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Premières
Etudes scientifiques
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Les premières tentatives pour étudier
scientifiquement la bilocation n'eurent lieu qu'en 1965, lorsqu'un
psychologue de l'université de Davis en Californie, le docteur Charles
Tart, se consacra à ce sujet.
Il fit d'abord passer une série de tests à une jeune femme
qui l'avait contacté et affirmait qu'elle se projetait chaque soir
hors de son corps physique
Dans son laboratoire , elle parvint à donner correctement
le nombre cible de cinq chiffres placé hors de sa vue. Mais
le docteur Charles Tart demeura prudent sur cette expérience
car en inspectant la pièce le lendemain il s'aperçut
que ce nombre aurait éventuellement pu être lu grâce
à un phénomène de réflexion.
Par la suite, Robert Monroe servit de sujet d'expérience
à Charles Tart. Robert Monroe affirma avoir vécu des
EHC au cours des deux sessions auxquelles il avait participé.
S'il ne parvint pas à lire la cible (cinq chiffres inscrits
sur un document placé hors de sa vue), il évoqua l'une
de ses décorporations. En 1967, les résultats de l'expérimentation
firent l'objet d'une communication de Charles Tart qui indiqua que
une grande partie du cycle de sommeil se déroulait en état
hypnagogique. Là égalment, Charles Tart adopta une
attitude prudent estimant les résultats d'ensemble peu significatifs.
Les expériences mystiques qui permettent la sortie du corps suivent
des techniques ou des régimes particuliers conduisant à l’anoxie,
qui est la diminution du taux d’oxygène dans les cellules et les
tissus, et particulièrement dans le cerveau qui y est très sensible.
Ces techniques peuvent être l’alimentation riche en légumes, le
jeûne, le yoga de la respiration, la suffocation par la fumée, l’immersion,
le séjour en altitude, la danse tourbillonnante... Elles entraînent
hallucinations, visions, apparitions... et sont comparables aux
effets obtenus avec certaines drogues, en particulier le L.S.D.
Il y aurait, dans ce cas, activité musculaire réduite et formation
d’ondes alpha lentes.
Les expériences scientifiques montrent des similitudes troublantes
entre les processus d’E.S.P. (perception extrasensorielle) et
les informations acquises par une " sortie hors du corps ".
Les résultats du docteur Osis (A.S.P.R. - New York - U.S.A.) avec
Ingo Swann (1972) ou A. Tanous (1978), ceux du docteur R. Morris
(P.R.F. Caroline du Nord - U.S.A.) avec K. Harary, conduisent
à la conclusion que si la décorporation réelle ne peut être prouvée,
elle est bien comparable à un " rêve lucide ".
En effet, les tests physiologiques (E.E.G., rythme
cardiaque, mouvements des yeux...) montrent que les sujets ne sont
pas complètement endormis. Il apparaît donc que les sensations éprouvées
continuent à transiter par le cerveau.
Les expériences du docteur C.T. Tart (Université
de Virginie - U.S.A.) démontrait une activité cérébrale du
sujet différente de l’état d’éveil et de l’état de rêve. Y-aurait-il
un stade intermédiaire, un état particulier de fonctionnement du
cerveau, un état de conscience particulier qui dépasse le corps
biologique pour accéder à d’autres niveaux de connaissance.
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