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Gourou Nanak, le fondateur du sikhisme, naquit dans une famille
hindoue du Punjab, en 1469. A l'âge de 30 ans, il eut la conviction
qu'il était appelé par Dieu pour être son ministre auprès des musulmans,
des hindous de toutes les castes et même des intouchables. Son message
spirituel revêtait un triple aspect: un labeur honnête, la pratique
de la charité, la méditation (qui comprend souvent maintenant des
hymnes composés par les Gourous). La méditation est particulièrement
importante, car elle permet à la personne nourrie de spiritualité
de voir Dieu dans les visages de toute l'humanité.
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| La
grâce de ne pas renaître |
Les sikhs ont en commun avec les hindous de croire que leur âme
se réincarne après la mort. En menant une existence tournée vers
Dieu, les humains peuvent être libérés de cette renaissance par
la grâce divine. Les sikhs tiennent le monde quotidien pour réel
(et non pour une illusion, comme beaucoup d'hindous), mais ils n'ont
pas pour autant perdu de vue l'éternité - comme en témoigne le Gourou
GrantD Sah'ib: «Faites de votre esprit la maison de Dieu. Si Dieu
demeure avec vous dans la paix, vous ne renaîtrez pas. » La forme
que revêt cette délivrance est moins claire: quelques sikhs l'expriment
comme une fusion dans l'absolu, d'autres évoquent une vie éternelle
en présence de Dieu, dans un état de totale béatitude (onand).
Quand un sikh meurt, ce que va devenir son enveloppe charnelle n'a
que peu d'importance. On adopte habituellement la crémation (héritage
de la culture hindoue), mais l'enterrement est aussi bien pratiqué
par les sikhs qui vivent en pays musulmans ; ce qui importe n'est
pas le corps, mais ce que devient l'âme. Pour le bénéfice de la famille
du défunt plutôt que pour le repos de ce dernier, qui est entre les
mains de Dieu, les sikhs lisent le Gourou GrantD Sahib quotidiennement
pendant les dix jours que dure le deuil. |
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