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Le plus grand spécialiste mondial en matière de réincarnation
est sans nul doute le professeur lan Stevenson. Canadien d'origine,
il vit aux États-Unis où il enseigne la psychiatrie à l'Université
de Virginie.
Dans son livre, hélas épuisé, Vingt cas suggérant la réincarnation
(Editions Sand), Stevenson souligne que les témoignages de réincarnation
sont beaucoup plus fréquents en Asie (Inde, Sri Lanka, Birmanie,
Thaïlande), en Afrique de l'Ouest et parmi les tribus indiennes
d'Amérique du Nord. Sur ce dernier continent, il a relevé 250
cas chez les Indiens contre 150 seulement chez les « blancs
» (à noter qu'il n'a identifié que 30 cas en Europe).
Pour Stevenson, la fréquence des cas en Asie est fiée au fait
que les hindouistes et les bouddhistes croient en la métempsycose,
c'est-à-dire en la transmigration d'une même âme dans plusieurs
corps successivement. Stevenson a par ailleurs étudié des cas
de phobies (par exemple la peur de l'eau) se manifestant chez
les nouveau-nés. Ainsi, des enfants ayant refusé de se baigner
dès leur plus jeune âge, lui ont affirmé, dès qu'ils purent
parler, être morts noyés. Enfin, Stevenson a longuement travaillé
sur les traces de naissance apparaissant sur l'épiderme de bébés:
grains de beauté, zones de peau sans pigmentation ou sans pilosité.
Il a constaté qu'un tiers des enfants disant se souvenir d'une
vie antérieure sont porteurs de traces de naissance qu'ils affirment
être des blessures reçues lors de leur vie précédente. Stevenson
a pu vérifier le dossier médical des personnes mortes dont les
enfants disaient être la réincarnation : dans 20% des cas, il
a découvert une concordance parfaite entre les traces de naissance
et les blessures . À la demande du professeur Stevenson, le
cas d'Engin Sungur est réexaminé par le psychologue Jurgen Keil
en 1994. Sur 22 déclarations d'Engin relatives à sa vie précédente,
17 sont exactes et seules 5 n'ont pu être confirmées.
Au cours des années soixante Ian Stevenson
rassembla quantité de témoignages en faveur de
l'hypothèse de la réincarnation. Stevenson considère
ces cas comme suggérant la réincarnation, rien
de plus; tous présentent des points faibles, aucun d'eux
ne met en évidence la preuve formelle de la réincarnation.
Sa seule conclusion est la nécessité d'approfondir
l'étude de cas analogues. La vingtaine de cas d'enfants
présentés dans son livre ne constitue qu'un mince
échantillon d'une collection de mille deux cent cas à
l'époque. Les enfants conservent et expriment mieux des
souvenirs d'un hypothétique vécu antérieur.
Le nombre des cas de réincarnation est
plus élevé dans certains pays : Inde, Sri Lanka,
Birmanie, Brésil, Alaska, Liban... tiendrait surtout
de ce que les récits des enfants y sont mieux tolérés.
Stevenson rejette toute possibilité de
fraude; en vertu de la mise en scène qu'aurait imposé
la concordance de très nombreux témoignages et
du fait de l'absence d'un mobile qui justifierait l'intérêt
d'une telle fraude.
Les caractéristiques de la réincarnation ;
La journaliste Hélène Renard a effectué
une analyse méticuleuse du travail de Stevenson a identifié
sept critères de classement :
désir de retrouver l'ancienne famille,
affirmation répétée d'une autre identité,
habitudes, comportements, réactions similaires à
celles du défunt,
malformations congénitales ou marques de naissance,
talents, aptitudes insolites, connaissances particulières,
connaissances historiques, érudition,
reconnaissance de lieux ou de gens.
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| Les manifestations -
La xénoglossie |
- Le cas de Svarnlata, née
le 2 mars 1948 à Shahpur dans la famille Mishra, souligne,
entre autres faits étonnants, Cette
aptitude insolite qu'est la xénoglossie, mais aussi
la capacité rare de se remémorer plusieurs incarnations
antérieures. Vers l'âge de trois ans et demi
Svarnlata prétendit avoir vécu auparavant à
Katni, une ville située à plusieurs centaines
de kilomètres. Sa famille d'alors, à laquelle
elle restait d'ailleurs très attachée par la
pensée, se nommait " Pathak ".
