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L'appellation de
mazdéisme vient du nom de la divinité suprême de cette religion,
Ahura Mazda. On lui donne aussi le nom de zoroastrisme, d'après
Zoroastre (forme hellénisée du perse Zarathushtra), réformateur
de l'antique religion des anciens Iraniens.
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| La
grâce de ne pas renaître |
Bien que les Zoroastriens ne soient désormais qu'un peu plus de
cent mille dans le monde, leur religion a une importance qui excède
largement le nombre de ses adeptes. Le zoroastrisme a été fondé
en Iran, il y a plus de trois mille ans, par un prophète nommé Zarathoustra
(littéralement «celui à la lumière brillante») - en grec Zoroastre
(«astre d'or») -, qui instaura le monothéisme. Après avoir eu des
extases mystiques, il s’éleva contre le clergé qu’il accusait d’être
devenu serviteur des Daeva et de pratiquer magie et sorcellerie,
au lieu de vénérer les Ahura et surtout le seul et unique, Ahura
Mazda, le Seigneur Sage.
La doctrine de Zarathoustra affirme l'existence d'un dieu souverain
(Ahura Mazda), d'un ciel et d'un enfer, promet la venue d'un sauveur,
la résurrection des morts et un jugement dernier - idées que l'on
retrouve dans les trois grands monothéismes: le judaïsme, le christianisme
et l'islam (que le zoroastrisme a très probablement influencés,
comme l'affirment certains spécialistes).
Le Dieu suprême est d Ahura Mazda, " le Grand Créateur ", assisté
des sept " Immortels bienfaisants ", entités abstraites qui représentent
les différents aspects de la divinité (archanges). Le premier de
ces immortels, fils d’Ahura Mazda, est l’Esprit Saint, dont le frère,
l’Esprit du Mal, est l’antithèse, les autres étant l’ordre, la justice,
l’énergie, l’intégrité, l’immortalité, la dévotion au sacré.
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Aujourd'hui, le zoroastrisme est surtout pratiqué par les Parsis,
qui émigrèrent d'Iran vers le nord-ouest de l'Inde à la fin du IXe
siècle pour échapper aux persécutions des oppresseurs musulmans.
Les Parsis (qui furent ainsi appelés parce que venus de Perse) constituent
à eux seuls les quatre cinquièmes du nombre total des fidèles de
Zoroastre. Ils sont principalement concentrés à Bombay, leur centre
religieux, dans l'ouest de l'Inde, mais ils ont également formé
de petites communautés en Grande- Bretagne, au Canada, aux Etats-Unis
et en Australie.
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Ce
vieillard est proche du jour où il devra traverser le pont de
Cinvat, ou pont du Jugement, pour déboucher sur les joies du paradis
ou les tourments de l'enfer, en fonction de leurs actions et de
leur conscience. Le pont est large pour les croyants, mais aussi
fin qu'une aiguille pour le pécheur.
Les zoroastriens croient en une vie après la mort et en un jugement
des âmes. Zarathoustra enseignait que chaque être humain serait
jugé selon ses mérites. A la mort, chaque âme passe devant trois
juges, dont l’un est Mithra. Si ses bonnes actions l'emportent
sur les mauvaises, l'âme juste monte au ciel en empruntant
un large pont; sur l'autre rive, au «pays du chant», l'attend
une jeune fille rayonnante qui la conduit auprès du Seigneur de
lumière. Si les mauvaises actions dominent, le pont se rétrécit
tellement que l'âme tombe en Enfer, plus ou moins profondément
selon le poids de ses fautes.
A la fin des temps, une grande bataille opposera les êtres divins
et les démons, et le Bien triomphera. Un descendant de Zarathoustra,
né d'une vierge, sera le sauveur du monde, et c'est à lui qu'il
appartiendra d'accomplir la résurrection des morts et le Jugement
dernier. L'Enfer lui-même sera purifié, le royaume de Dieu s'installera
sur la Terre, et l'univers retrouvera sa perfection originelle,
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Zoroastre a procédé à une réforme majeure du polythéisme indo-européen
qui florissait en Iran ancien vers le VIIe avant l'ère chrétienne.
A l'issue de cette réforme, un Seigneur Sage (Ahura Mazda) fut promu
au rang de divinité suprême avec à ses côtés les six entités abstraites
que sont la Justesse, la Bonne Pensée, la Puissance, l'Application,
l'Intégrité et l'Immortalité. Derrière ces abstractions se cachent
encore de grandes divinités du passé qui ont, bon gré malgré, résisté
aux transformations que leur imposa la nouvelle religion. On appelle
parfois « archanges » la série d'entités qui est ainsi apparue,
bien qu'il ne s'agisse pas de messagers du Dieu suprême. Ce groupe
de divinités a plutôt été appelé ainsi par analogie avec les anges
qui se développeront plus tard au Moyen-Orient.
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Le souci de préserver la terre, l'eau et le feu de la souillure interdit
aux zoroastriens d'enterrer leurs morts, de les immerger ou de les
incinérer; depuis toujours, ils exposent les cadavres aux oiseaux
de proie. En Inde comme en Iran se dressent des Tours du silence (dakhmas)
en haut desquelles les corps sont abandonnés aux vautours, dans un
acte de suprême générosité envers les éléments de la nature. |
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