. L'hystérie est ainsi redéfinie comme un refoulement des instincts sexuels opéré lors de la phase infantile du complexe d'Œdipe. De manière plus radicale, Freud considère dans ses dernières œuvres que l'expérience mystique reproduit le rapport originel de symbiose entre la mère et l'enfant précédant la constitution même d'un sentiment d'individualité. Cette dernière interprétation prévaut désormais en psychanalyse.

 


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