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Le
taoïsme
Le Bouddhisme
Le confucianisme
L'âme des ancêtres
Le Yin et le Yang
Le Yang, qui désignait, à l'origine, le côté ensoleillé d'une colline,
et le Yin, qui désignait l'autre côté, furent choisis pour exprimer
les deux principes fondamentaux qui, opposés en tous points, complémentaires
et alternatifs, gouvernent le monde: le Yang lumineux, chaud, dur et
masculin, et le Yin obscur, froid, doux et féminin. C'est pendant la
période dite des Royaumes combattants (475- 221 avant J.-C.) que furent
également mis en système les cinq éléments: la terre, le bois, le feu,
le métal et l'eau. A chacun d'eux correspondit une direction (respectivement
le centre, l'est, le sud, l'ouest, le nord), une couleur (le jaune,
le vert, le rouge, le blanc, le noir), une saveur (douce, acide, amère,
acre, salée), un élément physique (les muscles, les os, le souffle,
les ongles, le sang), une «activité» humaine (la sainteté, la science,
le bon ordre, l'entente, la gravité), un sentiment (l'amour, la joie,
le plaisir, la peine, la colère)...
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Le
Yin et le Yang représentent les deux éléments complémentaires
de la dualité fondamentale. On les symbolise traditionnellement
sous la forme d'un cercle divisé en deux parts égales de couleur
différente, contenant chacune un cercle plus petit de la couleur
de la moitié opposée.
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Le plus ancien texte philosophique de la Chine n'est autre qu'un
manuel de divination: le Livre des mutations, bien connu en Occident
sous son titre original de Yi-King.
Il s'agit d'une série de diagrammes symboliques, résultant de
la combinaison de lignes pleines (Yang) et brisées (Yin). La superposition
par trois de ces lignes compose un trigramme. A leur tour superposés
par deux, ils forment un hexagramme (soixante-quatre au total).
La technique divinatoire consiste à tirer au sort deux hexagrammes,
à observer les mutations de l'un à l'autre, et à en tirer les
conclusions qui s'imposent.
Les
combinaisons de ces lignes par groupe de trois forment les huit
trigrammes utilisés dans la technique divinatoire du Yi'King.
Chaque trigramme renvoie à une qualité particulière et peut être
carrelé à un certain nombre d'éléments, comme une direction ou
un animal.
Par cette pensée fondée sur le principe des « correspondances
», les Chinois cherchent donc à ordonner et à harmoniser l'univers
(mais ce jeu d'associations a eu tendance à devenir trop sophistiqué
et artificiel).
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