Guidé par les affirmations de Svarnlata
un enquêteur découvrit ces Pathak et vérifia
quelques-unes des informations fournies par la fillette au sujet
de ses " parents d'autrefois ". Ils avaient bien perdu
une fille, Biya, mais c'était en 1939, dix ans avant
la naissance de Svarnlata. Celle-ci se souvenait effectivement
qu'après la mort de Biya, dont elle avait habité
le corps, elle avait vécu une autre incarnation de 1939
à 1948. Le souvenir de cette réincarnation intermédiaire,
qui précède donc sa vie actuelle dans la famille
Mishra, est un fait assez rare selon Stevenson. Elle s'appelait
alors Kamlesh et habitait à Sylhet, en Assam, où
elle serait morte à l'âge de neuf ans.
En raison de problèmes géographiques
et politiques (Sylhet se trouve maintenant au Bengladesh) aucune
enquête ne put être menée sur place afin
de vérifier les souvenirs de cette vie antérieure.
Ce qui est fort dommage car c'est justement au cours de celle-ci
que Svarnlata aurait appris les danses et les chants bengali
qu'elle interprétait depuis l'âge de cinq ou six
ans. La disposition qu'elle manifestait pour la danse traditionnelle
du Bengale, mais aussi pour sa langue, est un fait plutôt
insolite puisque les Mishra ignorent tout du bengali et des
coutumes propres à cette région. Ils ont toujours
vécu au Madhya Pradesh, ainsi que Svarnlata bien sûr,
où l'on ne parle que l'hindi. Voici un passage dans lequel
Stevenson évoque les inexplicables aptitudes de la jeune
fille :
Svarnlata chantait et dansait en même temps, l'un n'allant
jamais sans l'autre. C'est comme si elle avait appris simultanément
chant et danse, ne pouvant les séparer. Le professeur
P. Pal le croyait. Lors d'une entrevue avec Svarnlata et sa
famille en 1963, il observa " qu'elle avait des difficultés
à se souvenir des mots si elle n'exécutait pas
les danses. " Elle fut capable de danser et de chanter
de la sorte jusqu'en 1971, date à laquelle elle accepta
gracieusement de me donner une représentation. Bien qu'incapable
de comprendre les paroles, je fus très impressionné
par sa voix et par son talent chorégraphique. Son père
qui m'accompagnait, déclara que c'était en tout
point identique à sa première démonstration,
bien des années auparavant. Svarnlata n'avait rien oublié
! Le professeur Pal observa la représentation de manière
bien plus approfondie, puisqu'il m'écrivit que "
les airs semblaient être justes et les attitudes convenables
et séduisantes. " (Svarnlata rejoua trois fois pour
lui afin qu'il puisse transcrire les chants).
Le professeur Pal qui est originaire du Bengale identifia ces
chants comme étant du bengali et il apprit, lorsqu'il
retourna chez lui au Bengale occidental, que deux d'entre eux
provenaient de poèmes de Rabindranath Tagore. Le troisième
chant, lui aussi sans conteste en bengali, était un poème
mineur inconnu du professeur Pal.
| Des talents exceptionnels |
Certains réincarnés interrogés
par Stevenson disaient bénéficier de talents caractéristiques
d'une prétendue personnalité antérieure.
Ce que confirmaient les familiers en précisant que ces
talents évoquaient indéniablement un trait spécifique
de la personnalité d'un proche défunt. Trait singulier
quelquefois comme pour ce petit brésilien féru
de couture, Paulo Lorentz, qui présentait lui aussi cette
inversion de sexe estimée peu fréquente par Stevenson.
La personnalité réincarnée en Paulo était
l'une de ses soeurs, la défunte Emilia. Celle-ci, particulièrement
douée pour la couture l'avait pratiquée avec génie.
Après son décès aucune de ses quatre soeurs,
qui montraient un goût très modéré
pour ce genre d'ouvrage, ne l'avait jamais égalée.
