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Se
brancher sur l'au-delà
Aujourd'hui, on se branche sur l'au-delà comme on se branche sur
l'un des canaux de son poste de tv ou de radio : sur un « channel
». Et ce serait un procédé commun à toutes les religions, chaque
fois qu'une entité supérieure, qu'on l'appelle Dieu ou non, parle
par la voix d'un humain.
Pablo Picasso, un des peintres qui ont le plus marqué le XXe
siècle, meurt en avril 1973. Trois mois après sa mort, il peint
toujours !... En fait, il est plus exact de dire que, trois mois
après sa mort, le médium britannique Matthew Manning a tenté d'entrer
en communication avec l' « esprit » de l'artiste : en se concentrant,
il a senti sa main courir sur le papier, produire plusieurs dessins
à la plume « à la manière de Picasso » et signer « Picasso » au
bas de l'œuvre. De tels faits déroutent ceux qui s'intéres sent
aux étranges pouvoirs de l'homme et au problème de la survie après
la mort.
Que ce soit pour la symphonie de Beethoven dictée en 1980 à Rosemary
Brown, pour des poèmes transmis de l'au-delà ou pour des tableaux
exécutés par des artistes morts depuis longtemps, une seule question
se pose : ces œuvres sont-elles originales ou ne sont-elles que
le fruit de l'imagination du médium ?
En d'autres termes, ces œuvres sont-elles des preuves irréfutables
de la survie de l'esprit après la mort ou bien ne sont-elles que
le produit de la propre créativité du médium, qui atteindrait,
par une certaine forme de concentration, au génie artistique ?
La réponse n'est pas aisée. Surtout si l'on n'accepte pas d'emblée
l'explication fournie par les médiums eux-mêmes, qui ne doutent
pas un instant de la réalité de leur contact avec les grands musiciens,
les peintres célèbres ou les écrivains de renommée mondiale.
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