Et si la " vraie " réalité se situait en dehors de l’espace
et du temps ?
Régis Dutheil.
« C'est une hypothèse, explique le physicien Régis Dutheil.
Pour moi, la conscience est une substance matérielle qui a des
propriétés spécifiques. »
Théories
du "champ "
Un " champ "
est un ensemble de phénomènes corrélés simultanément, ce qui signifie
que chacun des éléments compris dans le champ est influencé par
au moins un autre élément situé dans ce champ.
W. Roll, en 1966, a
émis l’hypothèse de l’existence de champs Psy, propres à chaque
organisme vivant et peut-être même à chaque objet inanimé.Ces
multiples champs entreraient en interaction les uns avec les autres,
donc se situeraient dans l’ensemble de l’univers physique.Chaque
champ pourrait stocker et communiquer de l’information, il pourrait
transmettre de l’énergie aux autres champs homologues. La mémoire
ne constituerait qu’une partie de ce champ.
Andrade, en 1967, et
Sheldrake, en 1981, pensent qu’il existe des structures immatérielles
qui pénétreraient chaque être vivant et dirigeraient son développement,
jouant ainsi un rôle dans le développement et la perpétuation de
tout système organisé, quelque soit son niveau de complexité.
Y a-t’il identité entre le champ
morphologique et le génome ? On peut penser que le premier est
l’architecte et que le second le fournisseur de matériaux. L’organisme
vivant se développe à partir de son potentiel génétique, mais
suivant une architecture spatiale. Inionchine pensait que le " bioplasma ",
ensemble des éléments de base constituant un être (ions, protons,
électrons libres...) conférait au champ existant autour de cet
être, le " biochamp ", sa structure spatiale et ses
propriétés holographiques. Tout biochamp pourrait être modifié
par des champs EM, il contiendrait les données d’information qui
définissent cet organisme particulier ainsi que tous les organismes
de même structure, leur permettant d’interagir à distance.
L’Univers est-il une pensée ? - C’est ce que pense David Bohm.
Le Cosmos serait une Pensée et le cerveau serait un hologramme
vivant interprétant un univers holographique. La pensée de l’homme
aurait la capacité de rejoindre le TOUT, comme un hologramme permet
de reconstituer un ensemble à partir d’une partie. Et ceci expliquerait
les perceptions extrasensorielles, la parapsychologie, les illuminations
créatrices, les transcendances, les états modifiés de la conscience...
tous phénomènes permettant d’avoir accès à un autre domaine d’énergie,
un " domaine premier ".
L'âme magnetique

Et si la conscience n'était, comme on l'a parfois supposé,
qu'une simple affaire d'ondes ? Et pourquoi pas d'ondes magnétiques
? Le cerveau contient trop de cristaux de magnétites pour
ne rien en faire, suppose ainsi le neurophysiologiste Todd Murphy.
Contrairement aux transmissions nerveuses électrochimiques,
qui prennent plusieurs millisecondes, la vitesse d'un signal magnétique
approche celle de la lumière. Une modification du champ
magnétique dans les aires visuelles, par exemple, se répercute
presque instantanément dans le cortex frontal. A la connexion
axonale, se superpose donc une onde magnétique induite
par l'activité électrique de groupes de neurones
et de zones entières du cerveau.
Chargées du traitement sensoriel, de l'idéation,
des différentes modalités cognitives, ces régions
ajustent leur fonctionnement comme sur une table de mixage, selon
le contexte, l'environnement. Elles engendrent un profil magnétique
qui serait la signature même d'un état de conscience.
Le magnétisme est capable de modifier ce profil, la MT le
prouve, il pourrait donc être un nouvel accès à
l'esprit et surtout à ce qui le colore de vie, c'est-à-dire
les qualia, ces unités subjectives du ressenti qui sont à
la psychologie ce que les quanta sont à la physique : faire
l'expérience du rouge n'est pas simplement le voir.
(Sciences & Avenir N° 652)
Matière d’un niveau vibratoire différent
Ch. Hardy est persuadée qu’il existe des niveaux vibratoires
différents pour les différents plans de notre être : ainsi le
corps astral (âme, esprit, corps subtil, conscience lucide...)
est lié à un support matériel composé de matière d’un niveau vibratoire
différent.
Elle rejoint sur ce point J. Guesné. Celle-ci pense que la Vie
n’est nullement terminée quand on se trouve hors du corps biologique,
le principe conscient extériorisé de notre MOI (le " corps
subtil ") a une perception différente de la matière qui n’a
plus la même densité (elle paraît moins compacte). Le temps et
l’espace sont différents de ceux de la vie humaine ordinaire.
Dans le nouvel état qu’est la décorporation, la pensée est créatrice
: il suffit de penser pour accomplir l’acte. Le contact avec des
personnes vivantes reste impossible, car on ne peut leur manifester
sensoriellement notre présence. Elle a acquis la certitude qu’il
n’y avait pas d’Au-Delà, mais plutôt une autre façon d’Etre, la
Vie ne cesse jamais, notre vie terrestre est transitoire, mais
elle est permanente dans d’autres cycles. Et c’est notre conscience
qui assure le " pont " entre ce monde temporel et le
monde de la Vie Universelle.
Deux consciences, l’une physique et
cérébrale
Certains pensent que l’être humain aurait deux consciences, l’une
physique et cérébrale, l’autre spirituelle utilisant le cerveau
comme relais. Dans le mort, la dissociation de ces deux consciences
marquerait la fin réelle de la vie et le début d’autre chose.
On retrouve les enseignements du Samkhyà shivaïte
selon lesquels l’univers serait formé de deux éléments fondamentaux,
complémentaires et interdépendants, la CONSCIENCE et l’ENERGIE,
la matière étant de l’énergie organisée, et tout élément de matière
étant habité par la conscience. L’énergie vibratoire, a besoin de
l’espace comme support ; le temps naît de la conscience puisqu’il
n’y a pas de temps sans perception de sa durée ; la conscience et
l’énergie sont liées comme le sont pour nous le temps et l’espace.
On rejoint ainsi les conceptions de Lupasco, J.E. Charon, Dutheil
ou celles de Gurdjieff rapportées par Ouspensky et même celles
de J.P. Bourré. On retrouve le rôle essentiel de l’électron, à
la fois vibration et conscience.