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Yoga
vient de la racine indo-européenne qui a donné en français «Joug» et «joindre».
En sanskrit, son sens originel est «attelage», mot utilisé pour figurer
le psychisme humain, considéré comme mené par des chevaux fougueux (les
facultés des sens, les passions), que le conducteur du char (l'intellect,
buââîtî) s'efforce de contrôler alors que les rênes correspondent au mental
(manas),
Les yoga
Le raja-yoga
La respiration
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Les
yoga
Si le râja-yoga, tel qu'il est exposé par PatanJali et ses commentateurs,
est considéré comme le yoga classique, il en existe d'autres formes,
définies en particulier dans une vingtaine "Vpamshad" dites
les {Jyanishad du yoga/ qui contiennent des développements sur les
aspects très divers de cette discipline. Les principaux yogas sont
:
le karma-yoga, yoga de l'action, illustré par la Bhagavad-Gitâ;
le bhakti-yoga, yoga de l'amour dévotionnel;
le Jnâna-yoga, yoga de la connaissance ;
le hatha-yoga, yoga de l'effort violent,
le kundalini-yoga, qui mettent en action des forces très dangereuses,
ne peuvent être pratiqués que sous la direction et la surveillance
étroite d'un gourou.
D'inspiration tantrique, le yoga de la kundalini a pour objet de réveiller
cette dernière, l'énergie cosmique latente, tapie à la base du corps
subtil. Celle-ci s'élèvera alors par le sushumnâ (canal central),
de chakra en chakra, centres le jalonnant tout au long de l'axe cérébro-spinal,
et qui s'ouvriront au passage de la kundalinî, jusqu'au sahasrâra
chakra (« lotus aux mille pétales »), situé au sommet du crâne. Là
se réalisera l'union de la kundalinî féminine et de l'atman mâle,
comparée à celle de Shiva et de sa shakti. Ainsi il apparaît que le
véritable yoga ne correspond guère à l'idée que s'en font la plupart
des Occidentaux, qui ne connaissent le plus souvent que des formes
abâtardies du hatha-yoga, réduites à la pratique de quelques âsanas
et du pranâyâma, mais coupées des fins spirituelles du yoga et par
conséquent détournées de son sens.
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Le raja-yoga
Déjà le yoga de Patanjali, ou yoga royal (ràjaoga), expose le lent
cheminement de l'adepte en 8 étapes dirigées par un maître qualifié
(gourou). Il débute par l'observance des 5 réfrènements (yama) et
des 5 astreintes (niyama), qui suppose chasteté, étude assidue et
consécration à Dieu. C'est seulement lorsqu'il se sera bien affermi
sur ces principes que l'adepte pourra aborder les âsanas (postures)
destinées à reconditionner l'organisme en vue de la méditation, et
le yranàyâma, contrôle non seulement du souffle, mais de l'énergie
cosmique dont il est le véhicule.
Ce ne sont encore là que des préliminaires aux stades suivants : pmtyahâra,
retrait des sens qui retranche entièrement du monde extérieur et dharânâ
concentration, fixation de toute l'activité mentale sur un seul point,
permettant de passer au dhyâna, la méditation profonde intériorisée.
Celle-ci conduit au samâdhî, lequel n'est pas une extase, le yogi
ne «sortant» pas de lui-même, mais, avec méthode et en toute lucidité,
« établissant sa résidence dans le lotus de son propre cœur».
Le samâdhf comporte lui-même différents degrés; au plus élevé, le
yogi redécouvre son identité avec le Brahman, ce qui constitue en
soi la délivrance suprême. Au cours de cette montée peuvent se manifester
toutes sortes de pouvoirs supranormaux (sVdhi, ou accomplissements),
mais, tout en y voyant des encouragements à persévérer l'adepte les
considérera comme des obstacles à dépasser, son seul but étant la
réalisation ultime.
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Parmi les véritables
techniques qui aident à se débarrasser du stress
et de la fatigue, le yoga occupe incontestablement une place
d'honneur. Cette discipline orientale qui, moyennant des méthodes
de respiration spécifiques alliées à des
postures bien définies, aboutit à une relaxation
optimale permettant d'entrer en interaction avec les énergies
cosmiques et d'acquérir à la limite plus facilement
certains pouvoirs paranormaux.
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L'une de ces techniques yoga les plus simples est la respiration
en quatre temps, conseillée surtout au début :
Videz complètement vos poumons, en abaissant le diaphragme, et retenez
votre souffle en comptant lentement jusqu'à quatre.
Inspirez, en comptant lentement jusqu'à quatre et en remontant le
diaphragme, de manière à vous remplir entièrement d'air.
Retenez votre souffle, en comptant à nouveau, lentement, jusqu'à
quatre.
Expirez, en comptant lentement jusqu'à quatre et en vidant intégralement
vos poumons.
Répétez au moins une dizaine de fois ces mouvements et rallongez,
les jours suivants, la durée des différentes phases jusqu'à ce que
vous arriviez à une minute chacune. Vous vous sentirez particulièrement
calme et vous accéderez à une quiétude mentale exceptionnelle.
Au terme de l'exercice de respiration, évitez absolument d'accomplir
le moindre geste brusque. Je vous conseille au contraire de vous
étirer paresseusement, comme quand vous sortez d'un sommeil profond.
Vous aurez quelquefois l'impression d'être un peu étourdi, ou même
d'avoir la « tête vide ». Ne vous inquiétez pas : cette réaction
constitue la suite logique d'un détachement effectif de la matérialité
aux conséquences, évidemment, très bénéfiques.
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Mars 2003.
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