En revanche, Paulo, leur jeune frère, outre une exceptionnelle
précocité, témoignait dans ses premières
années d'une dextérité comparable à
celle d'Emilia : " Les témoins, nous dit Stevenson,
s'accordent pour trouver extraordinaires non seulement son intérêt
et ses aptitudes, mais aussi une réelle habileté
naturelle. Par la suite, alors que sa personnalité commençait
à gagner en virilité, son aptitude pour la couture
cessa de se développer, si bien qu'arrivé à
l'âge adulte il était beaucoup moins compétent
que ses soeurs. Le point important à prendre en considération
est la spontanéité précoce de ses dons
pendant sa toute petite enfance. "
La présence d'une aptitude précoce
identique à celle qu'un parent avait manifesté
de son vivant est moins surprenante, bien entendu, de la part
d'un enfant de même sexe. Il n'est pas rare, alors, que
la virtuosité dont font preuve certains de ces enfants
amène l'entourage à y répondre, en conformité
avec les croyances locales, par la réincarnation ou par
la re-naissance. Ainsi, en Alaska, Corliss Chotkin, prolongement
supposé de la personnalité de son grand oncle
Victor Vincent, Tlingit de pure souche, possédait une
habileté remarquable dans la mécanique ; activité
dans laquelle excellait son grand oncle. Et tout comme lui Corliss
possédait l'âme d'un marin :
Victor Vincent aimait le bateau et la vie sur
l'eau. (...) Il se montrait très compétent devant
les bateaux et leurs machines. Corliss, lui aussi, appréciait
l'eau ; il avait exprimé le souhait de parcourir le monde
en bateau. Il se montra également très doué
pour le maniement et les réparations de moteur. Il apprit
tout seul, sans leçons, à les mettre en marche.
Ce talent n'était pas hérité de son père
qui ne connaissait rien aux moteurs et donc n'y touchait pas,
tandis que Corliss réparait facilement un moteur cassé.
| Des stigmates inexplicables |
Quelques-uns des enfants examinés par
Stevenson présentaient des marques sur la peau ou étaient
affligés de malformations congénitales décrites
comme des stigmates en relation avec leur vie passée.
Ils étaient supposés correspondre, plus ou moins
nettement d'ailleurs, à des blessures, cicatrices ou
autres particularités physiques que le parent dont
l'enfant se disait la réincarnation aurait présenté
de son vivant, voire, s'agissant de blessures mortelles, aux
derniers instants de sa vie.
Lorsque les stigmates sont visibles dès
la naissance n'y a-t-il vraiment d'autre choix que d'invoquer
la réincarnation ou, pour les plus sceptiques, le pur
hasard ? Ne pourrait-on envisager, dans certains cas, l'hypothèse
d'une autosuggestion maternelle, largement inconsciente, d'une
grande efficacité sur le foetus ? Il est tentant de conjecturer
sur ces questions. Là n'est pas notre propos, mais nous
retiendrons malgré tout que les certitudes des proches
qui en appellent à la réincarnation d'un parent
défunt, arguant de la réalité des stigmates,
reposent la plupart du temps sur des éléments
discutables. Que ce soit à propos de la localisation
de ces marques singulières ou de leur véritable
conformité avec celles que portait la personne décédée.
Le cas de Ravi Shankar, un petit indien, est
néanmoins intéressant car on y trouve nombre d'autres
éléments en faveur de l'hypothèse d'une
vie antérieure. Stevenson affirme par exemple qu'il fut
capable de reconnaître les hommes qui le tuèrent,
à l'âge de six ans, lorsqu'il s'appelait Ashok
Kumar. Témoignage tout à fait extraordinaire car
les vérifications indiquèrent que ses allégations
étaient fondées : les faits se déroulèrent
exactement de la façon dont il les avait relatés.
Il se souvint que ses meurtriers l'exécutèrent
à l'arme blanche et, entre autres mutilations, le décapitèrent.
Dans son existence actuelle son corps conservait
ce qui pouvait apparaître comme un stigmate de cette affreuse
blessure : " Sa mère certifia qu'il avait une marque
rectiligne en travers du cou, semblable à la cicatrice
d'une blessure faite par un grand couteau. Elle déclara
s'en être aperçue pour la première fois
quand son fils avait trois ou quatre mois. C'était apparemment
congénital. Quand Ravi Shankar parlait du meurtre, il
attribuait cette trace sur son cou aux blessures du crime. Au
fur et à mesure qu'il grandissait, celle-ci changeait
de place. En 1964, elle était en haut de son cou, juste
au-dessous du menton, et s'était quelque peu estompée.
