Rétrocognition
La rétrocognition équivaut à la perception
d'événements passés et constitue par conséquent
l'inverse de la précognition, mais relève, comme
cette dernière, du domaine de la clairvoyance.. Dans
le cadre de N.D.E., la rétrocognitionse rapporte à
la revue panoramique et à la phase du jugement, au cours
desquels le voyageur de l'Au-delà, a entrevu des événements
de sa vie passée dont certains détails lui étaient
parfois inconnus jusque là.
Le petit Trianon
Des objets, mais aussi des lieux peuvent susciter l'apparition
de ce phénomène
Le plus célèbre cas en la matière est celui
du petit Trianon, à Versailles, la résidence édifiée
par Louis XIV, le grand Roi-Soleil.
" Le pré où elles avaient vu la dame était
à présent couvert de vieux buissons. Mais c'est
surtout la solitude des précédentes promenades
qui avait disparu, chassée par une foule de flâneurs,
de vendeurs ambulants et de gens assis sur des bancs.".
Les deux demoiselles tentèrent de s'expliquer l'épisode
qu'elles avaient vécu.Leur première visite remontait
au 10 août 1901 ;
le même jour de l'année 1792, la famille royale
avait été contrainte par l'insurrection populaire
de chercher refuge auprès de l'Assemblée législative,
Marie-Antoinette avait probablement conservé un souvenir
très vif du dernier mois d'août passé
dans ce château de Versailles qu 'elle aimait tant.
Un bruit courait en effet selon lequel son fantôme et
ceux des membres de sa suite auraient été aperçus
à maintes reprises dans le parc au début du
mois d'août. Peut-être les deux Anglaises s'étaient-elles
inconsciemment « branchées », cet après-midi
d'août, sur les souvenirs de la malheureuse reine et
les avaient-elles revécus. De plus en plus intriguées,
les protagonistes de cette aventure déroutante firent
des recherches historiques pendant au moins cinq ans afin
de vérifier au maximum les détails de leurs
visions. Elles découvrirent ainsi que certaines des
choses qu'elles avaient vues se trouvaient effectivement dans
le parc du temps de Louis XVI, mais qu 'elles n ' existaient
plus au début du XXe siècle : les uniformes
des gardiens, absolument identiques à ceux de l'époque,
le kiosque et d'autres éléments architecturaux
ne figuraient plus que sur de vieilles gravures. Les deux
demoiselles s'estimèrent en outre capables d'identifier
plusieurs des personnages qu 'elles avaient rencontrés.