
Née le 8 juillet
1926 près de Zurich, Elisabeth Kübler-Ross s'intéresse
très vite à tous ceux qui souffrent. A seize ans,
elle part sur les routes de l'Europe dévastée par
la guerre dans l'espoir d'aider les polonais. C'est ainsi qu'elle
découvre la mort et les mourants. Devenue médecin,
elle suit son mari aux États-Unis. Elle y fait oeuvre de
pionnière en osant, pour la première fois, demander
à une jeune femme mourante de témoigner devant un
amphithéâtre plein d'étudiants en médecine.
C'est bientôt le scandale dans personnel de l'hôpital
à la suite de la publication d'un article dans Life, qui
suscite un immense intérêt auprès des lecteurs.
Elisabeth Kübler-Ross s'est beaucoup battue pour changer
la façon d'envisager la mort et l'aide aux mourants. Professeur
de médecine du comportement et de la psychiatrie à
l'université de Virginie. Elle a crée, à
Shanti Nilaya, un centre où elle accueille des enfants
atteints du Sida et parcourt le monde pour donner des conférences
et des séminaires. Reconnue dans le monde entier par ses
pairs comme faisant autorité en matière de thanatologie,
elle est docteur honoris causa de nombreuses universités.
Aussi longtemps qu'elle consigna et publia le vécu et les souffrances
de ses malades jusqu'à leur mort clinique, ses collègues l'approuvèrent.
Mais lorsque, dans des conférences et interviews, elle commença
à rapporter que des mourants lui faisaient souvent part d'expériences
extracorporelles, voir de l'au-delà, que - confortée par ses propres
expériences - elle n'était plus prête à écarter comme des hallucinations,
beaucoup de gens se détournèrent d'elle et la déclarèrent même
" dérangée ". On ne put admettre que tout d'un coup elle se tournât
vers un domaine de recherche considéré comme non sérieux, à savoir
la question de la vie après la mort.
L'illumination de la nuit chez Monroe ( Lire L'oobe)
a modifié sa trajectoire en un point crucial : pour elle, désormais,
la mort n'est plus une rupture, mais un " stade de croissance
". Et son travail va dorénavant consister à aider les gens à "
croître ". Ce dont nous avons peur, c'est de vivre et non pas
de mourir! N'a peur de mourir que celui qui n'a pas su vivre pleinement.
Mais que signifie vivre ? Et croître ?
Ses expériences mystiques vont apporter à ses expériences cliniques
la perspective de fond qui leur manquait encore. Elisabeth a l'impression
de pouvoir enfin nommer la lutte acharnée qu'elle mène depuis
tant d'années. Contre quoi se bat-elle, en fin de compte ? Quelle
est cette fameuse frontière qu'elle rêve de repousser, depuis
qu'elle a onze ans ? La frontière de la mort .
Aujourd'hui, alors qu'elle prépare son propre départ,
Élisabeth Kübler-Ross révèle la vérité
lumineuse de son expérience : en fait la mort n'existe
pas.
Bibliographie:
"La mort est un nouveau soleil",
"La mort dernière étape de la croissance",
"La mort est une question vitale" "et
'Accueillir la mort ".