| Religions hindouiste et
bouddhiste |
La théorie de la réincarnation
repose sur sur la croyance en l'immortalité de l'ame,
entité spirituelle qui ne meurt jamais et quitte le corps
pour se retrouver sous une forme animale, végétale
ou humaine.
Dans les religions hindouiste et bouddhiste, les âmes
enchaînent les existences humaines ou animales.
En Afrique, on considère souvent
que l'individu renaît dans le groupe de parenté ou le clan qui
était le sien auparavant. Selon les cultures orientales influencées
par l'hindouisme et le bouddhisme, les circonstances dans lesquelles
l'individu se réincarne sont le fruit de ses actions, pensées
et émotions passées - le but final étant la libération du cycle
des renaissances (moksba ou nirvana) que seul l'être humain
peut atteindre, ses facultés de libre-arbitre et de discrimination
étant alors suffisantes pour lui permettre un développement
conscient. Dans cette perspective, il est dit que certains animaux
particulièrement « héroïques » peuvent accéder « plus rapidement
» à l'état d'être humain.
La notion d'une entité
autonome possédant la faculté d'animer plusieurs
existences successives est une croyance très ancienne.
Elle avait la faveur des philosophes grecs de l'Antiquité,
Pythagore et Platon parmi les plus illustres.Plus connus sont
le Bouddhisme et l’Hindouisme, qui ont perpétué l’idée de réincarnation
jusqu’à nos jours.
Cette croyance en une ressuscitation beaucoup plus rapide que
ne l'indique la thèse chrétienne, qui impose d'attendre
le jour du jugement dernier, fut réintroduite en Occident
vers le milieu du XIXè siècle. En France, son
précurseur le plus célèbre fut Allan Kardec,
le " pape " du spiritisme, dont les théories
adaptées au christianisme connurent un vif succès.
Au Tibet, quand on parle de réincarnation, on ne peut s'empêcher
penser au dalaï lama dont tout le monde a retenu qu'il est l'incarnation
actuelle du premier dalaï lama. Pour le bouddhiste et l'hindouiste
la réincarnation n'est pas le but suprême. Ce serait
plutôt, sinon une sanction, une nouvelle mise à
l'épreuve permettant à l'individu de se purifier
davantage. À l'instar du christianisme, dont les dix
commandements servent de référence à une
existence vertueuse, ces religions conditionnent la libération
de la roue des incarnations successives (Samsara), qui
correspond à la délivrance finale (Nirvana
pour le bouddhiste et Moksha pour l'hindouiste),
aux qualités du karma, le bilan des actes des vies antérieures.
En Grèce au 7ème et 6ème siècle avant Jésus Christ, l'orphisme,
doctrine théologique admettaient l'immortalité de l'âme. L'âme
impure était soumise à des réincarnations successives
Dans les évangiles, le Christ a fait plusieurs fois référence
à des vies antérieures : " Jésus dit alors: Je vous le dis,
en vérité, parmi les enfants des hommes, il ne s'en est pas
levé de plus grand que Jean, le Baptiste. Si vous voulez le
comprendre, lui-même est Elie qui devait revenir, que celui-là
entende, qui a des oreilles pour entendre " (Saint Mathieu,
XI, 11-15). " En vérité, je te le dis : nul, s’il ne naît à
nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu "(Saint Jean III,3)
Au sujet d'un aveugle de naissance, Jésus, qu'on interrogeait
sur les raisons cette cécité, : "Ce n'est pas lui ni ses parents
qui ont pêché…." (Saint Jean, IX-3) Rappelons-nous que jusqu’en
l’an 553 de notre ère, la réincarnation faisait partie de la
religion chrétienne, mais a été mis à l’index après le concile
de Constantinople, simplement parce-que, dit-on, le concept
de la réincarnation gênait l’impératrice Théodora (qui avait
beaucoup à se reprocher !) et ne voulait pas accepter qu’elle
puisse être d’un rang inférieur dans une vie future. Cette croyance
fut donc éliminée, mais non totalement interdite, et elle ne
fut jamais déclarée anathème.
Dans le Zohar : " Toutes les âmes sont soumises aux épreuves
de la transmigration ". La Kabbale affirme que les renaissances
permettent aux hommes de se purifier. Plus près de nous, au
13e siècle, les cathares disaient : "Nous sommes venus trop
tôt ; nous reviendrons dans 700 ans". Le concept de la réincarnation
Il est intéressant de par son idée de justice immanente. Il
permet aussi de comprendre et d’accepter les pires épreuves.
Mais malgré les preuves qui s'accumulent, la Réincarnation a
beaucoup d'adversaires, car, depuis des siècles, on nous a répété
qu'on ne disposait que d'une seule vie pour gagner le Paradis,
sinon l’Enfer vous ouvrait toutes grandes ses portes. Mais comment
parvenir à la perfection en une seule existence ? A ce compte,
bien des gens ne pourraient être sauvés. Pourquoi ne pas admettre
d'autres vies, d'autres épreuves pour ceux qui ne sont pas encore
parfaits, afin de les faire réfléchir davantage, de reconnaître
leurs erreurs passées et de leur donner la chance de les corriger
?
Si l'on se projette beaucoup plus en arrière dans le
temps il apparaît qu'il n'y a, en tout et pour tout, que
deux consciences en mesure de se réincarner : celles
du couple parental origine. Et en remontant d'un cran encore,
on en viendrait même à penser que c'est la seule
conscience du Créateur qui se perpétue dans le
genre humain depuis le premier jour.
La nouvelle incarnation d’une âme sur terre dépend du degré
d’évolution acquis dans les vies passées. « La Renaissance est
une affirmation que l'on doit ranger parmi les affirmations
primordiales et essentielles de l'Humanité » Carl G. Jung
Dans le cadre du bouddhisme
tibétain, aussi appelé lamaïsme, le
postulat de la réincarnation détermine le mode
de désignation du futur Dalaï Lama et de certains
dignitaires. La réincarnation s'y vérifie par
la résurgence dans un nouveau corps, celui d'un tulkou,
de certaines des vertus les plus remarquables d'une éminente
personnalité disparue depuis peu. Les tulkous bénéficiaient
d'un statut particulier et faisaient l'objet d'une vénération
liée à l'importance du personnage dont ils étaient
censés être la réincarnation. À l'heure
actuelle on compte encore plusieurs centaines de tulkous reconnus
par les autorités religieuses. Cette reconnaissance se
fonde parfois sur une procédure d'enquête similaire
à celle qui est mise en oeuvre dans la recherche de la
réincarnation du Dalaï Lama.
- Lors du décès
de leur guide spirituel, une cohorte de moines karma-pa
se met en quête de l'enfant dans le corps duquel le défunt
Dalaï Lama s'est réincarné. Cette quête
s'inspire généralement des directives d'un oracle
d'État (une sorte de sorcier-magicien), ou suivre les
indications faites par le cadavre du Dalaï Lama : orientation
du regard ou de la main, dernières paroles. Ce n'est
qu'après un interrogatoire serré et divers tests,
au cours desquels l'enfant doit par exemple identifier d'anciens
compagnons ainsi que des objets lui ayant appartenu dans sa
vie précédente, qu'il sera reconnu comme la réincarnation
du Dalaï Lama. Commencera alors pour lui une longue formation
destinée à en faire le chef suprême du bouddhisme
tibétain ; homme des plus accomplis, particulièrement
au plan spirituel.

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Outre-vie.com, Mars 2003.
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