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Des chanceux ?

 


Entièrement détaché du monde et parfaitement désintéressé, le gourou doit posséder « la tranquillité, la maîtrise de soi, la compassion» ; son «seul but est d'aider les autres» et son seul désir, de « faire connaître le Brahman».

 

 


Gouru nânak est né en 1469, dans le petit village de Taiwandi. Il se maria à l'âge de douze ans et travailla consciencieusement comme comptable mais il montra toujours de l'intérêt pour la spiritualité. En 1499, alors qu'il se baignait dans une rivière, il reçut l'appel de Dieu. Celui-ci lui donna une coupe pleine â'amrit et lui dit: «Nânak, ceci est la coupe de dévotion au Nom: bois-la... Je suis avec toi, Je te bénis et t'exalte. Quiconque se souviendra de toi recevra ma bénédiction. Va, réjouis-toi en mon Nom et enseigne aux autres à faire de même... Je t'accorde ' le don de mon Nom. Qu'il soit ta vocation. » Trois jours après être sorti de la rivière, il donna ses biens et prêcha : « II n'y a ni hindou ni musulman. » Cela signifiait sans doute que la majorité ne sont pas de vrais croyants mais on interprète souvent cette sentence autrement, à savoir que Dieu est au-dessus des divisions religieuses. Nânak voyagea, visitant surtout les lieux de pèlerinage, où il chanta des hymnes et institua des centres de dévotion appelés dharamsala. Il s'installa à Kartarpur avec ses disciples. Il mourut probablement en septembre 1539, après avoir désigné l'un de ceux-ci, Lahina, pour successeur. Le mouvement sikh se continua dès lors sous la conduite d'une succession de Gourous.

 

Le rôle du gourou

Le rôle du gourou, ou maître spirituel, est primordial. Il initie le jeune hindou, auquel il transmet oralement la connaissance. Par la suite, c'est aux pieds d'un gourou, dans un âshram, que viendra s'établir celui qui recherche la délivrance, sur la voie de laquelle le maître, qui l'a lui-même obtenue, le guidera. Entièrement détaché du monde et parfaitement désintéressé, le gourou doit posséder « la tranquillité, la maîtrise de soi, la compassion» ; son «seul but est d'aider les autres» et son seul désir, de « faire connaître le Brahman».

 

 

«Dis-moi si l'homme continue à vivre après la mort»

Naciketas, jeune brahmane héroïque et pur qui fut renié par son père qui l'envoya à YAMA le souverain du royaume des morts. Ayant involontairement manqué aux lois de l'hospitalité, Yama se trouve obligé d'accorder au jeune homme la réalisation de trois vœux. Les deux premiers vœux sont immédiatement acceptés : le courroux du père du jeune homme sera apaisé et il retournera parmi les hommes; de même, il reçoit l'enseignement sollicité sur le feu qui permet d'accéder au ciel. Mais, à la troisième question: «Dis-moi si l'homme continue à vivre après la mort», Yama tente de se dérober; or, devant l'insistance de Naciketas, il est finalement contraint de répondre. Après avoir affirmé l'insuffisance des pratiques rituelles, il démontre que la seule issue est dans l'accomplissement suprême, dans l'identification de l'âme migrante et du principe spirituel, qui ne font qu'un, Vâtman, identique au Brahman.

 

 


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