Le Bardo, le livre des morts egyptiens
et les NDE
La traduction anglaise du Bardo
Thödol a été éditée en 1920 sous
la signature du docteur W.Y. Evans-Wentz, mais réalisée
par celui qu'il appelle son maître, le lama Kazi Dawa Samdup.
Dans l'introduction, le docteur Evans-Wentz s'interroge sur certaines
analogies qui indiqueraient une proche parenté entre les
livres des morts égyptien et tibétain :
Ayant
commencé mes recherches au Tibet, après avoir étudié
durant trois ans les traditions funéraires de la vallée
du Nil, je compris, dès que j'eus connaissance des rites
funéraires tibétains (qui sont en grande partie pré-bouddhiques),
que l'effigie du mort employée au Tibet et au Sikkim est
absolument semblable à l'effigie appelée " Statue
de l'Osiris " (ou du mort). L'emploi que l'on en faisait dans
les rites funéraires de l'Egypte antique indique une origine
commune (...).
Et
de même que les prêtres de l'antique Egypte lisaient
le livre des morts à cette statue d'Osiris, ainsi maintenant
les lamas lisent le Bardo Thödol à l'effigie
tibétaine. Ces deux traités semblables n'étant
rien autre qu'un guide pour le voyageur dans le royaume de l'au-delà
de la mort. (...) La scène du jugement décrite dans
notre texte et celle du livre des morts égyptiens semblent
si pareilles dans leurs points essentiels, qu'elles suggèrent
une origine commune, inconnue jusqu'à présent.
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Evans-Wentz
suggère que les narrations des diverses scènes
qui s'imposent au mourant auraient pu être dictées
par de grands maîtres à l'agonie. Attentifs au
processus de leur propre fin ils auraient eu la présence
d'esprit d'en faire la description à leurs disciples.
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