La mort incertaine
Où commence la mort ?
L'état intermédiaire entre la vie et la mort
La disparition de la conscience
Y-a-til quelque chose après la mort ou ny-a-til
rien ? Questions toujours posées et jamais résolues,
questions fondamentales.Dans le mort, la dissociation de ces deux
consciences marquerait la fin réelle de la vie et le début
dautre chose, lhomme étant bien une dualité
: " poussière de terre " (et même " poussière
détoiles ") et " souffle de vie " (ou
même " esprit vivant ").
Pythagore enseignait que " la mort est notre destinée commune...
Sois juste et irréprochable... Instruis-toi et tu arriveras à connaître
l’unité de la nature, à savoir que partout dans l’univers la matière
et l’esprit sont des aspects différents d’une même réalité... Fais
triompher ce qu’il y a de meilleur en toi, l’Esprit... Alors, quand
tu abandonneras ton corps mortel, tu revêtiras toi-même la forme
d’un dieu immortel... "
La mort incertaine
La mort n'a rien de ponctuel ; ce n'est pas un moment,
mais un processus qui est une transformation progressive composée
de différentes étapes, où le seuil constituant le passage dans l’état
définitif irréversible est très incertain.
Autrement dit, le fait biologique qui correspond au processus de
la mort repose sur l'existence d'un état critique transitoire
dont les limites temporelles demeurent incertaines.
La définition de la mort évolue constamment.
Après l’arrêt de la respiration, puis la cessation des battements
du coeur, est apparu le critère de mort cérébrale. De sorte que
l’on distingue aujourd’hui plusieurs types de mort : clinique, cérébrale,
physiologique, biologique, etc.
Y aurait-il d’autres univers situés
sur des plans différents de conscience, à d’autres niveaux de fréquences
? Si oui, la mort n’est alors qu’un passage d’un niveau à un autre
Sur le plan philosophique, la mort reste par définition "l'état
d'où l'on ne revient pas".
Où commence la mort ?
On peut considérer les organismes vivants comme de la matière non-vivante
organisée de façon particulière mais tous les stades entre vie et
mort paraissent exister.
L. Watson propose même d’appeler " état de goth " cet
état d’indétermination entre la vie vraie et la mort certaine.
Un organisme complexe, comme un être humain, meurt
biologiquement d’une façon progressive : si le coeur s’arrête, ou
les poumons ou le cerveau... si des liaisons nerveuses disparaissent,
le métabolisme de nombreuses cellules continue néanmoins pendant un
certain temps. Donc si un organisme global est mort, certains de ses
éléments continuent à vivre de façon individualisée et autonome...
Où ,commence la mort ?
Quelle que soit la cause de la mort, par asphyxie
(étouffement, strangulation, paralysie...), par syncope (arrêt cardiaque,
hémorragie...), par coma (empoisonnement, traumatisme crânien, emploi
de drogues...), les signes positifs de la mort apparaissent progressivement
: hypothermie, rigidité, lividité (généralement après douze heures),
déshydratation, putréfaction... On voit bien qu’il y a évolution de
la vie à la mort d’abord de certains organes puis de l’ensemble.
Les signes cliniques considérés habituellement comme
ceux de la mort (arrêt de la respiration, arrêt du coeur, arrêt du
cerveau...) ne sont en fait que des signes négatifs de la vie, ne
devenant significatifs de la mort que s’ils deviennent durables et
irréversibles.
Un auto-contrôle permettant un arrêt passager de la
respiration, du rythme cardiaque, de la température, est possible
sans dommages sérieux : les moines zen peuvent réduire de 20% leur
consommation d’oxygène quand ils méditent, les yogi pratiquant le
hathayoga peuvent bloquer leur respiration ou leur coeur, à volonté,
jusqu’à douze minutes. On connaît des cas de survie après des hypothermies
à 24°C.
On considère qu’un arrêté d’activité cérébrale supérieur à six
minutes est décisif, mais le contrôle par E.E.G. garde toujours
une marge d’erreur . On sait que le fonctionnement normal du cerveau
exige une stimulation continue du cortex par des impulsions neuroniques
qui dépendent d’un afflux permanent d’informations sensorielles
; si ces impulsions deviennent trop limitées ou trop monotones,
le comportement cérébral devient anormal. L’être humain ne " vit
bien " que plongé dans un environnement en perpétuel changement
(et c’est souvent le problème des vieillards isolés ou abandonnés).
Etat de " goth "

Lyall Watson a proposé ce nom pour l’état intermédiaire entre la
vie et la mort, état d’anonymat dans lequel les cellules ont perdu
l’identité de l’espèce à laquelle elles appartenaient auparavant,
tout en gardant certaines activités métaboliques ayant les caractéristiques
de la vie. Ces cellules ne sont plus vraiment vivantes car ils leur
manque les qualités d’organisation de leur espèce, et elles ne sont
pas vraiment mortes puisqu’elles fonctionnent encore. C’est aussi
le cas d’une matière morte qui remplit une fonction donnée dans
un organisme vivant (poils, corne, ongles...).
La mort est donc bien une limite imprécise et variable.
La disparition de la conscience

Les atomes qui constituent notre être ne meurent pas, ils
passent dune vie à une autre vie, dun être
à un autre être. Il en est de même de toutes
les particules élémentaires, et nous avons déjà
souligné le rôle fondamental des électrons dans
les processus du vivant . Seraient-ils, comme le pense J. Charon,
le support de notre spiritualité ? Ces " Eons "
auraient les caractéristiques de lEtre (action, réflexion,
connaissance, amour), capables dacquérir des informations,
ils seraient donc des consciences et seraient quasiment immortels
Une fois qu’un être est mort, il se passe "quelque chose "
: il " n’est plus là ", son regard est vide... Le corps
va disparaître ultérieurement, et ce corps était la seule matérialisation
de l’être, la seule forme tangible d’existence. Mais ce être existait
aussi par autre chose, son intelligence, son affectivité, sa " présence "...
On " sent " psychiquement et biologiquement la mort, et
les animaux la sentent aussi : chez les primates, dès qu’un membre
de la tribu est mort, il ne suscite plus d’intérêt pour le groupe
qui, lui aussi, " sent " la mort.
On est conduit à se poser la question : la mort est-elle
un terme ultime ou n’est-elle qu’un stade dans une évolution plus
vaste que la vie terrestre ?
Y-a-t’il une " après mort " (ou une " après
vie ") ?
Croire en une autre vie est une exigence humaine si impérieuse
qu’elle apparaît comme partie intégrante de notre espèce (par nos
gènes ? par l’inconscient collectif ? par un instinct vital essentiel
?...).