Après la mort apparente, le défunt traverse le Chikai Bardo, au cours duquel il ne comprend pas qu'il est mort et se trouve dans un état proche du sommeil. La récitation de la première partie du livre est destinée à lui faire prendre conscience de son état, à lui épargner les regrets et à le préparer à la Libération finale, qui se manifeste comme la vision de la « Claire Lumière primordiale». Si, mal préparé et apeurée il ne saisit pas cette occasion d'entrer dans le nirvana, le défunt se trouvera dans le Chonyid Bardo.

 

 

 

Il est recommandé d'entreprendre le transfert de conscience au moment oú la respiration est prés de s'arrêter. On aide celui qui ne peut y parvenir en disant :

Le transfert de la conscience

Le Bardo Thodol doit être lu, correctement et distinctement, soit par un lama, soit par un « frère de la foi », soit par un ami intime, à l'oreille de l'agonisant, puis du défunt.
Si le corps a disparu, le lecteur évoque le mort dans sa pensée et opère comme s'il était présent devant lui.
La première condition à réaliser est celle du transfert de la conscience. En d'autres termes, il convient, durant la période d'agonie, d'alerter sans cesse la conscience de manière à lui permettre de se retrouver intacte après la mort et sans avoir subi d'interruption.
La mort est presque toujours précédée par un état d'asphyxie bienfaisante, et les eschatalogues modernes (commentateurs du Bardo compris) sont d'accord, en général, pour admettre qu'une période d'inconscience identique existe après la mort.

Le voyage dans l'au-delà commence avec le dernier souffle. Ainsi débute la traversée dangereuse qui peut durer jusqu'à sept fois sept jours, soit quarante-neuf jours, sauf si le karma est particulièrement lourd, auquel cas le trépassé est conduit à renaître avant terme. Ajoutons que le processus de la mort est revécu par le défunt tous les sept jours.

 

 

Extraits

" Noble fils (un tel), maintenant que ta respiration a presque cessé, voici pour toi le moment de chercher une voie car la lumière fondamentale qui apparaît lors du premier état intermédiaire va poindre. Ton Lama t'avait déjà montré cette lumière, la Vérité en Soi (Dharmata) vide et nue, comme l'espace sans limites et n'ayant pas de centre, lucide ; c'est l'esprit vierge et sans tache. Voici le moment de le reconnaître. Demeure donc ainsi en elle. Moi aussi je te la ferai découvrir ".

" ... Au centre de ce corps, représente-toi le canal subtil central, de l'épaisseur de la tige d'une flèche, vide et transparent de lumière. II s'ouvre au sommet du crâne et se termine en bas prés du nombril. Dans la région du coeur, il fait une sorte de noeud sur lequel la vitalité apparaît comme un point vert lumineux avec, á son centre, le caractère rouge HRI qui est la nature spirituelle soi-même. Une aune environ au-dessus du crâne, visualise clairement le Bouddha Amitabha avec tous ses signes distinctifs merveilleux. ..." .

 

 

 

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