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Le message du Bouddha (le prince hindou du nom de Gautama Sakyamuni)
rejoint l'expérience religieuse spécifique de l'Inde : on devient
l'acte (karman) que l'on pose. L'homme devient bon par ses actions
bonnes, mauvais par ses actions mauvaises, dans la ligne même de
ses désirs. Et quand il est arrivé au terme de son acte, il doit
inéluctablement revenir à ce monde-ci pour continuer à agir, à poser
son acte (son karman). A moins, qu'il ne soit libéré de tout désir,
ne désirant plus que le Soi (âtman) sans s'évader vers d'autres
objets. Ayant pris conscience de la superficialité éphémère des
désirs qui l'habitaient jusque-là, et n'étant plus que Brahman,
il rejoint l'Absolu et entre en Brahman, le seul véritable « au-delà
», ayant enfin échappé à la chaîne des transmigrations.
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Les Védas sont des textes sanscrits, écrits probablement vers -1000,
issus d’une longue tradition orale de plusieurs millénaires. Ils
expriment une doctrine spirituelle et monothéiste, le désir inlassable
d’ascension vers la lumière, la lutte de l’esprit contre le mal,
la recherche du salut personnel. Certains exégètes y ont vu la trace
des souvenirs d’une origine arctique des Aryens (venus d’Hyperborée,
le Grand Nord) et de leur migration vers la lumière, peut-être au
moment de la dernière époque glaciaire, liée peut-être aussi à des
catastrophes cosmiques comme la chute d’astéroïdes géants...). Car
les Védas disent qu’Indra délivra la lumière qui a été cachée aux
hommes par les démons et qu’il la rend aux hommes. Les Védas enseignent
qu’il y a un espace cosmique infini éternel qui est un " être sans
bornes ", dont parlent les stances de Dzyan : " Le Père-Mère éternel...
avait une fois de plus sommeillé durant sept éternités... le temps
n’existait pas, endormi dans l’infini de la durée... les Ténèbres
remplissaient le tout illimité car le Père, la Mère et le Fils,
une fois de plus, ne faisaient qu’un, et le Fils ne s’était pas
encore réveillé pour la nouvelle Roue et son pèlerinage à y accomplir...
Il n’y avait rien... dans sa solitude, l’unique forme d’existence
s’étirait illimitée, infinie... et la vie palpitait inconsciente
dans l’espace universel, à travers cette omniprésence... l’heure
n’avait pas encore sonné... " Cet admirable texte traduit bien l’immensité
de la réalité " divine " avant toute manifestation, et que cette
réalité est hors de notre compréhension.
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