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Le salut
Tous pour un
La croix
La vie après la mort
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Les chrétiens croient
en l'immortalité de l'ame humaine et au jugement dernier. Ceux qui proclament
le salut par la foi en Jésus- Christ, dont la mort efface les péchés
du monde, pourront entrer au Paradis ; ceux qui auront rejeté le Christ
iront en Enfer.
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Les chrétiens interprètent ces deux aspects de l'au-delà de différentes
manières. Certains opposent l'accomplissement de l'union avec Dieu
(le Paradis) au vide de son éloignement (l'Enfer). D'autres insistent
sur la nature «sociale», collective du Paradis, où les âmes sont «en
communion» les unes avec les autres, ainsi qu'avec l'Eglise sur terre
(à travers la prière et le culte).
La mort est en soi le mal et la résolution du mal. Elle exige de l'être
un abandon total à Dieu, en le dépouillant de la substance de son
ego pour le revêtir du vêtement intangible de l'immortalité. |
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Les débats modernes opposent «universalisme» (tous les hommes seront
sauvés) et «particularisme» (le salut pour les uns, la condamnation
pour les autres). Le premier courant table sur l'amour absolu de Dieu
et soutient que personne ne sera damné. Le second met en avant le
caractère moral absolu de Dieu et affirme que les pécheurs (et/ou
les non-croyants) seront rejetés cour l'éternité. |
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La croix est au centre du rituel chrétien des funérailles. Dans la
mort de chacun de ses membres, l'Église fait un pas vers l'achèvement
du corps mystique du Christ, et la croix s'accroît sur le monde. Dans
l'ombre qu'elle porte sur la terre, derrière le cercueil qui roule
dans son fourgon noir constellé de « regrets éternels » et de fleurs
périssables, se déroule un impressionnant cortège d'images, suscitées
par deux millénaires de liturgie funèbre. On entend comme en un rêve
la cloche sonner le glas, les prières bourdonnantes des pénitents
qui accompagnent la dépouille, et le frémissement des répons dans
les hautes nefs gothiques, tandis que des chœurs angéliques entonnent
le miserere ou le de profundis. Le christianisme a une vision glorieuse
de la mort. Elle est une victoire sur la vie. Victoire qui éclate
dans le ruissellement des orgues sous les voûtes des cathédrales,
emportant l'âme du chrétien dans l'insondable perspective de la transcendance
divine. Depuis des siècles, l'espoir de la résurrection individuelle,
incluse dans celle de Jésus, arrache au croyant un cri de triomphe
célèbre, celui-là même que poussa saint Paul, aveuglé de lumière soudain
par l'évidence mystique : « 0 mort ou est ta victoire 0 mort ou est
ton aiguillon ? |
| La vie après la mort Qu'en
dit la Bible ? |
• II y aura le jour du jugement, où tous les morts comparaîtront devant
Dieu et seront jugés d'après l'attitude qu'ils auront prise à l'égard
de Jésus-Christ. Ceux qui auront cru en lui pour le pardon de leurs
péchés entreront dans le royaume de Dieu, Les non-croyants iront au
châtiment éternel.
• Jésus a déclaré que sa vie, sa mort et sa.résurrection inauguraient
un âge nouveau. II parachèvera son oeuvre, en donnant aux croyants
un corps nouveau ~ comme le sien après sa résurrection - et en les
faisant participer à la nouvelle création. Les chrétiens ne croient
donc pas seulement à la survie de l'esprit, mais aussi à la résurrection
du corps.
• L'Ancien Testament décrit la mort comme un état de ténèbres, de
silence et de repos. Personne ne revient de la tombe, mais la mort
ne met pas pour autant fin à l'existence. Dieu est en effet capable
d'arracher l'homme à la tombe.
• Le Nouveau Testament précise ce tableau. Les morts «dorment», mais
il y a une différence entre ceux qui sont morts en croyant au Christ
et ceux qui l'ont rejeté. Les croyants sont «avec le Christ»; les
autres sont des «esprits en prison». |
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