Augustin
Lesage
Augustin
Lesage, né le 9 août 1876 à Saint-Pierre-Lez-Auchel, était
mineur lorsqu’il entendit en 1911 une voix lui dirent : «
Un jour tu seras peintre ». Augustin Lesage fut effrayé par
cette voix. Une dizaine de mois passèrent lorsqu’il entendit
parler pour la première fois de spiritisme. Il décida avec
quelques amis de faire une séance de spiritisme où il reçut
par écriture automatique : « Aujourd’hui il n’est plus question
de dessin, mais de peintures. Sois sans crainte, suis bien
mes conseils. Oui, un jour tu seras peintre et tes oeuvres
seront soumises à la science. Tu trouveras cela ridicule dans
les débuts. C’est nous qui guideront ta main. Ne cherche pas
à comprendre. Surtout suis bien nos conseils. Tout d’abord,
nous allons te donner par l’écriture le nom des pinceaux et
des couleurs que tu iras chercher chez M. Poriche à Lillers.
Tu trouveras chez lui tout ce qu’il te faudra. ».
Augustin Lesage se mit au travail : « Chaque soir j’ai travaillé
au sortir de la mine. J’arrivais fatigué, mais la fatigue
partait aussitôt que je me mettais à peindre. L’Esprit m'a
tenu sur un petit morceau de la toile pendant trois semaines.
Ma main bougeait à peine. J’en perdais patience. Je n’avançais
pas. Et il y avait tant de travail à faire ! ».
Ensuite, il peignit une toile colossale de
trois mètres sur trois. Pour ce il mit sa toile sur le mur
de sa cuisine, et a tracé une ligne verticale, sur laquelle
il a reporté tous les points de son tableau, pour obtenir
une œuvre parfaitement symétrique. Il fit ceci avec une extrême
régularité.
Selon les témoins, il a progressé à un rythme
étonnamment rapide. Et il a de préférence utilisé des couleurs
pures avec un pinceau pour chacune d'elles. Augustin Lesage
a produit un art spontané et inconsciemment ornemental. Il
produira au total plus de 800 toiles dont une à l’Institut
Métapsychique International.
En 1923, Lesage quitte définitivement la mine pour entamer
une véritable carrière de peintre qui va défrayer la chronique.
Ensuite, c'est le Salon des Beaux-Arts, le Salon d'automne
de Paris, et, ultime consécration, le Salon des artistes
français. (...)
Augustin
avait peint une toile appellée « La Moisson Egyptienne ».
Lors de son exécution, ses guides lui avaient révélé qu’il
retrouverait la fresque de l’époque égyptienne lors d’un
voyage en Egypte. Cette prédiction se réalisa plus tard
; Augustin Lesage retrouvera dans le tombeau d’un Egyptien
appellé Mena la même scène qu’il avait peinte sur son tableau.
Augustin Lesage fus pris d’une émotion puissante devant
ce tombeau et compris qu’il s’agissait d’une scène qu’il
avait peinte durant une vie précédente et qu’il avait été
Mena.
Le 21 février 1954, il s'éteint, léguant une oeuvre de
près de 800 toiles