La communication avec l'au-delà
selon le Christianisme

 

Elle commence par une mise en garde. La Bible est particulièrement sévère à l'égard de ceux qui « évoquent les morts » et pratiquent la médiumnité, la transe ou la possession :
« Je les retrancherai de mon peuple, on les lapidera et leur sang retombera sur eux » (Lv 20, 6-27 ; cf. 19, 26). Aux yeux de l'apôtre Paul, ceux qui pratiquent ainsi « la magie » « n'hériteront pas du Royaume de Dieu » (Ga 5, 20-21). Et pour le Livre de l'Apocalypse, tous les « enchanteurs » de ce genre seront jetés « dans l'étang ardent de feu et de souffre » de la seconde mort (Ap21,8).
La tradition catholique enseigne toutefois qu'il existerait une certaine possibilité de communiquer avec les habitants de l'au-delà, par une communication réelle mais de type spirituel. Nos disparus nous seraient en effet présents, dans la mesure où ils vivent auprès de Dieu, qui est lui-même présent à toutes choses. On parle ici de « communion des saints ».
C'est un « article de foi » du Christianisme, c'est-à-dire une croyance de base inscrite dans un de ses résumés officiels, le Credo, dès le Ve siècle. Il est fondé sur la notion de communauté ou communion. Celle-ci s'exprimerait au mieux dans la célébration de l'eucharistie où les chrétiens « communient » aux choses « saintes » et tout particulièrement au corps du Christ.

 

 

La Communion des Saints jetterait un pont d'une rive à l'autre.

Une foi commune lie alors le chrétien au Christ et les chrétiens entre eux. Et l'on appelle « saints » tous les membres du Peuple de Dieu parce qu'ils sont tous appelés à la sainteté (cf. 1 Co 1-2 ; 6, 1-2 ; Ac 9, 13, 32, 41 ;26, 10-18).
Mais cette communauté s'étendrait aussi à ceux qui nous ont précédés sur l'autre rive : les « saints » du ciel. Et finalement, par extension, à tous ceux qui sont en route vers Dieu, même s'ils sont encore en chemin de purification. Église du ciel et Église de la terre formeraient ainsi une seule communauté qui transcende les limites de la mort, unissant les habitants d'ici-bas aux habitants de l'au-delà.

La Communion des Saints jetterait un pont d'une rive à l'autre. Pour qualifier cette communion, l'apôtre Paul employait fréquemment l'image du corps (cf. 1 Co 12, s.). Citoyens de la cité céleste et de la cité terrestre, nous appartiendrions à un même corps « mystique » dont Jésus-Christ est la tête. Et par lui, tous les membres communiqueraient, « communieraient » de chaque côté du miroir. Car c'est la même vie christique qui bat en chaque membre du corps. La même sève qui parcourt chaque sarment d'une vigne dont Christ est le cep (Jn 15).
Nous serions alors branchés les uns sur les autres parce que branchés sur la même souche. Une communion réelle, et non pas « sensible », fonctionnerait dans les deux sens, si bien que nos disparus ne nous oublieraient pas car ils nous sont plus proches que jamais.

La tête du convoi serait déjà parvenue au terme du voyage à la suite du Christ « premier né d'entre les morts », qui ne serait pas entré en solitaire dans le pays de l'au-delà, la « terre promise ». Nos morts l'y rejoindraient tous (Ro6, 3-4; 8-11).

 

 


Accueil
©

Pour discuter, echanger, informer, ...N'hésitez pas à nous envoyer vos témoignagesQui sommes nous ?Une sélection de livres !!!Pour ne pas vous perdreNotre sélection

 

Tous droits réservés, Outre-vie.com, Mars 2003.
Commentaires et suggestions à xourim@outre-vie.com

Conception et design
Ecrire au webmaster