"
Le cas de Corliss Chotkin Junior, dont il fut
question plus haut, évoque également le phénomène
des stigmates. Son grand-oncle, Victor Vincent, avait annoncé
à sa nièce, environ un an avant sa propre mort,
qu'il reviendrait sous les traits de leur futur enfant. On notera
en passant que cet exemple pourrait être interprété
dans le cadre de la précédente hypothèse
d'une autosuggestion maternelle.
" Je vais revenir, je serai votre prochain
fils. J'espère que je ne bégaierai pas autant
que maintenant. Votre fils aura des cicatrices. " Il enleva
alors sa chemise et lui montra une cicatrice dans le dos, provenant
d'une opération subie quelques années plus tôt.
Dix-huit mois environ après la mort de
Victor Vincent sa nièce mettait au monde un garçon,
Corliss Chotkin, qui portait effectivement deux marques sur
le corps de même forme et, grosso modo, au même
emplacement que son grand-oncle décédé.
Très tôt, dès qu'il fut en mesure de se
faire comprendre, il reconnu et nomma différentes personnes
qui composaient l'entourage du vivant de celui-ci.
Stevenson ajoute que " Victor Vincent bégayait
beaucoup et il avait exprimé le voeu de moins bégayer
dans sa nouvelle vie. Corliss bégayait énormément
dans sa jeunesse et cela dura jusqu'à ce qu'il suive,
à l'âge de dix ans, un traitement avec un orthophoniste.
Il n'avait plus de défaut de prononciation lorsque je
l'interrogeai. "
Enfin, le cas de Wijeratne au Sri Lanka, ne
manque d'intriguer lui aussi. Il présente à sa
naissance, en 1947, une nette difformité au niveau du
thorax et au bras droit ; ce que sa famille interprète
comme une conséquence karmique. Dans ce témoignage
on relève que la réincarnation intervient assez
tardivement, près de 19 ans après le décès,
contrairement à la norme énoncée par Stevenson.
Le père le Wijeratne nota également
certaines ressemblances avec son frère défunt,
Ratran Hami. Wijeratne avait comme lui le teint mat alors que
ses autres frères et soeurs avaient plutôt la peau
claire. Son père, observant d'autres similitudes de physionomie
entre son fils et son frère, déclara à
sa femme : " Mon frère est de retour. " Celle-ci
ne semble pas avoir prêté grande attention à
cette remarque et aucun des deux ne fit le lien entre la difformité
du garçon et Ratran Hami.
Vers l'âge de deux ans, deux ans et demi,
Wijeratne commença à marcher autour de la maison
en parlant tout seul. Son comportement intrigua sa mère
qui écouta ses propos. Elle le surprit en train de dire
que son bras était difforme parce qu'il avait tué
sa femme dans sa vie précédente. Il cita de nombreux
détails en rapport avec un crime dont elle n'avait, jusqu'alors,
jamais entendu parler. Elle questionna son mari et H. A. Tileratne
Hami confirma l'exactitude de ces propos : son jeune frère
avait été exécuté en 1928 pour avoir
assassiné sa femme.
Le père de Wijeratne tenta de dissuader
son fils de parler de sa vie antérieure. Pourtant l'enfant
persistait, souvent seul, en un sombre monologue, ou se confiait
à des personnes qui le questionnaient sur son bras. Il
fit un récit circonstancié du meurtre, de l'arrestation
et de l'exécution de Ratran Hami, donnant avec réalisme
d'abondants détails (...). Selon la mère de Wijeratne,
il racontait ses souvenirs par bribes. Elle ne releva pas de
circonstances extérieures qui pussent susciter ses récits
sur la vie de Ratran Hami.
L'analyse, il faut bien l'avouer, aucun des
éléments dont nous venons de prendre connaissance
ne démontre de manière indiscutable la réalité
de la réincarnation. Si cela avait été
le cas il est évident que nul à ce jour ne l'ignorerait.
En dépit de l'estime que l'on a pour l'auteur de ce considérable
travail, l'ambiguïté y est la règle. Pourtant,
selon les dires de Stevenson lui-même, nous avions affaire
aux cas les plus pertinents. Rendons-lui toutefois justice d'avoir
précisé, dès l'introduction de son ouvrage,
que ces cas présentaient tous des faiblesses. D'ailleurs,
on aura noté que bien des indices signalés par
le sujet ou par ses proches (talents exceptionnels, stigmates,
bégaiement) n'avaient pu être vérifiés
par Stevenson en personne. Le plus souvent ils avaient disparu
ou s'étaient nettement estompés. D'autrefois,
le constat avait été effectué par un tiers.
