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« Est-ce que notre cerveau possède des mécanismes qui nous permettent d'entrer en contact avec Dieu ? »


 

 

 

 

 

 

Les résultats des recherches d'Andy Newberg sur l'expérience mystique en phase de méditation et ceux du Dr Persinger sur les lobes temporaux ont été sujet à interprétation dans la presse grand-public qui a parlé d'une "zone mystique" dans le cerveau.

 

La conscience indépendante

Le Dr Andy Newberg précise : « Le cerveau est conçu de telle sorte qu'il nous permet de vivre ces expériences. Et peut-être que cela a été voulu par une intervention divine ou par le résultat de millions d'années d'évolution. Mais quelle que soit la raison, je crois que la chose importante est de comprendre comment le cerveau fonctionne. Parce que cela nous aide à comprendre le pourquoi de ces expériences...»

Ce mécanisme servirait à « apporter une quiétude à nos angoisses (existentielles) » et que c'est en y greffant « des mythes et des rituels (que) l'humanité aurait créé les religions ». En somme nous avons privilégié l'hypothèse que les mécanismes cérébraux permettant de « décrocher » temporairement de la réalité seraient à l'origine du phénomène religieux, et non l'inverse. Cela témoigne bien de l'a priori matérialiste de notre émission.

 

« Le cerveau est conçu de telle sorte qu’il nous permet de vivre ces expériences. Et peut-être que cela a été voulu par une intervention divine ou par le résultat de millions d’années d’évolution. Quelle que soit la raison, je crois que ce qui est important, c’est de comprendre comment le cerveau fonctionne. Cela nous aide à comprendre le pourquoi de ces expériences et comment nous pouvons les incorporer dans notre vie. C’est en ayant cette compréhension que nous ouvrons, je crois, une nouvelle fenêtre sur ce genre de sentiment et d’expérience que nous n’avions pas auparavant. »
Le Dr Andy Newberg, radiologiste

 

Le Dr Ramachandran insiste lui aussi pour bien préciser les limites de la science. « Pourquoi ça arrive si souvent chez les patients qui souffrent d'épilepsie temporale? La première possibilité c'est qu'ils sont vraiment visités par Dieu. Si c'est le cas, comme scientifique, je n'ai aucune façon de le vérifier », dit-il. Puis, plus tard : « L'autre possibilité, c'est que cela viendrait du mode de branchement des lobes temporaux pour nous permettre d'affronter le monde émotionnellement. ».
Le chercheur explique alors que « lorsque nous interagissons avec le monde, nous avons besoin de savoir ce qui est émotivement important ». En cas de dérèglement des lobes temporaux, au lieu de réagir uniquement aux tigres ou aux lions par exemple, tous les éléments du décor prennent la même importance démesurée : un grand de sable, une brindille... Et c'est ce sentiment d'être innondé par des millions de choses signifiantes qui donnerait cette impression d'illumination. Il me semble qu'on est loin, avec cette explication, d'une acceptation béate du discours religieux!

 

Le Dr Persinger affirme catégoriquement : « Je crois que l'expérience de Dieu est le résultat d'une structure intrinsèque au cerveau, un processus probablement essentiel pour la survie et l'évolution de la race humaine ...
....L'histoire des sciences nous a montré que les illusions que nous chérissons le plus sont souvent démolies. À leur place, nous avons la découverte, le progrès personnel comme espèce. Je ne serais pas surpris si nous découvrons que Dieu est un trait du cerveau humain et qu'il y a quelque chose d'encore plus puissant, un phénomène encore plus important que le concept de Dieu lui-même. La science sera la clé de sa découverte.»

 

 

L'élan religieux est enraciné dans la biologie du cerveau

A. Newberg et E. TAquili « Why God won 't go amay », ( Pourquoi Dieu ne s'en ira pas ).
Dans ce nouveau livre, les chercheurs Andrew Newberg et Eugène d'Aquili proposent une hypothèse novatrice : l'élan religieux serait enraciné dans la biologie du cerveau.

Newberg et d'Aquili fondent cette conclusion révolutionnaire sur une longue étude des fonctions et du comportement du cerveau, comme sur les travaux qu'ils ont conduits, à l'aide des techniques d'imagerie les plus modernes, pour examiner les cerveaux de bouddhistes en méditation et de moines franciscains en prière. Ce qu'ils ont découvert était qu'une contemplation spirituelle intensément pratiquée entraînait une altération dans l'activité du cerveau, les conduisant à percevoir des expériences religieuses transcendantes comme une réalité concrète et tangible. En d'autres termes, la sensation que les bouddhistes appellent « sentiment d'unité avec l'Univers » et que les franciscains attribuent à la présence manifeste de Dieu, n'est ni une illusion ni prendre ses désirs pour la réalité mais plutôt un enchaînement d'événements neurologiques qui peuvent être objectivement observés, enregistrés et réellement photographiés. L'incontournable conclusion est que Dieu est «câblé» dans le cerveau humain ». Selon les « neurothéologiens », certaines régions du cerveau seraient directement associées à l'expérience religieuse. Le cerveau serait structurellement apte à produire, mieux à capter le monde spirituel.

Dans son numéro de Juin 2001, Sciences & Avenir accorde peu de foi à ces travaux. Lire

 

 

 

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