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La religion tente de répondre aux questions cruciales que se pose l'homme,
le sens de sa présence sur terre, la création du monde, l'au-delà et
la vie après la mort, la morale, le bonheur...LA RELIGION A TOUJOURS
JOUÉ UN RÔLE prépondérant dans la vie de l'homme, sur le plan social
comme sur le plan individuel, et ce depuis l'aube des temps humains,
bien avant la plus ancienne civilisation.
| Le premier Homo religiosus |
Si l'on considère que l'enterrement des
défunts marque la prise de conscience de la mort comme passage
vers un au-delà, quel qu'il soit, alors l'émergence d'une dimension
«religieuse» coïncida avec l'apparition de l' Homo sapiens, voilà
200 000 ans. Dans cette optique, l'homme de Neanderthal fait bel
et bien figure de premier Homo religiosus. Après lui vint l'Homo
sapiens sapiens, dont les rites mystérieux envahirent les parois
des cavernes : les peintures rupestres de l'homme de Cro-Magnon
révèlent qu'il pratiquait déjà des rites initiatiques et qu'il
cherchait à se concilier les esprits, en l'occurrence pour s'assurer
une chasse fructueuse. Des millénaires durant, on retrouvera ce
besoin d'invoquer les forces surnaturelles à travers les prières
et les rituels des communautés agricoles archaïques et des sociétés
chamaniques en général, autant de manifestations destinées à garantir
les récoltes ou la pluie fertilisante.
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La majorité de ceux qui croient en la survie
de l'âme après la mort sont des personnes religieuses. Cette croyance
est vraiment une question de foi. Cette foi est extrêmement ancienne
: les coutumes d'inhumation les plus reculées montrent que l'homme
a toujours cru en la survie. Même de nos jours, les religions
primitives considèrent qu'il existe une vie après la mort. Les
religions les plus complexes, cependant, diffèrent beaucoup dans
leur conception du but ultime de l'humanité. Les hindouistes et
les bouddhistes enseignent que nous échappons aux misères des
incarnations terrestres pour nous unir à Brahma, le principe suprême.
Nombre d'Occidentaux semblent prêts à se montrer à la fois moins
dogmatiques et plus ouverts ; ils acceptent des doctrines issues
d'horizons divers sans trop se soucier de leur compatibilité.
La réincarnation, par exemple, est une croyance étrangère au christianisme
à laquelle adhèrent pourtant 25 % environ d'Européens de l'Ouest
- sans que cela les empêche de croire aussi à la résurrection
des morts, au Paradis, à l'Enfer, voire au Purgatoire.
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Tout porte à croire que, dans l'avenir,
la religion ne sera pas univoque et que les hommes seront amenés
à choisir les croyances les plus « commodes » pour eux ; les adeptes
d'une foi unique seront sans doute de plus en plus rares. Il y
a un siècle déjà, Durkheim évoquait la capacité presque illimitée
de la race humaine à innover dans le domaine du sacré. Maintenant
que chacun a libre accès à une fabuleuse diversité de traditions
religieuses, les conditions sont réunies pour donner une ampleur
sans précédent à une telle innovation.
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Nombreux
sont les témoignages de révélations de l'au-delà,
provoquées par une extase soudaine, une vision ou par la
certitude d'avoir reçu un message, elles conduisent souvent
à une renaissance, au début d'une autre vie parfois
dédiée au service d'une mission, comme pour Moïse,
Jeanne d'Arc ou d'autres.
S'y
trouvent peut-être les initiateurs des grandes religions
encore pratiquées de nos jours.
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Outre-vie.com, Mars 2003.
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