De plus, les témoignages sont relativement anciens, remontant
parfois à plusieurs décennies, et leur fiabilité
s'en trouve d'autant plus entamée. Cela étant,
aucune explication ne parvient vraiment à dissiper l'impression
d'étrangeté que l'on ressent devant l'ensemble
des témoignages. De là à convaincre..
La prudence impose donc de classer les précédents
phénomènes au rang des curiosités encore
inexpliquées. Ils laissent toute la place au doute quant
à la croyance en la réincarnation et, par contrecoup,
ne participent guère à soutenir l'hypothèse
d'une forme de survie de la conscience. De ce fait ils ne sauraient
non plus servir la cause des expériences de mort imminente.
Mais à la méthode de prospection en terre lointaine,
effectuée par Stevenson auprès des enfants "
réincarnés ", s'oppose une autre voie d'exploration
: celle des souvenirs d'une existence antérieure ramenés
au jour sous hypnose.
| Les vies antérieures
sous hypnose |
La régression hypnotique est un phénomène observé
pour la première fois en 1954. Bridie Murphy, une jeune femme
d'intérieur américaine, se mit à parler, sous hypnose, comme
si elle vivait dans l'Irlande du 19e siècle. Depuis, des hypnothérapeutes
comme Arnall Bloxham ont fait «régresser» de nombreux patients
à une vie antérieure et ont enregistré les résultats sur magnétophone.
Bien qu'il soit parfois étrangement difficile de faire le bilan
des données fournies par la régression, beaucoup d'histoires
sont remarquablement exactes et parfaitement plausibles.
La régression hypnotique dans des vies passées,
les souvenirs spontanés de certains enfants, selon lesquels
ils auraient été une autre personne, la mémoire lointaine de
quelques adultes, des expériences de « déjà vu » sont autant
de phénomènes qui indiquent que la réincarnation est quelque
chose de possible. Nombreuses sont les personnes qui croient
que nous devons nous soumettre à plusieurs vies différentes
sur terre, jusqu'à ce que nous ayons atteint la perfection de
l'âme. Certains prétendent que tous les êtres ne sont pas réincarnés,
mais qu'il nous est impossible de comprendre les règles qui
gouvernent le processus de sélection impliqué dans ce phénomène.
Le docteur lan Stevenson, de l'université de Virginie, aux États-Unis,
a mené une enquête approfondie afin de prouver que la réincarnation
existait. Il a réuni des centaines de cas de vies passées et
a abouti à la conclusion qu'un « homme rationnel peut croire
à la réincarnation, car il en existe des preuves ».
Cependant, pour la plupart des gens, une telle
conviction reste uniquement une affaire de croyance.
Au début, des chercheurs consciencieux qui désiraient
prouver la réincarnation utilisèrent l'hypnose
pour aider les sujets à retourner au temps de leur vie
antérieure (...). Malheureusement, leurs résultats,
bien qu'encourageants n'ont pas été très
concluants ; d'une manière générale, ils
ont été décevants en raison principalement
de la difficulté de contrôler l'accès du
sujet à des informations contenues dans la personnalité
antérieure
Le sujet sous hypnose est conditionné dans le bain d'une
vie antérieure. A son subconscient de se dépêtrer
avec les paramètres qu'on lui a dictés. Il ne
se remémore pas les événements passés,
il les invente en fonction de ce qu'on lui suggère.
La fiabilité de l'hypnose elle-même est en question.
Peut-on obtenir des informations sûres dans cet état
de conscience ?
Le plus grand coup porté à l'encontre de la croyance
en la réincarnation est liée à la croissance
des populations.
Alors, que penser ?
Le comte de Rochas
C'est à un officier de l'armée
française, le colonel Albert de Rochas d'Aiglun (1837-1914),
que l'on doit la première approche méthodique
sur la régression hypnotique dans les vies antérieures.
Cet officier supérieur, de surcroît administrateur
de l'École Polytechnique, procéda dès la
fin du siècle dernier à une série de régressions
expérimentales sur quelques volontaires ne parvint jamais
à fournir le moindre argument permettant de vérifier
la réalité des existences antérieures vécues
par les volontaires qu'il hypnotisait.

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Outre-vie.com, Mars 2003.
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