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Les
immortels Taos
Le
taoïsme
Le Bouddhisme
Le confucianisme
L'âme des ancêtres
Le Yin et le Yang
La philosophie taoïste, qui a pour objectif la communion avec l'univers,
se reflète admirablement dans l'art pictural chinois, où excellent les
paysagistes qui soulignent la relation harmonieuse entre l'homme et
la nature, en particulier les montagnes, les lacs, les arbres et les
cascades.
| Les turbans jaunes et
le taoïsme religieux (Daojiao) |
Bien qu'elle reconnaisse généralement Lao-tseu comme son fondateur,
la tradition taoïste ne saurait avoir une seule source ni revêtir
une seule forme. La philosophie mystique qu'était le taoïsme à
ses débuts a pris, avec le temps, les allures d'une religion plus
ou moins organisée, mais nettement axée sur le surnaturel et la
magie. C'est au II' siècle que cette évolution entra dans une
phase cruciale.
Cette époque de désordre politique et social vit émerger de nombreuses
sectes. Le taoïsme religieux trouva son fondateur dans la personne
de Zhang Tao-ling, un magicien qui serait né en 34 et aurait vécu
Jusqu'à l'âge de 123 ans. Avant de s'envoler au ciel, il transmit
ses pouvoirs à son fils, qui fit de même le moment venu, et c'est
ainsi que la secte qu'il avait créée, les Maîtres du Ciel, ou
Maîtres célestes, a traversé les siècles .
Moins de dix ans après la disparition de Zhang Tao-ling, un autre
taoïste visionnaire, Zhang Kio, annonça l'imminence du Taiping,
« la Grande Paix » qui instaurerait le paradis sur terre, et il
en fixa la date à l'an 184. Dans les vingt années qui précédèrent,
lui et ses disciples fang (les «magiciens») s'employèrent à convertir
les foules. Le redoutable pouvoir d'attraction de cette secte
- entrée dans l'Histoire sous le nom du signe de ralliement de
ses membres: des turbans jaunes - finit par inquiéter la dynastie
Han, qui ordonna l'arrestation de Zhang Kio. S'ensuivit la révolte
des Turbans jaunes (184), qui réussirent à soulever huit des treize
provinces de l'empire, embrasèrent le pays et précipitèrent la
chute des Han. La révolte fut matée, mais l'empire avait vécu.
C'est dans le nord-ouest de la Chine des Trois Royau- mes (Wei
au nord, Chou au sud-ouest, et Wou au sud-est) que la secte des
Maîtres célestes reprit le flambeau, non de la révolte, mais du
taoïsme militant. Le petit-fils de Zhang Tao-ling, Zhang Lu, avait
hérité de ses dons. Il s'était donné le titre de «seigneur éducateur»,
et le fait est qu'il instruisait le peuple par le moyen des esprits.
Pendant près de trente ans, il parvint à maintenir l'indépendance
des Maîtres célestes, mais, en 215, le fondateur de la dynastie
des Wei exigea sa soumission: Zhang Lu renonça à son pouvoir temporel,
mais conserva son pouvoir spirituel, qu'il transmit à son successeur.
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Les taoïstes vénèrent huit immortels qui, par leur piété et leur
vertu, ont obtenu la vie éternelle, mais qui en dehors de cet état,
ils n'ont rien de commun. Bien qu'ils aient vécu à des époques différentes,
on en parle généralement de façon collective, mais des mythes et
récits populaires se rattachent à chacun centre eux. Ils vivent
avec les dieux dans les monts Kunlun, au centre de la terre. Ils
partagent leurs jeux et leurs festins dans les jardins de l'Auguste
de Jade, chef suprême du ciel où pousse le pêcher d'immortalité.
Toutes les mille années, la Reine-Mère Wang les invite à un grand
festin dans son palais, au cours duquel sont consommées les pêches
d'immortalité.

Shouxing, dieu de la Longévité
Shouxing est le dieu de la Longévité, l'une, des trois divinités
sidérales, ou dieux du Bonheur. On le décrit comme un vieil homme
au crâne chauve et au front démesuré, oui marche en s'aidant d'une
béquille. C'est lui qui décide de la mort de chacun, qu'il note
sur une tablette au moment de la naissance. Il arrive que l'on
parvienne à le faire changer d'idée. Ainsi, un jeune homme offrit
à Shouxing une cruche de vin, ce lui fit un tel plaisir qu'il
inversa les chiffres 1 et 9, accordant ainsi au jeune homme 91
années de vie au lieu de19.
En chinois, Hsien signifie « immortel ». Dans
l'idéogramme de ce mot, on trouve juxtaposés les caractères «
homme » et « montagne », c'est-à-dire l'homme qui vit sur la montagne.
Les huit immortels sont les Hsien les plus connus. Immortalité
ne signifie pas seulement longue vie sur terre, mais aussi vie
étemelle au Paradis.
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| La quête de l'immortalité |
Le Tchouang-tseu et le taoïsme philosophique s'étaient opposés
à ceux qui ne venaient au Tao que pour prolonger leur vie. Cela
resterait pourtant l'objectif avoué du plus grand nombre.
Dans le taoïsme religieux (Daojiao), la quête d'immortalité joue
un grand rôle. Puisque toute la nature est unie dans le Tao, on
ne saurait atteindre à l'immortalité en délivrant une quelconque
part de soi-même, comme l'âme : il s'agit de bien diriger les
forces naturelles dans le corps, grâce aux exercices de respiration
(chî), à la maîtrise et à l'orientation de l'énergie sexuelle,
à l'alchimie, à la bonne conduite, enfin à la quête de la voie
des Immortels et des îles des Bienheureux. Le Daojiao se compose
de beaucoup de mouvements et de sectes. Dans la tradition chinoise,
le taoïsme régit un grand nombre de fêtes collectives ainsi que
la pratique de la guérison et de l'exorcisme, par des officiants
experts en rituel, qu'on appelle communément des prêtres. Dans
l'exorcisme, ils affrontent des fantômes ou esprits malfaisants
et ils cherchent à réduire les excès des forces yin en invoquant
de plus puissantes forces yang, de manière à assurer l'harmonie
cosmique, sociale et personnelle. Seuls de rares adeptes ou maîtres
atteignent l'harmonie, par la maîtrise absolue des énergies et
l'acquisition de l'immortalité. Celle-ci peut s'interpréter littéralement
(obtention d'un corps subtil durable) ou symboliquement (obtention
de la liberté spirituelle et de la spontanéité sans effort)
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